Analyses

Bouillonnement activiste et enjeux climatiques – analyse de Jean-François Pontégnie

Publié le 22 décembre 2019 dans Analyses

Après s’être penchée sur la jeunesse étudiante gréviste, l’ACRF poursuit son exploration des mouvements sociaux ayant trait, directement ou non, au climat. Mais auparavant, et au moment où s’est clôturée la COP 25, avec les résultats attendus : absolument insuffisants, il n’est pas inutile de commencer par retracer un tableau de la situation dans laquelle nous commençons seulement à être plongés.
On examine ensuite l’évolution des  » grandes ONG à vocation environnementales  » qui est fort révélatrice des évolutions associatives sur la question climatique, tandis que des initiatives nouvelles fleurissent quant à elles un peu partout, que de nouveaux réseaux voient le jour, que des connexions originales s’établissent… Mais sera-ce suffisant ?
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_30_bouillonnement _climatique_JFP

L’AFSCA pourra-t-elle, un jour, se défaire de son image désastreuse ? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 22 décembre 2019 dans Analyses

S’il y a bien une structure que le monde agricole se plaît à détester, c’est l’AFSCA. Depuis notre intégration au sein du Collège des Producteurs en tant que mouvement ruraliste, chaque réunion, chaque rencontre, chaque colloque est l’occasion pour certains de faire entendre leurs très nombreux griefs à l’encontre l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire.
Encore très récemment, lorsqu’en réunion de filière  » viande bovine  » l’on tentait de déterminer comment augmenter les revenus des exploitations de notre région, un éleveur a souhaité qu’on  » supprime les contrôles de l’AFSCA.  » Car,  » il y en a à chaque étape de la chaîne et c’est beaucoup d’argent dépensé pour rien. Ou plutôt pour nous emm…der. « 
Hasard du calendrier, c’est au même moment qu’est sorti un reportage faisant état de disfonctionnements présumés de l’agence. Et là aussi, nous n’aurions pas aimé être à la place d’Herman Diricks, administrateur-délégué de l’institution. Outre l’habituelle accusation de mener à la faillite les plus petites structures artisanales à coup de normes trop strictes, l’AFSCA serait mal gérée et vénale. Le climat social y serait délétère. Son personnel serait soit incompétent, soit peu regardant, voire carrément responsable de fraude tandis que les tentative d’intimidation seraient monnaie courante. Le reportage porte bien son nom :  » Pourquoi a-t-on peur de l’AFSCA ? « . Tous les ingrédients sont en effet réunis pour faire ressentir aux téléspectateurs la peur supposée qu’induit l’agence auprès des acteurs de la chaîne alimentaire.
Mais le grand public n’a pas attendu ce reportage pour se faire une opinion désastreuse de l’AFSCA. Régulièrement, au hasard de nos rencontres avec les habitants du milieu rural, nous entendons des consommateurs faire leurs les griefs du monde agricole avant de surenchérir avec des préoccupations spécifiques en l’accusant de niveler le goût par le bas, de l’uniformiser sur des standards dits  » industriels  » et de mener à la disparition de notre patrimoine gastronomique.
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_29_acsta_CDF

ALGORITHMES ET LIBERTÉS… analyse de Jean-François Pontégnie

Publié le 22 décembre 2019 dans Analyses

La présente analyse s’intéresse – mais sans entrer pour autant dans les arcanes mathématiques, qu’on se rassure ! – aux  » algorithmes  » et à ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle. Il a semblé à l’ACRF qu’il était utile d’un peu mieux comprendre comment  » tout cela  » fonctionne : on gagne toujours à en savoir plus sur les machines que nous utilisons quotidiennement et ce, dans l’espoir d’au moins un peu parvenir à les maîtriser, voire à s’en défendre.
Qu’on le veuille ou non, nous vivons à l’ère du numérique : dans un monde régi par l’informatique. Nombre de ces  » rêves  » qu’exploraient les films et les livres de science-fiction d’après-guerre ont été atteints, puis dépassés.
Mais nos télévisions ultra-HD, nos smartphones et nos ordinateurs, sans même parler de l’électro-ménager ou du système de chauffage connectés (ce qu’on appelle la  » domotique « ) constituent la partie émergée de l’iceberg. Car, en réalité, tout cela fonctionne grâce à une gigantesque infrastructure matérielle et intellectuelle qui, pour une large part, nous échappe bien que son développement ne soit pas sans incidence sur nos vies. On ne s’y attardera pas ici mais l’on sait par exemple fort bien que l’impact de l’informatique sur le réchauffement climatique est de plus en plus conséquent :  » Selon l’Ademe, le secteur numérique dans sa globalité (fabrication et utilisation de serveurs, réseaux, terminaux, etc.) représente à lui seul pas moins de 10 % de la consommation énergétique mondiale « . Ainsi, les machines qui œuvrent dans les  » datacenters  » – les centres de conservation des données disséminés un peu partout dans le Monde – nécessitent d’importants systèmes de refroidissement, générateurs de rejets massifs de Gaz à Effet de Serre (GES).
Mais la présente analyse s’intéresse quant à elle, sans entrer pour autant dans les arcanes mathématiques, aux  » algorithmes  » et à ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle. Il paraît en effet utile d’un peu mieux comprendre comment  » tout cela  » fonctionne : on gagne toujours à en savoir plus sur les machines que nous utilisons quotidiennement dans l’espoir d’au moins un peu parvenir à les maîtriser ou à s’en défendre – pour des raisons que nous examinons en deuxième partie de ce texte.
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_28_algorythmes_libertés_JFP

Gilets jaunes – Laissons la démocratie s’exprimer en dehors des clous. Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 13 décembre 2019 dans Analyses

Tout organe vivant ou institutionnel doit s’adapter pour survivre. En clôturant son analyse La Belgique, une démocratie par une invitation à ne pas oublier que  » la démocratie n’a qu’un nom mais d’innombrables formes « , notre collègue, Lydie Flament, nous invite à regarder au-delà de la norme actuelle. À raison, nous devons envisager notre système non pas comme une donnée absolue mais comme un organe complexe, polymorphe, évolutif, comme une institution vivante nécessairement adaptée à son époque. Le droit de vote, l’expression citoyenne, le droit de pétition, etc. ne sont pas des données figées dans l’histoire, fut-elle antédiluvienne ou récente.
Si l’on prend régulièrement la démocratie athénienne comme socle de nos institutions démocratiques actuelles, force est de constater que les choses ont bien changé. Et heureusement. Alors que les femmes et les forces laborieuses (esclaves) étaient exclues de l’Agora de manière à placer le pouvoir démocratique de la cité antique dans les mains de quelques 10% de la population, notre système actuel, depuis 1948, se veut réellement universel. Une universalité cependant toute relative, car n’oublions pas que les étrangers vivant sur le territoire n’ont pas le droit d’exprimer leur volonté et leurs aspirations pour l’avenir de la société dans laquelle ils vivent, si ce n’est à l’échelon communal.
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_27_ démocratie_gilets_jaunes_CDF

La naissance aujourd’hui – analyse de Maïder Dechamps

Publié le 5 décembre 2019 dans Analyses

À Noël, on célèbre la naissance. Justement, à quoi ressemblent les naissances en 2019, en Belgique ? Même si les femmes ont accouché de toute éternité, le font-elles exactement de la même façon aujourd’hui qu’il y a trente, vingt, voire même dix ans ? Pas toutes, car des revendications et tendances nouvelles ont émergé.

Noël, la fête de la naissance. Comme l’explique Pierre Godfroid dans la revue Plein Soleil de décembre, l’image de Jésus naissant dans une étable ne doit pas, malgré la situation d’exil de ses parents, nous faire penser que cette venue au monde, dans des conditions difficiles, ait été exceptionnelle à l’époque. Naître « entre le bœuf et l’âne », était alors le lot de beaucoup d’enfants, et pas seulement les plus pauvres, puisque le bétail vivait dans les maisons pour apporter leur chaleur. Une mère, une sœur, une voisine (si elle pouvait arriver à temps) aidait la parturiente à accoucher sans autre formation que l’expérience empirique, l’observation des animaux et quelques connaissances ancestrales. D’ailleurs, il ne faut pas remonter 2.000 ans en arrière…

Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_26_naissance_MD

SuperFinance VS GlobalwarmingMan – La finance sauvera-t-elle le monde ? Analyse de C. de Faverea

Publié le 3 décembre 2019 dans Analyses

Pia ou la fable de la finance au service de la santé

Voici l’histoire d’une petite fille de huit mois, prénommée Pia, à qui l’on avait diagnostiqué une maladie génétique rare et mortelle. Ne pouvant être guérie, elle pouvait néanmoins garder l’espoir de passer une vie plus confortable grâce à un médicament du laboratoire Novartis.
Mais une ombre planait sur la petite Pia. Le remède proposé n’était autre qu’une molécule mise au point par des recherches financées par des dons citoyens mais que Novartis, grâce à une habile manœuvre financière, avait transformé en médicament le plus cher au monde. L’injection promise à la petite Pia lui coûterait la bagatelle d’1,9 million d’euros.
Et comble de malchance, la bonne fée Providence qui veillait sur la sécurité sociale belge répondait aux abonnés absents. Les parents de la petite Pia devaient se satisfaire d’un :  » ce montant, c’est du Hold-up  » mais vous le comprendrez, l’État ne peut pas aider tout le monde,  » c’est un mauvais signal envoyé aux entreprises pharmaceutiques « .
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_25_superfinance_globalwarming_CDF