Oser, c’est pouvoir – Analyse de Lydie Flament

Publié le 14 décembre 2020 dans Analyses

 » Ça ne sert à rien, ils [les politiques] ne nous écoutent pas « . C’est ce que nous rétorquent certains citoyens lorsque nous leur annonçons que nous enverrons des interpellations aux politiques à partir de leurs revendications. Un sentiment d’impuissance prégnant dans la société d’aujourd’hui. Le pouvoir d’agir existe-t-il réellement ? Comment trouver l’équilibre entre individu et collectif pour agir sur la société ?
Impuissance
 » La passivité démocratique va jusqu’à devenir méfiance, rejet des politiques, beaucoup ne croient plus à la possibilité de changer le monde par la politique.  »
Cette citation tirée d’un document réalisé par le MOC nous rappelle à quel point la question d’impuissance n’est pas neuve. En 1996, le Mouvement Ouvrier Chrétien notait que nous avions basculé dans l’ère de la complexité depuis déjà une vingtaine d’années. Une ère où les contradictions sont grandes, où les consciences s’internationalisent, où des informations arrivent en temps réel et continu… Cela amène une grande majorité d’entre nous à ressentir de manière écrasante une certaine impuissance par rapport à notre société.
Il intéressant de remarquer à quel point ces propos semblent, encore aujourd’hui, d’actualité. Nous tâcherons, dans cette analyse de comprendre le sentiment d’impuissance et nous interroger sur la nécessité d’en sortir et ses méthodes.
Le sentiment d’impuissance est l’impression de ne pas ou plus avoir la capacité d’agir sur notre société, notre monde. L’impression que, quoi que l’on fasse, ça n’ira pas dans le sens de ce qui nous importe. En conséquence, nous ne pouvons plus nous projeter et nous tombons dans une apathie collective qui s’apparente presque à du fatalisme et de l’indifférence.
Pourtant, comme Camille Dobler nous le signale, ce n’est pas un manque d’affect mais bien d’une distance cognitive qui se cache derrière cette fracture entre citoyens et politiques. En effet, les citoyens perçoivent une certaine incohérence entre la réalité officielle mise en avant par les politiques et l’expérience quotidienne de ce qu’ils vivent réellement…

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