Nouvelle source d'inquiétude pour ceux et celles qui ont en charge de veiller à l'alimentation de la famille : on irradie ce que nous mangeons ! Le mot fait peur car il évoque des drames : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl ... Certes, ces aliments ne sont pas rendus radioactifs mais on voudrait comprendre le pourquoi de ce traitement et ses conséquences pour notre santé.
Trouve-t-on des résidus de pesticides sur les fruits et les légumes que nous achetons ? Les sucettes de toutes les couleurs contiennent-elles des colorants inoffensifs ? Curry, curcuma et autres épices en poudre venant de l'étranger sont-ils contrôlés ? La température de conservation des produits surgelés est-elle adéquate ?... La sécurité en matière d'alimentation est devenue une préoccupation majeure des consommateurs. En Belgique, c'est l'AFSCA, l'Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire, qui veille au grain.
Pourquoi s'en priver ? Le chocolat est délicieux et on sait aujourd'hui qu'il possède de précieux antioxydants et minéraux. Fondant, au lait ou blanc, nous avons le choix. Mais d'autres éléments devraient également nous guider : le petit carré noir que nous nous apprêtons à croquer est-il toujours bien du chocolat et dans quelles conditions le cacao est-il produit ?
La FIMARC, Fédération Internationale des Mouvements d'Adultes Ruraux Catholiques, rassemble des mouvements ruraux situés partout dans le monde. Parmi eux, un grand nombre provient du sud de la planète. C'est leur manière d'appréhender la question de la souveraineté alimentaire et de la vivre au quotidien que nous livre le nouveau secrétaire général George Dixon. Lui-même est Indien, il a grandi dans une famille d'agriculteurs pauvres installée dans le Kerala, au sud de l'Inde.
Il faut avouer qu'il est parfois difficile de faire nos achats et ce même en ayant en tête les critères requis pour une « éco-consommation ». Souvent, on entend parler des labels qui sont censés guider notre choix. Or des labels, il en existe à la pelle ! Et tous ne répondent pas aux mêmes critères. Rien que pour un sachet de café labélisé, il en existe diverses sortes qui tanguent notamment entre le bio et l'équitable (1). Comment s'y retrouver ? Les labels sont-ils tous fiables ? Que se cache-t-il derrière certains logos ? A travers cet exemple, l'ACRF en appelle, encore et toujours, àune consommation citoyenne et responsable.
Ce n'est plus une surprise, nos habitudes alimentaires se sont profondément modifiées ces dernières décennies. Il suffit d'analyser les étals de nos magasins pour comprendre les nouveaux maîtres mots qui guident l'industrie agro-alimentaire : rapidité, facilité et abondance ! Pour répondre à cette « macédoine d'objectifs », l'industriel n'hésite pas à utiliser des substances plus que douteuses... On nous répète à longueur de temps qu'il est préférable d'analyser la composition d'un produit avant de l'acheter et ce, afin de s'assurer de sa qualité... Mais comment réaliser cette tâche quand l'étiquette du produit comporte des termes techniques incompréhensibles pour celui qui ne serait pas averti ? La malbouffe est-elle produite pour ceux qui ne se tracassent pas de leur santé et/ou pour ceux qui n'ont pas la chance d'être informés des risques encourus à consommer ces produits ? Pouvons-nous continuer à fermer les yeux sur ce qui compose notre assiette en faisant uniquement confiance à l'agro-industrie ?
Faire des courses... voilà une attitude commune à bon nombre d'entre nous. Vous pensez que vous connaissez bien ce que vous achetez, mais est-ce si sûr ? L'une des sources d'information importantes est l'étiquetage. Avez-vous lu les indications figurant sur le pot de yaourt aux cerises ou le paquet de biscuits que vous avez glissés dans votre caddy ? Que vous ont-elles appris ? Qu'en pensez-vous? Joëlle Sturebaut est animatrice ACRF dans la Région Ardennes-Condroz-Famenne a recueilli l'avis de très nombreuses femmes appartenant à différents groupes ACRF, lors des animations qu'elle mène sur la question. Au terme de ces séances de décryptage, les participantes comprennent difficilement pourquoi nos responsables politiques n'interviennent pas davantage en cette matière d'autant plus que l'arrêté royal relatif à l'étiquetage des aliments préemballés impose certaines obligations, précisément en matière de lisibilité. Contrôles insuffisants ou loi trop vague ? Il paraît que l'UE va s'en mêler !
En septembre 2000, l'ONU fixait une série d'objectifs pour le développement (OMD), à atteindre en 2015. Parmi eux : la réduction de la pauvreté et de la famine ainsi que l'amélioration de la condition des femmes. Dix ans plus tard, l'organisation internationale rédigeait un rapport en demi-teinte et convoquait un Sommet en septembre 2010. Un long chemin reste encore à parcourir comme le confirme le dernier rapport 2011, mais quel chemin ?
Un matin de juillet, à la gare de Namur : distribution de petites bouteilles d'eau d'une marque belge bien connue.. Même jour, même lieu, mais en fin d'après-midi : navetteurs et touristes se voient offrir une boîte de céréales aux pépites de chocolat produite par un géant de l'agro-alimentaire américain. La publicité est omniprésente : dans les gares, les abribus, les rues, les journaux, les revues, les supermarchés, à la télévision, sur le GSM, Internet, les bus, les murs...Elle a envahi l'espace public et privé pour le meilleur, diront les annonceurs, pour le pire, rétorquent d'autres.
L'accueil de la petite enfance en Communauté française constitue une véritable problématique sociale et économique. Aujourd'hui, les politiques d'égalité des chances, d'emploi et économiques ne peuvent plus faire l'impasse sur cette question. Les efforts consentis par les responsables politiques ont pourtant permis d'augmenter considérablement le taux de couverture en Communauté française. Mais cette réalité semble loin de rencontrer les attentes de nombreuses familles, et spécialement des mères, confrontées particulièrement à la difficulté de concilier vie familiale et vie professionnelle. L'ACRF veut comprendre et attirer l'attention sur ce problème et ainsi mettre en évidence les enjeux sociaux de la politique d'accueil de la petite enfance et plaider pour des solutions efficaces pour les familles, notamment en milieu rural.
Depuis de nombreux siècles, les hommes domestiquent les animaux, et les éleveurs partagent leur quotidien avec des bêtes qu'ils nourrissent, protègent et qui sait, aiment. Pourtant, l'élevage est dans notre société de plus en plus sujet de polémiques. Son industrialisation croissante sur fond d'enjeux économiques tend à susciter les critiques d'une frange non-négligeable de la population sensible à la condition et au bien-être animal. Et les éleveurs sont aux premières loges de ces critiques. Mais comment vivent-ils cela ? Quelles sont leurs propres conceptions de l'élevage et de l'animal ? Quelles sont les conséquences de l'industrialisation sur leur métier ? A l'ACRF, nous voulons donner la parole à ces acteurs du monde rural pour tenter de répondre à ces questions et ainsi comprendre les situations vécues et les difficultés rencontrées par certains éleveurs dans la réalité du travail d'élevage, particulièrement du point de vue des liens entre l'homme et l'animal.
En Wallonie, en 2010, plus d'une personne âgée de plus de 70 ans sur quatre aurait récemment été victime de maltraitance. Dans 70 % des cas signalés à Respect Seniors, l'Agence wallonne de lutte contre les maltraitances des personnes âgées, ce sont des femmes qui sont concernées. Ces chiffres sont révélateurs d'un problème de société sur lequel les femmes de l'ACRF, fortes de leur Commission Aînées, veulent attirer l'attention, convaincues qu'il faut en parler pour tenter d'enrayer le phénomène.
Que de questions se posent à nous aujourd'hui au sujet de la famille. Quand notre fils se marie et fonde une famille, il n'y a pas de doute, nous sommes bien les grands-parents de ses enfants. Mais qu'en est-il quand ce fils se met en ménage et que sa compagne est enceinte ? Sommes-nous automatiquement les grands-parents de cet enfant ? Qu'est-ce qu'être grands-parents aujourd'hui ? Pour y voir plus clair, la Commission des Aînées de l'ACRF a organisé, en juin dernier, un Forum auquel était invitée madame Sosson, avocate et professeur de droit à l'UCL.
La publicité a pour but de nous faire acheter toutes sortes de biens qu'ils soient nécessaires et de qualité ou bien inutiles, superflus voire dangereux. Il faut à tout prix écouler ce que l'industrie produit. Mais le rôle de la publicité s'arrête-t-il là ? Fabio Bruschi, assistant et doctorant à l'UCL, s'interroge : la publicité, intimement liée à notre système économique, n'aurait-elle pas comme sens caché de le servir?
La pauvreté n'épargne pas notre pays puisqu'elle touche un million et demi de personnes. Mais que signifie au juste être pauvre ? Depuis quelques années, des chercheurs s'interrogent : la définition qui en est le plus souvent donnée n'est-elle pas réductrice de la réalité et de sa complexité?
Chaque année, Jacques Liesenborghs rencontre des jeunes des classes terminales de l'enseignement secondaire général. Il est invité à leur faire découvrir la « crédit alternatif ». Belle et utile initiative de l'école. D'autant qu'il doit bien constater que la plupart d'entre eux ignorent tout ou presque du système bancaire. Expérience qui interpelle : ne serait-ce pas à nous, les adultes, à oser emprunter, les premiers, un des chemins d'une finance éthique et solidaire ?
Les questions relatives à l'école nous concernent tous et toutes. Nous voulons en savoir plus sur les dessous et les enjeux de ce que nous demandons à nos enfants et sur ce que nous attendons de l'école. Que peut-il se cacher derrière nos « Quand tu veux, tu peux » ou derrière notre souci de les voir devenir bilingue voire multilingue ? Deux pistes de réflexion sont ici proposées qui se rejoignent en un unique plaidoyer pour des écoles de la coopération, de la rencontre de l'autre et de la « réussite solidaire ».
Les allergies sont en recrudescence, particulièrement dans nos pays dits "riches". Une enquête scientifique mondiale, l'enquête ISAAC, esquisse l'idée que notre obsession de la désinfection, du "propret", de l'hygiène en est responsable. A contrario, dans un mode de vie tourné vers l'alimentation bio, les médecines naturelles et le contact avec la nature, les maladies allergiques suivent une courbe descendante. Au travers de cette analyse, l 'ACRF propose de prendre distance par rapport à notre culte de la propreté mais aussi de réfléchir au rôle de la publicité dans notre société.
La publicité commerciale recourt aux techniques les plus imaginatives pour nous convaincre de consommer. Il faut dire qu'elle est en prise directe avec un système économique qui prône le toujours plus : plus de production, plus de consommation, plus de profit. Une situation que dénoncent nombre d'intellectuels dont le but est de libérer l'espace public de toutes publicités commerciales, celles-ci symbolisant une société qu'il faut changer.
En novembre dernier, la Commission européenne autorisait l'utilisation de la stevia dans les pays de l'Union, à la suite de l'avis favorable rendu par l'Agence européenne de sécurité alimentaire, l'EFSA. Ainsi, après l'Amérique du Sud, l'Asie et les Etats-Unis, la plante sucrée à zéro calorie a fini par s'imposer en Europe. Que faut-il en penser ?
Fruit d'une étroite collaboration entre la Coordination des Associations de Seniors asbl (CAS) et le Panel Démographie familiale de l'ULG, un récent rapport faisait état de la situation des conseils consultatifs des aînés dans les communes wallonnes. Décortiquons ce rapport ensemble et nous verrons que la situation actuelle des conseils consultatifs des aînés n'est pas encore la panacée.
Alors que le passage à la retraite est souvent perçu comme un moment propice pour découvrir de nouvelles choses et investir davantage son réseau relationnel, le vieillissement rime lui plus facilement avec isolement. D'autant que dans nos villages, la vie s'organise bien différemment que d'antan : les rues sont vides la journée, les contacts avec les voisins sont de plus en plus impersonnels et les services de plus en plus inaccessibles... (2) Comment dans ce contexte vivre « bien chez soi » le plus longtemps possible ?
Chaque jour, à la fin du JT de RTL, on vous informe de ce qui passionne vos voisins et vos voisines. On vous propose les sujets les plus visités sur le site de la chaîne. Manière discrète( ?) de vous pousser à les suivre sur ces lieux où souffle l'esprit du temps.
Les découvertes récentes permettent d'aller vers de nouvelles perspectives : la perte ou la prise de poids n'est pas qu'une histoire de calories. Elles montrent qu'elles tiennent aussi à l'interactions de nos organes et à la connaissance de soi et de nos modes de fonctionnement. Toutefois cette démarche est à placer dans un contexte plus large: une société où l'aliment n'est plus qu'un produit commercial parmi d'autres et dont il faut tirer un maximum de profit.
Quelles représentations avons-nous de l'allaitement maternel en tant que femmes (qu'il soit effectué durant une période courte ou longue)? Quels sont les enjeux de l'allaitement maternel ? Quels sont les contraintes ou les tiraillements auxquels nous devons faire face en tant que mère? Enfin, quelle place notre société accorde-t-elle à cette pratique ? Nous essayerons de mettre en lumière la complexité du sujet qui a, sans nul doute, un impact sur la dialectique mère-femme et plus fondamentalement sur la place et le rôle de la femme dans notre société actuelle.
Depuis plusieurs années fleurissent de nouveaux slogans sur l'emballage des produits industriels : « aliments enrichis en Oméga 3 », « pauvre en sel », « réduit le cholestérol », « couvre 20% des besoins journaliers en fibres », etc. Toutes les formules existent... Même les briques de lait - dont la composition n'a pourtant pas changé depuis la nuit des temps - clament leur « source de calcium » ! Cette analyse, réalisée au départ d'un atelier des journées d'études ACRF 2011, animé par le CRIOC, tente de faire le point sur ces messages qui détraquent la réflexion sur notre manière de nous nourrir.
La différence des sexes est une interrogation qui traverse l'histoire de l'humanité. Elle se problématise encore aujourd'hui en termes d'inégalités, d'injustices et de conflits entre hommes et femmes. Elle pose, par voie de conséquence, la question morale des droits et libertés de tous les humains entre eux et dans tous les domaines de la vie. Lutter contre cette fondamentale inégalité est d'autant plus important qu'elle forme la base de la résistance contre toutes les autres...ici et à travers le monde.
A l'ACRF, combien de fois n'avons-nous pas été interpellées par les tensions vécues par des femmes confrontées aux pièges à l'emploi. La nouvelle équipe thématique de l'ACRF, Femmes créaCtrices de nos vies, veut se donner des repères pour se situer face à un tel dilemme et a bénéficié de l'apport de Godelieve Ugeux. Celle-ci nous engage dans une approche d'éthique économique et sociale.
La commission Femmes de l'ACRF poursuit depuis cinq ans l'approfondissement d'une thématique qui la mobilise : le bien-être ou le mieux être des femmes dans la perspective d'une recherche d'un équilibre psycho-relationnel, gage d'une plus grande autonomie et composante d'un mieux-vivre ensemble. Cette articulation entre le « JE-TU-NOUS-TOUS » se concrétise particulièrement lors des activités de mars autour de la Journée internationale des Femmes. Avec l'édition 2011, c'est le processus de résilience qui a été mis au centre des débats.
Dans la tourmente des finances, « L'effet boomerang », une pièce de théâtre-action des Aragnes de l'ACRF est-elle toujours d'actualité ?
Cette réalité mérite qu'une fois de plus l'ACRF mette en évidence les différentes facettes de la précarité à la campagne et réfléchisse aux réponses collectives qui peuvent y être apportées. La publication en août dernier par le Panel Démographie Familiale de l'Université de Liège du rapport sur La pauvreté en milieu rural en Région wallonne fournit à cet égard des éléments d'analyse et des pistes que nous voudrions commenter.
L'arrivée de migrants suscite bien des inquiétudes et des questions : où vont-ils aller ? Que vont-ils faire chez nous ? De quoi vont-ils vivre ? Ces questions, légitimes, appellent des réponses claires de la part de nos responsables politiques au risque de voir les discours de ceux qui alimentent les peurs l'emporter. En attendant, des actions de solidarités avec les demandeurs d'asile pour le respect des droits humains fondamentaux sont indispensables.
Rêver à des modes de consommation alternatifs, plus respectueux de la planète et de ses habitants, être à l'écoute de celles et ceux qui osent amorcer de nouvelles voies sont des perspectives fondamentales de l'ACRF. Amplifier et s'engager dans des initiatives concrètes est un autre volet de notre action. Cette analyse associe ici la pensée et l'action en marche : les propos de Patrick Viveret d'une part et, d'autre part, un projet de jardin communautaire. Deux aspects d'une même dynamique...
Notre revue alternative...
La découvrir.

Les romans de terroir ont beaucoup de succès car ils font, entre autres, l'éloge du monde rural. En tant que mouvement d'éducation permanente en milieu rural, nous avons analysé 4 d'entre eux afin d'explorer les représentations mentales qu'ils donnent des femmes, des hommes, des rapports entre eux et de la ruralité. Prenons ces livres comme des miroirs qui nous renvoient à nous-mêmes, à des questions fondamentales sur les rôles sociaux que nous jouons, sur le conflit entre tradition et modernité, sur l'avenir du monde rural.
toutes les analyses