» Ultra gauche  » et  » terrorisme  » : faire peur pour faire taire! Analyse de JF Pontégnie

Publié le 25 mars 2019 dans Analyses

Dans la lutte contre la contestation, quelle que soit sa forme, le pouvoir dispose de nombreux  » outils « . Outre  » le monopole de l’usage de la violence légitime  » et un arsenal juridique de plus en plus répressif, il recourt à un vocabulaire stigmatisant. Sans aucune prétention à l’exhaustivité, la présente analyse se penche sur 2 de ces mots :  » ultra  » et
 » terrorisme  » et sur les dérives auxquelles leur usage a mené dans deux  » affaires  » précises.
C’est qu’il s’agit de se défier des mots de peu sens finalement mais qui, non contents de ruiner les vies des humain-es pris-es dans leurs filets, entendent bâillonner la société tout entière
1.  » Ultra-gauche  » : l’affaire de Tarnac
Déclenchée  » en 2008, par la guerre des polices ou par les emballements fantasmatiques de responsables politiques  » – et plus probablement par leur combinaison, l’affaire dite de Tarnac s’est étalée sur plus de 10 ans. La communauté de Tarnac a été mise sous surveillance en 2008 pour des  » faits pouvant s’analyser en association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme « . En 2008 toujours, certains de ses membres (dont Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy) ont été arrêtés et jugés pour un sabotage de lignes TGV, dans lequel Mme Alliot-Marie voyait des  » risques de résurgence violente de l’extrême gauche radicale « . Toute cette affaire s’est conclue 10 ans plus tard par une relaxe généralisée (ou presque) : une seule personne, sur les 8 jugées, a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende :  » Voilà tout ce qui reste, dix ans après son déclenchement, de l' »affaire de Tarnac » : une peine insignifiante infligée à un personnage secondaire pour des délits mineurs « , conclut Le Monde
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