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Le médicament, une marchandise comme les autres ? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 24 décembre 2018 dans Analyses

Ce mois de novembre 2018, les pharmaciens belges ont tiré la sonnette d’alarme. La liste des médicaments en pénurie dans notre pays s’allonge dangereusement. De 328 au mois de janvier 2016 à 410 le mois dernier, l’indisponibilité de médicaments aussi essentiels que des vaccins pour l’hépatite, des inhalations pour les asthmatiques ou encore des injections contre les caillots sanguins commence à poser problème.
Si les experts se veulent rassurant, arguant que pour la plupart de ces médicaments en rupture de stock des alternatives existent, pour certaines pathologies, telles que l’épilepsie, cette solution est inimaginable. Pourtant, des solutions existent. Comme le suggère notre tout nouveau président du Sénat, Jacques Brotchi, pourquoi ne pas vendre ces médicaments à l’unité plutôt que par boites entières ?  » Peut-être devrions-nous prescrire le nombre de comprimés nécessaires pendant le nombre de jours nécessaires. Il n’y a pas de raison d’acheter une boîte de trente comprimés, si on doit en prendre cinq « .
Dit de cette manière, ce que cache cette pénurie n’est pas tant un problème d’approvisionnement et logistique qu’une fâcheuse tendance au gaspillage. Dans notre pays, les médicaments commencent en effet à être confrontés aux dérives consuméristes traversant l’ensemble de notre société. Doit-on dès lors craindre qu’ils ne deviennent des produits de masse comme les autres ?
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2018_31_médicament_marchandise_CDF

Brésil: comment en est-on arrivé là? Analyse de Jacques Lieseborghs

Publié le 19 décembre 2018 dans Analyses

Samba, bossa nova, capoeira. Le roi Pelé, Salgado, Amado. Candomblé, churrasco, guarani… c’est le Brésil qui faisait rêver en Europe. Et maintenant Bolsonaro. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Avec ses 200 millions d’habitants, le Brésil est une superpuissance en Amérique du Sud (dont il occupe la moitié de la superficie). C’est le 5° plus grand pays de la planète. Il fait partie du groupe des BRICS (Chine, Russie, Inde et Brésil), le club des principaux pays dits  » émergents  » qui entendent se faire respecter et peser sur l’économie mondiale.
Après une longue dictature militaire (1964-1985), le pays a retrouvé un régime démocratique. Au fil des années, au-delà du foot et du Carnaval, le Brésil a fait parler de lui sur la scène internationale grâce à des personnalités et mouvements hors du commun, comme Helder Camara, le Mouvement des sans terres (MST) ou plus récemment Lula.
A partir du 1 janvier 2019 s’ouvre un nouveau chapitre qui fait très peur…
Pour lire l’analyse, cliquez sur acrfana_2018_30_Brésil_JL

Plein Soleil – Janvier 2019

Publié le 18 décembre 2018 dans Plein-Soleil

PS janvier 19 Cover

Mobilité en milieu rural, quelle évolution en 15 ans – Enquête sur la mobilité dans le milieu rural wallon. Etude de C. de Favereau

Publié le 28 novembre 2018 dans Etudes

Chaque année, notre pays bat son propre record de ralentissements et autres bouchons ; de quoi le faire honteusement parader en tête du classement des nations les plus embouteillées d’Europe. Mais la gêne que procure ce classement n’est rien par rapport aux effets néfastes de cette immobilité généralisée sur la santé, l’environnement et l’économie.
Mais tout cela, les citoyens en ont désormais connaissance, actant, en même temps, un décalage entre un discours conscient des risques encourus par notre société moderne et des modes de vie apparemment désinvoltes, voire inconséquents.
Aussi, dans notre milieu rural de la voiture triomphante, sommes-nous si inconscients que cela ? N’avons-nous réellement rien mis en œuvre pour adapter notre mobilité à la réalité qui nous entoure ? Les solutions imaginées par le passé sont-elles bonnes à jeter ? Et en quoi n’ont-elles pas su s’imposer comme des alternatives crédibles à la voiture ?
Plutôt que d’un jugement hâtif et intransigeant, comprendre la mobilité de nos villages demande de s’intéresser à ces derniers, à leurs habitants, leurs habitudes et à l’évolution de ces dernières. C’est pourquoi, cette étude se définit avant tout comme un regard critique sur l’évolution qu’a pris ou qu’aurait dû prendre les modes de déplacements pratiqués dans nos villages ces dernières années.

Pour télécharger l’étude, cliquez sur étude mobilité cdf corrections intégrées fusion et mise en page ok num pages

 

La transition ou la militance laborieuse des femmes – analyse de Corentin de Favereau

Publié le 27 novembre 2018 dans Analyses

Émeline De Bouver, chercheuse en sociologie politique à l’Université Namur et auteure de l’ouvrage  » Moins de biens plus de liens. La simplicité volontaire, un nouvel engagement social?  » mais aussi Maïder Dechamps, membre fondatrice de Transition Chastre, Céline Dandois du Groupe Université de Namur en Transition et Marie Étienne, maraichère bio, autant de femmes venues débattre de l’engagement au féminin dans des initiatives de transition lors de nos Journées d’Études de 2018, dédiées, cette année, à nos rythmes de vie tantôt consentis, tantôt imposés mais toujours effrénés.
Quoi de plus logique que d’avoir recours à des femmes pour parler de la militance féminine ? Cela devrait tomber sous le sens. Pourtant, selon Émeline de Bouver, trouver des oratrices sur ces thématiques est une véritable prouesse.
Mais pourquoi est-il si difficile de trouver des femmes prêtes à témoigner sur le sujet ? Est-ce propre aux militantes de la transition ? Ou plus généralement, est-ce, là, une question structurelle qui renvoie à une reproduction de la hiérarchisation classique des genres de nos sociétés ? L’engagement, la militance féminine,  est-il défini par les rôles traditionnellement dévolus aux femmes ? Quelle place cette militance peut-elle occuper aux côtés des sphères de leur vie professionnelle, familiale, affective, etc. ? In fine, comment gérer cette couche supplémentaire d’éléments à penser, organiser, réaliser dans leur quotidien ?
Pour télécharger l’analyse, cliquez suracrfana_2018_29_transition_militance_femmes_CDF

La monoparentalité, une approche par les faits et par les données – analyse de JF Pontégnie

Publié le 27 novembre 2018 dans Analyses

Les familles monoparentales sont devenues une réalité sociale et l’objet de politiques publiques. Cette situation est récente, elle résulte d’une  » construction sociale « , c’est-à-dire de l’action conjuguée de différentes composantes : des producteurs de savoirs, de l’évolution des valeurs (notamment morales), des groupes militants portant des revendications… Ensuite la problématique ayant été mise en lumière, il faut encore qu’elle entre dans la sphère politique.
Des veuves de la guerre 14-18 aux familles monoparentales du XXIème siècle, en passant par la monoparentalité à visée émancipatrice des années 60-70 du siècle passé, c’est ce trajet que l’analyse La famille monoparentale, retour sur la construction d’un problème social entend retracer. Une histoire qui donne aussi à voir comment la place de la femme dans nos sociétés est, quoiqu’elles en disent encore et toujours, soumise aux aléas des options politiques dominantes.
Il ne suffit pas de déplorer que, pour de nombreuses avancées sociales, nous soyons passés  » du droit acquis à l’aumône accordée  » (pour reprendre le titre d’un article de Noëlle Burgi du Monde Diplomatique), il faut encore donner à percevoir ce qu’est aujourd’hui la monoparentalité. C’est ce à quoi s’attache la 2ème analyse que l’ACRF-Femmes en milieu rural vous propose : La monoparentalité, une approche par les faits et les données. A l’aide de données chiffrées, de graphiques et d’analyses sociologiques, notre mouvement a tâché de brosser un tableau aussi complet que possible du rapport social aux familles, duo parentales, recomposées et monoparentales et des différences – des inégalités, devrait-on dire – dont elles sont le signe et la résultante. Ce tour d’horizon peut, de prime abord, paraître quelque peu désespérant – près de 87 % des familles monoparentales sont féminines et la moitié d’entre elles vivent dans la précarité – il nous semble qu’il faut plutôt y voir des raisons de repartir à la conquête des droits sociaux et, tout particulièrement, de reprendre vigoureusement le flambeau de la lutte féministe.

Pour télécharger cette analyse et relire l’analyse 25 concernant la même thématique cliquez sur acrfana_2018_28_ monoparentalité_JFP  ou acrfana_2018_25_familles_construction_JFP