Analyses

Le  » droit de résistance à l’oppression  » à l’aune des  » gilets jaunes « , Un droit de l’homme imprescriptible – analyse de JF Pontégnie

Publié le 25 mars 2019 dans Analyses

La présente analyse se penche sur  » le droit de résistance à l’oppression « . Nous avons voulu appuyer notre propos sur des considérations et des analyses produites par d’éminentes juristes, professeures d’université. Il ressort de leurs contributions respectives qui, en quelque sorte, s’enchaînent et se complètent, que l’exercice pratique du droit de résistance ne peut prendre qu’une seule forme : insurrectionnelle. Ce qui ne manque pas de renvoyer à tout un imaginaire de violence, voire d’épisode révolutionnaire. Nous évoquons donc cette question sous l’angle de la  » violence première « .
Le droit à ceci de particulier qu’il est souvent rébarbatif – de prime abord du moins. Nous avons donc illustré dans la seconde partie les propos tenus et les raisonnements suivis dans la première, en nous basant sur le mouvement des Gilets jaunes, dont, au moins sous l’angle retenu ici, nous pensons pouvoir soutenir la légitimité.
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Dérèglement climatique : les femmes et les plus pauvres pointés du doigt – analyse de C. de Favereau

Publié le 4 mars 2019 dans Analyses

 » Il y a plusieurs raisons qui m’incitent à ne pas vouloir d’enfant. La première est l’état de notre monde. Nous vivons sur une pétaudière prête à exploser à tout moment. Il y a des tas de bonnes initiatives, des beaux projets, des gens bien intentionnés, mais la surpopulation est une réalité qui entraîne son cortège de difficultés. « 
Alors que notre revue Plein Soleil explorait récemment les raisons qui poussent une part toujours plus importante des jeunes Belges (13%) à ne pas vouloir d’enfants, la question de l’état environnemental de notre planète s’imposait tout logiquement.
L’argument commence à être connu. En matière d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation des ressources, avoir des enfants est le pire des comportements. La Terre n’est pas en mesure de supporter le poids d’une humanité toujours grandissante. Nous spolions ses ressources sans les renouveler, nous mettons à mal son équilibre, nous dérèglons son climat. Bref, l’être humain détruit son environnement et plus nombreux il sera, plus cette destruction s’intensifiera…
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La déclaration universelle des droits de l’homme en question – analyse de JF Pontégnie

Publié le 26 février 2019 dans Analyses

Il est des sujets délicats à aborder, pour autant que l’on ne se contente pas d’une approbation naïve, fût-elle de bonne volonté. La Déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH) est de ceux-là : a priori quel citoyen remettrait en cause ce texte, qui a acquis une valeur quasi-sacrée ?
Or, la sacralisation est elle-même une opération politique qui passe par  » une amnésie  » des luttes et conflits qui ont présidé à l’élaboration de l’objet (ici une Déclaration universelle) devenu dès lors quasi inaccessible à la réflexion critique.
C’est à ce travail de remémoration historique et de mise en perspective principielle que la présente analyse entend pourtant s’attacher, modestement certes, dans le cadre des possibilités qu’offre l’exercice.
Il convient aussi de souligner que le texte qui suit ne prétend en aucune façon détenir la vérité (ce qui entrerait au demeurant totalement en contradiction avec sa démarche même), mais qu’il entend bien ouvrir à la réflexion collective et, dès lors sans doute contradictoire, un texte qui apparaît singulièrement fermé sur lui-même…
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Vous ne verrez bientôt plus de pauvres ni de drogués en Flandre – analyse de C. de Favereau

Publié le 8 février 2019 dans Analyses

Le Nord du pays a de quoi pavoiser. Imaginez une société où vos bambins pourraient gambader gaiement dans les rues sans croiser ni indigents ni toxicomanes. Une société sure et vierge de toute drogue ou de pauvreté. Eh bien, ce rêve est à notre portée. La classe politique flamande a en effet trouvé une solution définitive à ces deux fléaux.
Lorsqu’un enfant naît dans une famille en difficulté financière, il a toutes les chances de l’être une fois adulte. Par ailleurs, les scientifiques montrent désormais comment les addictions répondent également à une logique héréditaire.
De ce fait, si l’on veut faire disparaître ces problèmes,  » la solution la plus efficace n’est pas de repenser nos structures sociétales. Non. Le plus évident est d’empêcher les indigents et les drogués de se reproduire. Tout simplement. « 
Bien sûr, cette réflexion absurde, teintée d’un fort second degré, n’a jamais été tenue publiquement par qui que ce soit en Flandre. Pourtant, ces élucubrations ne sont pas insensées tant leur proximité avec la réalité politique du moment s’oppose frontalement aux valeurs défendues par l’éducation permanente. Désormais la mainmise du pouvoir politique sur une des libertés les plus essentielles de notre condition d’être humain, la procréation, n’est plus un tabou. Tout du moins, tant que l’on parle de population désœuvrée…
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Nos églises, traces du passé et opportunités d’avenir – analyse de Corentin de Favereau

Publié le 30 janvier 2019 dans Analyses

Celles et ceux qui pratiquent leur foi le dimanche l’observent chaque semaine un peu plus : nos églises se dépeuplent dramatiquement. Ce constat n’est évidemment pas neuf. La sécularisation de notre société se marque depuis le milieu du XXème siècle.

À chaque génération qui disparait, l’écart entre le nombre d’églises et les besoins des pratiquants se creuse davantage. En Wallonie, on en dénombre plus de 2800. Les seules provinces de Luxembourg et Namur en comptent près de 900 alors même que le diocèse considère que les pratiques actuelles en nécessiteraient quatre fois moins. Mais alors que faire des autres ?

Au cours des XIXème et XXème siècles, le nombre d’églises a été multiplié par dix de manière à répondre à la croissance démographique galopante de cette époque. Il est vrai que jusque dans les années 1950, presque toute la population, et c’est encore plus vrai en milieu rural, se retrouvait dans les églises le dimanche. Mais la pratique religieuse s’est, depuis, très profondément transformée. Désormais, le nombre de pratiquants est estimé à 5%.

Certaines églises se retrouvent donc désertées, impliquant de ce même fait un grave problème de conservation du bâtiment lui-même. Que faire de ces édifices, une fois les fidèles partis ? Tant pour l’Église que les autorités communales, l’entretien de ces bâtiments est ressenti, en raison de son coût, comme un véritable fardeau. Mais n’y a-t-il pas moyen de voir en ces églises vides, de formidables opportunités d’avenir ?

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Urgence climatique : quand la technologie va plus vite que les décisions politiques. Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 24 décembre 2018 dans Analyses

65.000 pour les uns, 70.000 pour les autres ou encore 75.000 pour les plus optimistes, ce dimanche 2 décembre 2018, ils étaient nombreux à battre le pavé des rues de Bruxelles pour affirmer fermement à nos dirigeants :  » nous sommes prêts à affronter le défi climatique, et vous ? « 
Au-delà de se montrer conscients de l’urgence climatique, cette marche avait pour objectif de s’adresser directement à nos dirigeants avant une double échéance climatique ; d’une part, la Cop 24 à Katowice, chargée de faire adopter  » un manuel d’utilisation des accords de Paris de 2015  » et d’autre part, un vote européen sur l’accroissement de l’ambition de l’Europe en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de production d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique deux jours plus tard.
Et l’enjeu est de taille. Car sur les questions climatiques, si l’on s’accorde pour dire que le monde  » ne fait toujours pas assez et ne va pas assez vite « , la Belgique est nulle et nulle part. Pire, alors que notre pays faisait partie des pionniers il y a une dizaine d’années, elle s’affiche désormais parmi les pires rétrogrades européens aux côtés de la Pologne.
Dès lors, allons-nous droit dans le mur ? Les 75.000 personnes de la marche pour le climat ont-elles une chance d’être entendues par nos dirigeants ? La Belgique se montrera-t-elle enfin digne des enjeux planétaires qui se dressent devant nous ?
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