Que viennent faire les tatouages et les chemins de table dans le montant de nos pensions, salaires et autres allocations ? Analyse de C. de Favereau

Publié le 20 avril 2020 dans Analyses

Dans une actualité phagocytée par le COVID 19, une information pourtant essentielle pour de nombreux ménages est passée sous les radars de nombreux titres : nos pensions, nos salaires, nos allocations de chômage, etc. vont être indexés de 2% en ce début de printemps 2020.
Est-ce, là, une mesure d’appui de notre gouvernement pour nous soutenir en ces temps difficiles ? Non. En réalité, coronavirus ou non, dans notre pays, l’indexation des salaires, pensions et autres allocations est automatique.
En règle générale, les informations touchant à cette actualité économique et technique se limitent à ces seuls constats. Pourtant, cette question de l’indexation est bien plus concrète que ce qu’on pourrait croire a priori, et ce, même pour les non initié·e·s aux arcanes de la haute finance publique.
Bien sûr, dès qu’on traite de l’indexation, ressort inévitablement l’éternel débat dogmatique qui l’entoure depuis sa création. D’une part, le monde patronal, les grandes instances financières mondiales et certains partis politiques de droite voient en cette indexation automatique une anomalie, un cadeau empoisonné hérité de l’après-guerre qui grève la compétitivité du coût du travail en Belgique par rapport aux pays limitrophes. Tandis que d’autre part, les partis progressistes, le banc syndical, les mutualités et certaines associations citoyennes préfèrent y voir une protection contre la paupérisation de la population…
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