Vous vous croyez à l’abri de la pollution une fois la porte de votre logement fermée… erreur ! Les polluants continuent à vous guetter à l’intérieur. Mieux vaut en être conscients pour pouvoir réagir. En effet, nous passons en moyenne 14 heures par jour à la maison, ce n’est pas rien !
Nombreux sont ceux qui préfèrent oublier leur angoisse du lendemain dans le déni des bouleversements environnementaux. Un nouveau courant de pensée apporte à ceux-là un peu de baume au cœur: l'économie positive. Son postulat est simple: pour réparer les dégâts perpétrés par l'homme sur la planète, en gros depuis la révolution industrielle, il faut positiver. La première partie de l'ouvrage de Maximilien Rouer et Anne Gouyon, "Réparer la planète. La révolution de l'économie positive" paru chez Lattès en 2008 a servi de support à cette analyse.
Les consoles de jeux, Smartphones ou lecteurs multimédias sont autant d’appareils qui se sont imposés dans notre quotidien ces dernières années. Aux yeux de nombreux consommateurs, ils offrent des facilités dont ils ne pourraient plus se priver. Derrière ce marché se cache – encore une fois !- une industrie peu reluisante sur le plan des conditions de travail et le respect des droits des travailleurs, à grande majorité de sexe féminin.
Marc a 36 ans. Il est dessinateur industriel. Ce lundi, il a poussé pour la première fois la porte du CPAS de sa commune. Ses allocations de chômage ont été suspendues. Comme lui, ils sont des milliers à demander l’aide des CPAS pour boucler les fins de mois. Quatre chômeurs sur dix, exclus ou suspendus du chômage, arrivent dans les CPAS wallons, déclare Philippe Defeyt, président du CPAS de Namur
La mode du « self » touche des espaces de plus en plus nombreux de notre vie. Les supermarchés vous demandent de scanner vous-mêmes vos articles, les banques de gérer vous-mêmes vos comptes, le magasin de meubles de monter vous-mêmes vos armoires. Qu’en est-il de l’intérêt du consommateur ?
Qui a dit que le corps enseignant était démotivé, les programmes scolaires inadaptés et les jeunes de moins en moins intéressés par l’école, plus encore dans l’enseignement professionnel ? Un projet est mené avec une 7ème professionnelle section puériculture, il passionne tous ceux et celles qui y sont impliqués : élèves, professeurs et directeur. Il s’agit d’une formation d’assistante postnatale à domicile pour soutenir les mamans qui rentrent de plus en plus tôt chez elles après leur accouchement.
Il existe différentes initiatives en Wallonie qui contribuent au développement local et à la lutte contre les pauvretés en milieu rural. Analyse de l’une d’entre elles qui allie enjeux de société, participation et expression culturelle : Le Miroir vagabond, actif dans le nord de la province de Luxembourg.
A la fin de l’été, alors que le prix de certaines denrées alimentaires entamait une nouvelle hausse sur les marchés internationaux, Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, déclarait que beaucoup de pays n’étaient pas prêts à une nouvelle crise alimentaire. Ils n’ont pas su reconstituer des stocks, après celle de 2008 et surtout, ils n’ont pas réinvesti suffisamment dans l’agriculture, ajoutait-il. Mais quelle agriculture ? Celle dont les produits sont destinés à l’exportation ou celle qui fournit de quoi vivre aux populations locales? Cette question est au cœur de ce que l’on appelle la souveraineté alimentaire. Elle concerne les pays en développement mais aussi les pays européens, à la veille de la révision de la Politique agricole commune, la PAC.
Le 6 mars dernier, nous étions nombreuses dans les rues de la capitale pour nous associer à un événement important : la troisième édition de la Marche Mondiale des Femmes, une marche planétaire pour dénoncer les pauvretés et les violences vécues par les femmes. En ce mois d’octobre, la mobilisation se clôture par un rassemblement au Musée de l’Afrique centrale à Tervuren, le 10 octobre et par un événement international dans le Sud Kivu, du 14 au 17 octobre. Mais pourquoi ce focus sur l’Afrique ? Quels en sont les enjeux ?
Quoi de plus noble que de produire la nourriture du monde ! Mais aujourd’hui, rien ne va plus ! Ici, les hommes de la terre se retrouvent étranglés par des dettes qu’ils ne parviennent plus à honorer grâce à leur travail ; là-bas, la faim encore et toujours : elle touche actuellement un milliard de personnes alors que, selon la FAO, l’agriculture mondiale dans l’état actuel de son développement pourrait nourrir 12 milliards d’être humains ; nous sommes 6 milliards. Au Nord comme au Sud, de plus en plus d’hommes prennent conscience qu’une telle situation n’est plus tenable et qu’un changement est indispensable au bénéfice de tous.
En pleine crise laitière, des producteurs se sont tournés vers la vente directe ou la transformation de lait cru à la ferme. Des consommateurs répondent positivement à l’initiative. Ils trouvent ce lait de meilleure qualité et moins cher que celui qui est vendu dans les grandes surfaces. Pourtant, il fait l’objet de menaces. L’AFSCA, l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire, prône des mesures qui inquiètent plus d’un éleveur. Une analyse pour mieux comprendre les arguments des uns et des autres.
Tout le monde se souviendra longtemps des quatre millions de litres de lait (représentant une valeur de 600.000 euros) déversés le 16 septembre 2009 dans un champ de Ciney par 450 agriculteurs. Action de choc qui révéla la profondeur de la crise de ce secteur. En réponse, les producteurs de lait espéraient la mise en place de prix plus justes et une régulation de la production laitière. Un an plus tard, l’ACRF a voulu savoir ce qu’il en était.
Les coûts de production ne sont pas un critère déterminant pour fixer le prix d’achat du lait et cette manière de fonctionner ne permet pas aux producteurs de vivre dignement des fruits de leur travail… Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels sont les comportements que nous, consommateurs, pouvons adopter pour ne pas encourager ce système destructeur des petites exploitations familiales. Comment soutenir nos producteurs ? Nous souhaitons acheter du lait qui leur assure un juste prix : comment comprendre des initiatives récentes allant en sens divers, voire contradictoires ?
Les crises sanitaires liées à « l’insécurité alimentaire » semblent s’être multipliées depuis les années 90. L’Europe a géré ces crises tant bien que mal sans pouvoir les prévenir. De nombreux états ont créé des agences pour la sécurité alimentaire censées tracer, contrôler, conseiller les acteurs de toute la chaîne, mais aussi offrir un service de veille et d’alerte. Pouvons-nous considérer aujourd’hui que tout est « under control » ? Certainement pas, pour une simple raison : le principe de précaution, souvent mis en avant par les scientifiques, est systématiquement mis en arrière par les firmes commerciales. En particulier, l’ACRF s’inquiète du silence convenu régnant autour du faux sucre appelé aspartame. En effet, l’aspartame, pourtant attesté par la communauté scientifique mondiale comme dangereux, n’a jamais autant rempli le panier de la ménagère. L’ACRF se penche sur ce faux sucre : inoffensif ou additif véritablement cancérigène ?
Notre planète, et avec elle l’espèce humaine, vit sous les menaces : catastrophes naturelles, épuisement des ressources, érosion de la biodiversité, élévation des mers. Le tout lié au réchauffement climatique, lui-même provoqué par le mode de vie d’un milliard d’individus.
Malgré la nécessité immédiate de changer radicalement nos comportements de prédation, nous devons également dégoter une palette d’énergies et de ressources alternatives aux énergies fossiles. Parmi les choses dont on parle aujourd’hui, il y a le chanvre. Très populaire autrefois, pratiquement disparue aujourd’hui, cette céréale présente un incroyable bulletin de notes positives dans lesquelles l’ACRF a bien envie de croire…
« Arrêter de fumer avec l’auto-hypnose », « Devenez multilingue grâce à l’auto-hypnose, oui, l’auto-hypnose ! ». Ces messages publicitaires répétés à la radio attisent le mystère et autorisent certains espoirs. On pourrait donc sans difficulté mémoriser, apprendre ou maîtriser une dépendance dans un état de conscience modifié ? Autrefois phénomène de foire, l’hypnose est aujourd’hui pratiquée quotidiennement par des psychologues, des médecins, des psychiatres. L’ACRF fait un petit détour par une discipline auréolée de succès et de défiance dont les médias s’emparent depuis quelques années…
L’ACRF a décidé de se pencher sur des questions considérées par nombre de nos membres comme sensibles, difficiles et délicates, les questions dites bioéthiques qui concernent plus particulièrement le début et la fin de vie ainsi que la manipulation du vivant. Avant de s’interroger sur des situations particulières, nous avons voulu nous donner des repères. On parle en ces matières d'éthique, de morale. Quelle est la différence entre les deux? Nous avons interrogé Bernadette Wiame qui nous propose une mise en perspective de la question en termes d’itinéraires et de repères pour déboucher sur une exigence d’universalité. Nous l’y rejoignons : il y a des choix à faire !
La perte de mobilité quand on vieillit est un problème en soi, au-delà des faibles revenus, même quand on a de l’argent. Comment se rendre chez le médecin dans le village voisin ? Comment revenir des courses avec tous ses sacs ? Comment accueillir les petits-enfants après l’école quand ils habitent à 25 km ? L’ACRF a opéré un sondage auprès de femmes de plus de 65 ans vivant en milieu rural, avec une attention particulière à celles qui disposaient de petites pensions et se trouve face des conclusions inattendues.
La prochaine foire du jouet de Nuremberg, une référence en la matière, aura pour thème « Toys go green » : assiste-t-on à une vraie réflexion concernant l’impact des jouets sur la santé et l’environnement aujourd’hui? Les parents, grands-parents qui souhaitent acheter des jouets et jeux équitables, durables, voire écologiques aujourd’hui se trouvent démunis. Comment s’y prendre ? La nouvelle directive européenne du 18 juin 2009 en la matière a-t-elle fait évoluer les choses ? Existe-t-il en Belgique des labels, des associations pouvant nous aider ?
Mais au fait : à quoi servent les nutriments présents dans notre assiette ? Pourquoi faut-il y être attentif ? Comment sont-ils présentés sur les emballages ? Comment repérer les infos intéressantes ? Renforçons notre vigilance et sens critique pour résister aux multiples charmes déployés par les annonceurs…
Selon un récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 800 millions de personnes souffriraient aujourd’hui de malnutrition et de famine dues à une insuffisance de nourriture et à une mauvaise répartition des richesses. Dans le même temps, un milliard d’individus seraient frappés d’obésité liée à l’excès alimentaire et à la « malbouffe ». Doit-on craindre qu’il y ait plus de gros que d’affamés ? L’OMS parle d’une véritable épidémie.
Elle est partout : dans les biscuits, les chips, les margarines, les pâtisseries, les pâtes à tartiner … mais également dans de nombreux produits cosmétiques et chimiques sans oublier sa présence dans les biocarburants. L’huile de palme s’est invitée peu à peu dans nos vies. Avantageuse ? Certainement ! Mais pour qui ? Si elle fait l’affaire des industriels, il en va tout autrement pour les populations où pousse le palmier à huile, pour l’environnement et pour notre santé en tant que consommateurs, une préoccupation pour les femmes qui encore très souvent gèrent les repas familiaux.
Les véritables causes de la crise alimentaire, dont on a surtout parlé en 2008-2009, ne sont pas celles le plus souvent avancées par les médias. Tant au Nord qu’au Sud, un même système broie les agriculteurs tout en les mettant en compétition. Il faut d’urgence retrouver leur vocation première : nourrir leur population et être rémunérés pour cela à un juste prix. Au-delà, c’est le droit des peuples et des Etats à décider de leur politique agricole et alimentaire qui doit être consacré. La souveraineté alimentaire apparaît comme le meilleur chemin pour sortir de la situation de faim et d’injustice qui prévaut aujourd’hui dans le monde. Mais comment mettre en place cette souveraineté alimentaire en tant qu’alternative ?
Créée dans les années 50 par des mouvements féminins ruraux, l’ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural, l’ADMR intervient auprès de nombreux clients âgés (75% de la clientèle ADMR est âgée de plus de 65 ans). L’ACRF, l'un des mouvement fondateurs, soucieuse des services de proximité et d’un bien vieillir en milieu rural, analyse avec l’ADMR les constats de l’évolution des besoins de cette catégorie de population. Ce que des femmes de l’ACRF pressentent lors de rencontres de voisinage ou de services rendus au village se trouve confirmé par les constats des aides-familiales : la précarité des personnes âgées en milieu rural va croissant.
Au vu de l’intérêt de l’ACRF pour le principe de souveraineté alimentaire, il nous a semblé tout indiqué d’élargir notre horizon et de vérifier comment se vivait l’agriculture dans le Tiers Monde et particulièrement d’envisager le rôle des femmes dans cette activité. L’objet de cette analyse est bien de poser la question à partir de certaines expériences vécues dans la région des Grands Lacs et du Burundi en particulier et de déterminer des interpellations et des recommandations pour nos propres modes de production agricole en Europe et en Wallonie.
Aujourd’hui, la production mondiale de pétrole est proche de son pic. Certains disent qu’on l’a déjà atteint. Nous sommes donc sur le point de découvrir comment est la vie sans pétrole bon marché et en abondance… Une aventure insoupçonnée attend notre civilisation. Saurons-nous en profiter pour revenir à une société mesurée, solidaire et équitable ? Rien n’est moins sûr.
Le problème de fond du débat sur le réchauffement climatique se situe avant tout dans le jeu des négociations au sein de l’instance onusienne. C’est de la possibilité de résoudre les contradictions économiques et politiques entre les forces en présence que dépend finalement la survie de notre planète. A l’issue du nouvel accord conclu à Cancun, l’analyse des tractations politiques et des prises de positions des parties se révèle donc primordiale pour comprendre les débouchés de ce grand rendez-vous environnemental mais surtout les véritables obstacles à l’établissement d’un compromis global pour la limitation de la montée du thermomètre mondial.
Le développement durable, omniprésent aujourd'hui, est une réponse à la manière de gérer la nature en préservant sa biodiversité. Dans ce sens, ces dix dernières années, nous avons adopté des comportements dans une démarche de respect de l'environnement. Nous trions nos déchets, nous isolons nos maisons, nous plaçons des ampoules économiques, nous économisons l'eau, etc. Cependant, pour la majorité d'entre nous, nous ne pouvons parler de changements radicaux. Les choix importants tel que le lieu de résidence reposent davantage sur l'intérêt personnel que sur l’intérêt collectif de préservation de notre environnement. Or, n’est-il pas judicieux dans le contexte de réchauffement climatique actuel de se poser la question : vaut-il mieux pour notre environnement d'habiter la ville ou la campagne ?
Chaque réfugié qui arrive en Belgique est porteur d'une histoire douloureuse et traumatisante. Si un réfugié quitte son lieu de naissance, ce n'est pas par plaisir. Ce sont des conditions de vie indignes ou une discrimination - politique, religieuse, ethnique, de genre - qui l' y forcent. Fuyant les menaces à son intégrité physique, le réfugié rejoint notre pays et nos villages à la recherche de sécurité et de mieux être. Cette analyse aborde la question de l’impact des centres d’accueil en milieu rural afin de mieux étayer les expériences de rencontres et d’activités vécues très positivement entre des groupes ACRF et des centres de réfugiés.
On n'a jamais autant parlé de violence ni autant invité à la débusquer et à la combattre. Avec la montée du féminisme, on aurait pu croire qu'une plus grande égalité entre les hommes et les femmes entraînerait moins de violence. Et pourtant... La moitié du temps, les violences subies par les femmes proviennent de leur conjoint ou de leur ex-conjoint, c’est ce qu’on appelle la violence conjugale. En Europe, 40% des femmes en sont victimes. C’est devenu la première cause de mortalité des femmes entre 16 et 44 ans (bien avant les accidents de la route et le cancer). En Belgique, en 2008, une femme sur huit a été victime de violence conjugale. Les femmes de l’ACRF veulent attirer l’attention sur celle-ci et analyse le lien entre violence physique et psychologique convaincues qu’il faut oser en parler pour pouvoir en sortir.
Vieillir, oui ! Mais la vie et l’amour ne s’arrêtent pas à 60 ans. De nombreuses questions se posent aux personnes âgées : problèmes physiques, manque de tendresse, poids du regard des autres. Parler de la sexualité est une démarche très difficile étant donné l’éducation que la plupart des femmes de cette génération a reçue. La Commission aînées de l’ACRF propose aux femmes la possibilité d’y réfléchir, en s’informant, en osant poser des questions, en décodant des préjugés et en surmontant des peurs.
A l’ACRF, nous considérons avec d’autres associations que la souveraineté alimentaire est un "droit", celui des populations et des Etats de définir eux-mêmes leur propre politique agricole et alimentaire. C’est ainsi seulement que le modèle d’agriculture mis en place répondra aux attentes des citoyens. En réalité, il ne s’agit pas d’un droit comme tel, inscrit dans un traité, à la manière du droit à l’alimentation par exemple ou du droit à un revenu décent, mais plutôt d’une revendication symbolique forte. La Politique Agricole Commune de l’UE ne promeut pas actuellement un tel type d’agriculture. Pourtant il serait possible de la réorienter pour assurer la durabilité tant au Nord qu’au Sud.
Prendre sa vie en main, pratiquer la méthode « voir, juger, agir, évaluer » et relever ces défis que sont l'isolement, la précarité et la surconsommation, telles sont les motivations du groupe ACRF de Gedinne à l'origine des Détourn'elles. Les Détourn'elles... ou pourquoi et comment des femmes refusent de subir, se mettent ensemble et se donnent comme objectifs, grâce au départ à des ateliers de récup'textiles, de valoriser leur potentiel de créativité, de lutter contre le gaspillage et de promouvoir un autre mode de consommation.
Les femmes jouent un rôle spécifique dans l'accès et l'utilisation des biens communs, c'est-à-dire les éléments indispensables pour répondre aux besoins de base nécessaires à la vie et à la survie tels que la nourriture, l'eau, le logement, la santé, l'éducation et l'accès aux services publics. La crise financière actuelle a avant tout un impact social qui pénalise en premier lieu les femmes car cette crise détériore les services publics dont les femmes sont les premières utilisatrices et augmente l'insécurité alimentaire des personnes les plus vulnérables. Des femmes de Belgique se refusent au sentiment d'impuissance, veulent réagir et proposent des alternatives. Elles disent NON à un système - capitaliste, il faut le nommer - qui privilégie la valeur marchande, la valeur d'échange des biens communs et le profit que l'on peut en tirer. Elles exigent un système qui replace l'être humain au centre des échanges et au coeur des solutions apportées pour répondre aux besoins vitaux de touts et toutes.
La pauvreté est au coeur des préoccupations de l'ACRF. Entre septembre 2009 et juin 2010, elle a guidé notre thème d'année et nos groupes de réflexion autour d'une question : « Crises multiples, renforcement des pauvretés, que pouvons-nous faire ? » Nous nous sommes interrogées tout particulièrement sur le sort des femmes. Quand la Fédération des CPAS de Wallonie a voulu connaître le profil de l'homme le plus pauvre, elle a découvert qu'il s'agissait ... d'une femme ! Sur les 18,3 % de pauvres, 19,9 % sont des femmes contre 17,7 % d'hommes. Etre pauvre dans notre pays, c'est vivre avec moins de 878 EUR net par mois pour un isolé. Le travail mené dans nos régionales et groupes locaux a mis en évidence deux préoccupations principales : la santé et le travail rémunéré/le non-travail. Il a permis de rédiger ces interpellations qui ont été remises personnellement au Secrétaire d'Etat à la pauvreté, Philippe Courard, le 10 juin 2010.
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Les romans de terroir ont beaucoup de succès car ils font, entre autres, l'éloge du monde rural. En tant que mouvement d'éducation permanente en milieu rural, nous avons analysé 4 d'entre eux afin d'explorer les représentations mentales qu'ils donnent des femmes, des hommes, des rapports entre eux et de la ruralité. Prenons ces livres comme des miroirs qui nous renvoient à nous-mêmes, à des questions fondamentales sur les rôles sociaux que nous jouons, sur le conflit entre tradition et modernité, sur l'avenir du monde rural.
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