Analyses

L’Église va-t-elle déposer le bilan ? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 12 mai 2019 dans Analyses

La question posée par Jean-Pierre Denis, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire catholique La Vie, n’est pas anodine et encore moins anecdotique. Face aux scandales criminels qui secouent l’Église, à la sécularisation de nos sociétés occidentales et à la désertion des églises qui l’accompagne, aux récupérations en tout genre de mouvements extrêmes, la perspective d’une fin du catholicisme n’est pas incongrue. Mais cette actualité ne pointe-t-elle pas davantage l’Église « des hommes » que le message de Jésus ? Le Pape François ne s’en est-il pas pris lui-même aux dérives de son Institution ? Dans ce cas, ne pourrait-on pas accueillir avec une certaine bienveillance cette fin annoncée pour permettre que quelque chose d’autre renaisse ? Mais quoi ?

Une maison pourrie par la vermine

Empêtrée dans les scandales, l’aura de l’Église souffre. Des faits de pédophilie d’une ampleur inimaginable aux violences sexuelles à l’égard de religieuses en passant par des tentatives d’étouffement des affaires pour mieux « laver le linge sale en famille », les révélations de ces derniers mois ternissent comme jamais l’image d’une institution en plein doute…

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Échec de l’assurance autonomie : gâchis, contretemps ou opportunité ? analyse de Corentin de Favereau

Publié le 24 avril 2019 dans Analyses

Patatras ! L’annonce a été faite officiellement ce jeudi 28 mars 2019. Ce n’est pas sous cette législature que sera instaurée la tant attendue assurance autonomie. Devenu minoritaire suite au ralliement de la députée Patricia Potigny aux  » Listes Destexhe « , le gouvernement wallon se retrouve dans l’incapacité de faire passer cette réforme avant les prochaines élections. Une tuile, quand on sait qu’il s’agissait d’un porte-étendard devant guider le cdH lors de la campagne et lui faire démentir des sondages peu reluisants.
Au-delà de la perte d’un emblème électoral, l’échec de la majorité sur ce point signifie surtout une énorme perte de temps et d’énergie vis-à-vis d’un des enjeux de société les plus fondamentaux de ces dernières décennies. C’est dire si ce revers laisse un goût amer à ceux qui attendaient de notre classe politique qu’elle prenne, là, un tournant décisif et ambitieux.
Mais comment en est-on arrivé là ? Comment la défection d’une seule députée a-t-elle pu mettre à mort un projet aussi vital pour son parti que pour la société ? S’est-on réellement donné les moyens de mener ce projet à bien ? Cet échec n’est-il pas, quelque part, le reflet d’une certaine arrogance ou, au contraire, d’un amateurisme candide contrastant avec l’extrême nécessité d’un tel projet pour notre avenir à toutes et tous ?
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Bien vieillir : chez soi ou ailleurs ? Analyse de N. Dumez et C. Berhin

Publié le 5 avril 2019 dans Analyses

À l’heure où l’assurance autonomie vient d’être emportée par les remous que subit le Parlement de Wallonie, les questions autour du  » bien vieillir  » reviennent à nouveau à l’avant plan. Mais que veut dire  » vieillir  » ? À partir de quand sommes-nous  » vieux  » ? Cette vieillesse transforme-t-elle à ce point nos besoins ? Et comment y faire face ? Et finalement, où vieillirons-nous demain ?
Avant tout, selon l’économiste Philippe Defeyt, contrairement à ce que l’on croit, les besoins des personnes âgées ne sont pas significativement différents de ceux de l’ensemble de la population.  » Tous, jeunes et vieux, nous avons les mêmes besoins : subsistance, protection, affection, compréhension, participation, loisir et repos, création, identité, autonomie, justice sociale. La différence réside dans les moyens à mettre en œuvre pour satisfaire ces besoins, selon la situation des personnes.  » Ainsi, ce n’est pas tant l’âge qui détermine l’allocation de ces moyens que l’état de santé de chacun, ses comportements et ses attentes.

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Traitement des faits racistes et racisme institutionnel – analyse de JF Pontégnie

Publié le 4 avril 2019 dans Analyses

L’année 2018 aurait marqué une inquiétante progression de l’antisémitisme.  Le 10 décembre 2018, un article d’Unia – l’ex-Centre pour l’Égalité des Chances devenu sous sa nouvelle appellation une structure interfédérale – s’inquiétait  » de l’antisémitisme en Belgique « .
M. Christophe Castaner, Ministre français de l’Intérieur, avançait le 11 févier 2019 un chiffre apparemment effarant :  » Le recensement d’actes antisémites a bondi de 74 % en France en 2018 par rapport à 2017 « . Etc.
Interpellés par ces chiffres, nous avons voulu savoir quels étaient les divers organismes et institutions chargés de la lutte contre les faits racistes et de quelle façon étaient constituées les bases de données. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la situation est complexe… Nous commencerons par brièvement évoquer la question légale pour ensuite nous pencher sur les problèmes de la recension des faits racistes.
LES LOIS
L’énumération des textes de lois réglant la question des  » faits racistes  » est une tâche fastidieuse, leur lecture, leur analyse et celle de l’ensemble de la jurisprudence qu’ils ont généré est quant à elle hors de portée du travail que nous menons ici.
La situation juridique est en effet complexe en raison de l’ensemble des situations couvertes par les lois en ce qu’elles traitent des pratiques discriminatoires en général et que, par ailleurs, la perception et la conception d’une discrimination varient en fonction des évolutions des rapports sociétaux. Ce dont la très lente prise en compte du genre est un bon exemple.
Notons donc, pour faire simple, que les actes auxquels nous nous attacherons (conformément aux pratiques de recension et aux textes de loi) sont : les propos injurieux, les comportements discriminatoires et les violences physiques de caractère raciste, c’est-à-dire  » liés à « l’appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une race ou une religion « .
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Pour une Union européenne solidaire – Analyse de Lydie Flament

Publié le 27 mars 2019 dans Analyses

70 ans après la création de l’Union européenne, le temps de l’allégresse et de la création autour d’idéaux d’espérance et de paix d’après-guerre semblent révolus. Un Brexit qui n’en finit pas, des dissensions lors de la signature d’accords, la montée des populismes, les replis nationalistes, l’euroscepticisme… Aujourd’hui le projet européen paraît décliner et sa fragilité est dorénavant indéniable. Alors, comment en sommes-nous arrivés là, que va-t-il advenir de cette organisation et, surtout, qu’elle est notre vision idéale de l’Union européenne du futur ?
Des penseurs ont depuis toujours eu l’espoir d’une union pour la paix (Érasme, Kant, Hugo…), mais c’est à la suite de la Seconde Guerre mondiale que ce projet devint réalité. Imaginez 28 pays de langues et de cultures différentes, dont le passé est parsemé de guerres, qui décident de se rassembler pour créer une nouvelle histoire commune. C’est un travail de longue haleine et complexe qui mérite d’être rappelé.  L’enjeu d’après-guerre est d’empêcher le retour des conflits, de reconstruire les économies dévastées, de parer à la pauvreté ou encore à la pénurie, bref d’atteindre une certaine paix et stabilité. La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) nait en 1952 et s’inspire du célèbre discours de Robert Schuman du 8 mai 1950, considéré comme les prémices de l’U.E. Elle unit six pays : la République Fédérale d’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ces états institueront, entre-autre, la Communauté Économique Européenne (CEE ou marché commun).

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Épargner autrement ? Analyse de J. Liesenborghs et M. Dechamps

Publié le 25 mars 2019 dans Analyses

L’épargne des Belges dépasse les 400 milliards d’euros Du jamais vu ! Elle est confiée pour l’essentiel aux banques traditionnelles. Est-ce la seule solution ? La plus porteuse d’intérêts sociétaux ? Il existe des outils pour aider les épargnants souci.eux de paix, de solidarité et de justice à choisir où placer leur tirelire.
Récemment, lors d’un atelier  » éducation permanente  » consacré à notre marge de manœuvre face à la mondialisation, un participant suggère que chacun·e pourrait s’interroger sur  » comment épargner autrement pour éviter que notre argent soit investi dans des entreprises qui ont des activités que nous désapprouvons « . Réaction rapide et spontanée dans la salle :  » C’est un problème pour les 10 % de riches. Pas pour moi ! « . Terrain délicat, voire tabou. On passe à autre chose.
En réalité, près de 70 % des ménages belges épargne plus ou moins régulièrement. Il y a celles et ceux qui parviennent à  » mettre un peu de côté « , chaque mois ou presque, en misant sur  » une sécurité  » pour leurs vieux jours. Il y a aussi environ 25 % des Belges qui ont des salaires de 4.000 € et plus, voire beaucoup plus. Ceux-là épargnent davantage et/ou investissent dans des fonds de placement à risques.
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