Etudes

Mobilité en milieu rural, quelle évolution en 15 ans – Enquête sur la mobilité dans le milieu rural wallon. Etude de C. de Favereau

Publié le 28 novembre 2018 dans Etudes

Chaque année, notre pays bat son propre record de ralentissements et autres bouchons ; de quoi le faire honteusement parader en tête du classement des nations les plus embouteillées d’Europe. Mais la gêne que procure ce classement n’est rien par rapport aux effets néfastes de cette immobilité généralisée sur la santé, l’environnement et l’économie.
Mais tout cela, les citoyens en ont désormais connaissance, actant, en même temps, un décalage entre un discours conscient des risques encourus par notre société moderne et des modes de vie apparemment désinvoltes, voire inconséquents.
Aussi, dans notre milieu rural de la voiture triomphante, sommes-nous si inconscients que cela ? N’avons-nous réellement rien mis en œuvre pour adapter notre mobilité à la réalité qui nous entoure ? Les solutions imaginées par le passé sont-elles bonnes à jeter ? Et en quoi n’ont-elles pas su s’imposer comme des alternatives crédibles à la voiture ?
Plutôt que d’un jugement hâtif et intransigeant, comprendre la mobilité de nos villages demande de s’intéresser à ces derniers, à leurs habitants, leurs habitudes et à l’évolution de ces dernières. C’est pourquoi, cette étude se définit avant tout comme un regard critique sur l’évolution qu’a pris ou qu’aurait dû prendre les modes de déplacements pratiqués dans nos villages ces dernières années.

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La mobilité valeur refuge du capitalisme? Etude de Jean-François Pontégnie

Publié le 18 octobre 2018 dans Etudes

La présente étude – LA  » MOBILITÉ  » : valeur refuge du capitalisme ? – n’entend pas se montrer exhaustive, il est en effet tout aussi impossible d’établir une recension complète de la littérature consacrée à la mobilité que de réconcilier les points de vue sur la question.
On se bornera donc à établir le constat que la mobilité est un paradigme, c’est-à-dire une construction sociale qui a fait accéder  » la mobilité au premier rang des valeurs désirables « , notamment au sens où elle  » ne met en avant, et au-dessus de tout, que des vertus « . En ce sens, la mobilité est donc  » envisagée comme une « valeur sociale » consensuelle et sans équivoque quant aux « bénéfices » que l’on peut en tirer « .
Mais, sous le paradigme, se cachent des réalités bien différentes, desquelles la présente étude tâche de donner un aperçu, sous deux angles.
Dans un premier temps, en traçant un tableau des  » migrants internationaux  » selon la terminologie de l’ONU, nous nous concentrons en particulier sur l’OCDE, puisque leur situation économique privilégiée permet aux 38 pays qui composent l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques de produire chiffres et analyses en suffisance. Lesquels démontrent des disparités flagrantes que l’on relève tout autant entre les  » personnes mobiles  » elles-mêmes qu’avec les populations  » natives « . Où l’on voit aussi que plutôt que de discriminations, il convient de parler d’exploitation.
Dans un deuxième temps, on envisage la mobilité dans la sphère productive, en nous basant sur l’exemple de la construction d’un ordinateur, dont les divers composants extraits du monde entier parcourent des distances vertigineuses avant d’être assemblés pour à nouveau être envoyés aux quatre coins de la planète. C’est là le résultat d’une course au profit qui touche tous les secteurs et qui a modifié en profondeur l’organisation des entreprises. Cette course au profit a un impact désastreux sur la Planète, tant en termes d’émissions de gaz à effets de serre ou de pollutions diverses que de pillage insensé des ressources naturelles.
La  » mobilité  » en tant qu’ensemble de faits économiques a donc été, dans la logique des mécanismes de domination, promue au rang de valeur, d’objet de désir. Pourtant si l’on examine la réalité – le renforcement éhonté des inégalités d’une part et de l’autre la destruction massive de notre biosphère – il y a tout lieu de remettre en cause, voire de rejeter le paradigme : de secouer le joug de la soumission à la mobilité. C’est pourquoi nous appelons vivement à une reterritorialisation : à, comme le demandait André Gorz,  » un mouvement des gens pour se réapproprier leur vie, leur milieu de vie pour pouvoir le soumettre à leurs propres décisions, s’en rendre maîtres de nouveau « .
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« Juste ou gratuit, cette course folle au bon prix » étude de C. de Favereau

Publié le 27 décembre 2017 dans Etudes

« Le bio c’est du luxe. » « J’aimerais acheter local mais c’est bien trop cher. » « Nous n’avons qu’une petite pension, il faut d’abord penser à notre portefeuille. »  Ces réactions glanées lors de précédentes études sur le pouvoir d’achat montrent que derrière les grands enjeux de consommation actuels se trouvent toujours quelque part la question du budget des consommateurs et du prix de leurs aliments.

Exit les grands poncifs du genre : « Je suis prête à payer plus cher si ça va dans la poche de l’agriculteur » ! L’objet de ce travail est de libérer la parole des consommateurs du carcan des bonnes intentions qui les dirigent trop souvent afin de percer avec plus de nuances leurs réactions face aux contraintes financières de leurs courses alimentaires.

Car la réalité ne se cantonne pas au seul « prix le plus bas » sur lequel s’égratignent grandes marques et enseignes de supermarché. Si, nous, belges, sommes de véritables chasseurs de bonnes affaires, nous ne le sommes pas à tout prix ! Cette recherche de bons prix rencontre toujours, en effet, des attentes minimales en termes de qualité, notamment.

Ces prix bas sont-ils réellement l’Alpha et l’Omega de nos courses alimentaires ? Quelles sont les conséquences de cette course aux prix bas sur les producteurs ? Les consommateurs seraient-ils réellement capables de supporter un rehaussement des prix pour supporter ces derniers ? D’un point de vue budgétaire, un prix juste pour les agriculteurs peut-il être juste pour les consommateurs ? Et finalement, lorsque nous réclamons des prix plus justes, veut-on plus de justice ou de justesse ?

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Inondations, résilience, plans pluie – étude de Jean-François Pontégnie

Publié le 27 août 2017 dans Etudes

C’est aux citoyens  » qui  se trouvent confrontés à des inondations, qui doivent construire une représentation acceptable pour pouvoir continuer à vivre avec ce risque  »  et, pour ce faire, procéder  » à partir des informations lacunaires dont ils disposent  » qu’est dédiée et que s’adresse en priorité cette étude : à celles et ceux qui, victimes d’inondations (souvent à répétition), se doivent de reconstruire, encore et encore, des biens et parfois des vies dévastées.
L’ACRF -Femmes en Milieu rural n’a pas pour ambition de proposer des solutions toutes faites, ni de se substituer aux services de secours et d’aide divers, pas plus du reste qu’aux assurances ou aux administrations. Nous avons plutôt voulu réinscrire la problématique des inondations dans l’Histoire et ainsi montrer que la question est profondément politique. Pas au sens où une solution viendrait de nos représentants élus, mais bien plutôt au sens où une vie meilleure – les pieds au sec en l’occurrence – est possible si l’on passe à l’action, à savoir si les citoyens se saisissent de la question du développement économique et du territoire y lié qu’ils veulent…

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Et si demain, on donnait 600 € à tout le monde! Etude de Godelieve Ugeux

Publié le 27 décembre 2016 dans Etudes

Disposer d’un revenu suffisant pour pouvoir vivre dignement est une préoccupation largement exprimée par les femmes de l’ACRF – Femmes en milieu rural. Celles-ci constatent qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi, de vivre avec une pension très souvent limitée, de joindre les deux bouts. Elles revendiquent la suppression du taux cohabitant et l’individualisation des droits, tout en participant aux débats complexes relatifs à leurs impacts sur les situations des femmes.

Elles se réfèrent également à une valeur forte, ou cœur de l’objet social de l’association : la solidarité. Il n’y a jamais eu autant de richesse et pourtant les inégalités et les situations de pauvretés s’accentuent. Les femmes se demandent pourquoi et où vont ces richesses ? Sous le titre « La solidarité en a-t-elle pour son argent », elles ont tenté d’explorer cette problématique complexe lors de deux journées d’étude en septembre 2015 et leur thème d’année 2015-2016. Une analyse de l’ACRF – Femmes en milieu rural « Des inégalités en pagaille » en présente des aspects centraux, mettant en évidence le contexte social, point de départ de cette étude.

Pour télécharger l’étude, cliquez sur alloc_universelle_decembre-2016

 

 

 

 

 

 

 

Labels et le brouillard

Publié le 25 septembre 2016 dans Etudes

dessin-abelL’ACRF – Femmes en milieu rural vous invite à découvrir sa nouvelle étude « Labels et le brouillard »….

En tant que consommateurs, nous voulons généralement pouvoir sélectionner, hésiter, avoir le sentiment d’abondance. Il faut pouvoir acheter ce que l’on veut quand on le veut. Mais devant cette profusion de produits, consommer de manière éclairée devient un jeu d’équilibriste. Cela demande du temps ; du temps que nous n’avons pas tous ou que nous ne sommes pas tous prêts à consacrer à cela. C’est là que les labels entrent en jeu afin de nous servir de guide.
Par ailleurs, dans un environnement concurrentiel toujours plus étriqué, ces labels sont également un outil essentiel pour les entreprises souhaitant se démarquer de leurs voisins. Or, ces certifications véhiculent l’image d’un produit supérieur, avalisé par un expert et donnent aux consommateurs le sentiment d’un choix sûr et raisonné. Cela pousse les producteurs et commerçants à intensifier leur usage au point que ces labels se voient démultipliés à leur tour.
Alors que nous étions confrontés à une pléthore d’offres de produits, nous devons désormais faire face à une surabondance de labels que nous sommes bien incapables de distinguer les uns des autres.

Paradoxalement, à «l ’hyperchoix » de produits, le marché a répondu par une « hyperoffre » de logo dont la variété des formes, des couleurs et des contenus complique sérieusement la tâche des acheteurs.
Dès lors, à quel label se vouer ? Peut-on leur faire confiance de la même façon ? Les citoyens non-initiés sont-ils réellement capables de comprendre l’information contenue par ces différentes appellations à la simple vue de leur logo ? Compte tenu de leur potentielle récupération à des fins marketing, sont-ils encore ce guide, ce fil d’Ariane capable de nous sortir du dédale des rayons de supermarché et de nous permettre de nous réapproprier notre alimentation?

Pour téléchargez l’étude, cliquez sur etude-label-relecture-finale-2-cdf