Analyses

« Quels temps pour elles ? » – Analyse de Maïder Dechamps

Publié le 15 mai 2018 dans Analyses

La Journée de femmes à Assesse a été l’occasion de s’interroger sur les inégalités entre hommes et femmes dans l’usage de notre temps. Malgré les apparences, elles subsistent ! Comment changer la donne ?

 

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Sugar Baby: étudiante fauchée (et sexy) cherche généreux Pygmalion… analyse de Maïder Dechamps

Publié le 25 avril 2018 dans Analyses

Des étudiantes, appelées  » sugar babies  » qui financent leurs études en offrant leurs charmes à des hommes riches et âgés, c’est une réalité en pleine expansion dans un contexte de crise. Un business qui interroge la notion de prostitution : elles se voient comme des filles libres et désirées ; ils se voient comme des mécènes. Troublant.
Souvenez-vous, c’était à la rentrée scolaire : une affiche géante, aux abords de l’Université libre de Bruxelles (ULB), créait l’émoi. À côté d’une jeune femme en lingerie, on pouvait y lire :  » Hey, les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un sugar daddy « , suivi de l’adresse de RichMeetBeautiful (un riche rencontre une belle) un site de rencontres spécialisé….
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Les sans-abri, étendards humains d’une société inhumaine – analyse de Jean-François Pontégnie

Publié le 28 mars 2018 dans Analyses

La situation des – abris en Belgique est, comme partout, un sujet médiatique saisonnier, un  » marronnier « . Il y a là une forme d’indécence qui s’ajoute à celle de l’absence d’une politique forte et cohérente. On est toujours au point où, plus de 20 ans après le Rapport Général sur la Pauvreté, qui affirmait fort justement que la pauvreté est une violation des droits de l’homme, il n’existe aucun appareil statistique  » robuste  » qui permette de prendre la mesure du sans-abrisme et qui constituerait le point de départ d’une politique cohérente et efficace. Les acteurs de terrain sont contraints au bricolage, à la gestion de court terme et aux plus ou moins vaines tentatives de coordination… Les sans-abri sont comme cantonnés dans un angle mort des politiques sociales. Il convient de les remettre dans la lumière et d’écouter ce qui disent ces personnes de notre société…
Les sans-abri en hiver, un marronnier
La semaine du 25 février au 3 mars 2018 a été froide, très froide, en raison, nous dit-on, du Moscou – Paris,  » un courant atmosphérique d’Est et de Nord-Est qui vient de Russie […], avec un flux d’air froid sec, très continental, qui descend sur une large partie de l’Europe « …
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Entre #balancetonporc et liberté d’importuner – analyse de Brigitte Laurent avec Corentin de Favereau

Publié le 28 février 2018 dans Analyses

Depuis le retentissement du scandale Weinstein à Hollywood et ses prolongements avec l’apparition des hashtags #metoo et #balancetonporc, les langues se délient, enfin. On assiste désormais à l’apparition d’un mouvement de prise de parole comme jamais auparavant. À l’instar de ce qui s’est déroulé en 2010 au moment de la révélation de cas de pédophilie au sein de l’Église catholique, la prise de conscience de l’ampleur du phénomène semble donner aux victimes la sensation de ne plus être seules, de faire partie d’un groupe et leur prodigue la force de témoigner.
Depuis, ce sont des années d’abus, d’intimidations et de chantages qui jaillissent quotidiennement dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les commissariats. Selon les chiffres français, depuis fin 2017, le nombre de plaintes pour agression sexuelle a augmenté de 30% par rapport à la même période en 2016 !1 Face à l’ampleur du mouvement, un premier constat s’impose : ces questions d’abus ne touchent pas qu’Hollywood.
Au vu du nombre de témoignages de femmes choquées, révoltées ou traumatisées dans leur chair, on ne peut plus nier qu’il s’agit, là, d’une tendance globale dont la société toute entière doit se charger. Autrement dit, quoi qu’en disent certains commentateurs et polémistes, nous ne sommes pas en face d’une élucubration de féministes hystériques et frustrées. Mais alors de quoi s’agit-il vraiment ? Quel sens donner à ce qui se joue aujourd’hui ?
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Coopérer au développement, oui, mais comment ? Analyse de Jacques Liesenborghs

Publié le 21 février 2018 dans Analyses

Cela fait des années – au siècle dernier ! – que les pays riches ont fixé l’objectif : consacrer 0,7 % de leur richesse à la coopération au développement. À une ou deux exceptions près, ils en sont très loin. Au moment où la Belgique recentre sa politique d’aide au développement, voyons quelles sont les coupes sombres qui s’opèrent et la stratégie développée par notre gouvernement.

Allons à la découverte d’une réalité multiforme et peu connue. Première distinction à opérer : l’aide humanitaire d’urgence et la coopération, ce n’est pas la même chose. Les appels à intervenir d’urgence pour venir en aide aux victimes des grandes catastrophes (ouragans, inondations, incendies, exodes massifs…), tout le monde connaît. Les grandes organisations savent comment s’y prendre pour émouvoir à partir de mailings envoyés en quantité et qui touchent une grande partie de notre population. Un large public est sensible à ces tragédies et répond généreusement à ces appels ponctuels et, vu l’état de la planète, de plus en plus fréquents. Aujourd’hui, les réseaux sociaux s’en mêlent et certains surfent sur les malheurs des gens.
Le développement des pays pauvres (on disait le Tiers-Monde), c’est autre chose. Ce sont des actions de longue durée pour soutenir l’émergence, la mise en place et le développement de projets qui doivent assurer aux populations pauvres des conditions de vie décentes et des perspectives d’avenir. Alors se pose concrètement une question délicate : quel modèle de développement ? Développement d’un secteur privé et de grosses entreprises sur le modèle occidental dominant ? Appui à des projets plus modestes privilégiant les populations les plus pauvres ? Ou encore un mélange des deux pour satisfaire toutes les sensibilités ?
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A travail égal, salaire égal. Oui mais encore… analyse de Corentin de Favereau

Publié le 4 février 2018 dans Analyses

Décidément, Hollywood est bien plus prompte à donner des leçons de morale dans ses films qu’à se les appliquer à elle-même. Alors que l’affaire Weinstein joue les prolongations dans une contre-réaction défendant la liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle, une nouvelle affaire vient démontrer que ce que doit subir la gent féminine dans l’industrie américaine du cinéma dépasse le seul domaine de la sexualité.
S’il ne faut pas être grand clerc pour se douter que les actrices sont moins rémunérées que leurs homologues masculins, le dernier film du célèbre réalisateur Ridley Scott vient d’en montrer l’ahurissante ampleur.  Si Tout l’argent du monde s’est distingué par sa qualité exceptionnelle, il s’est aussi fait connaître pour l’outrageuse différence de rémunération réservée à ses acteurs. L’actrice-phare du film, Michelle Williams, aurait en effet reçu un cachet 100 fois moindre que Mark Wahlberg à qui elle donne la réplique.
Dès lors, cet écart (ce gouffre ?) salarial, sera-t-il à même d’élever les consciences ? Si l’affaire Weinstein a permis aux victimes de l’ensemble de la société d’oser témoigner, en sera-t-il de même pour ce dernier scandale ? Les excès d’Hollywood permettront-ils de renverser les modes de conduite et de dénoncer l’écart salarial injuste dont sont victimes les femmes à travers le monde ?
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