Analyses

La Sécu en action – analyse de Lydie Flament

Publié le 7 avril 2020 dans Analyses

À l’ère du Covid-19, notre campagne  » La sécu, pas superflu !  » est plus que jamais d’actualité. Sujet brûlant avant la crise, il semble aujourd’hui incandescent. Dans cette pandémie qui touche tant de nations, nous avons souhaité comparer les protections sociales de quelques pays face à un seul et même problème. Notre sécurité sociale est-elle vraiment si déficiente que ce que certain.e.s le disent ?
Lorsque nous avons commencé à préparer notre campagne, jamais nous n’aurions pu imaginer ce qu’il se passerait l’année suivante. Notre objectif, toujours d’actualité, était de promouvoir et défendre notre sécurité sociale si importante, afin de protéger les citoyens en cas de risque social (chômage, maladie, retraite…). N’oublions pas à quel point elle fut attaquée et fragilisée par les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années en Belgique. Nous pouvions nous réjouir qu’elle restait encore forte, en comparaison de celles de certains pays, lorsque la crise nous a frappés.
L’objectif n’est pas ici de commenter les prises de décisions politiques, ni les stratégies qui ont été ou vont être mises en place pendant et après le Covid-19. D’autant plus que les nouvelles informations fusent d’heure en heure, rendant impossible ce travail au moment présent. Notre souhait au travers de cette analyse est de comprendre la manière dont les protections préexistantes jouent, ou non, un rôle d’airbag quant à cette crise qui était imprévisible…
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Nutri-score, le label au-dessus du lot? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 6 avril 2020 dans Analyses

En 2016, notre mouvement publiait une étude sur les labels et le rôle qu’ils sont amenés à jouer dans le souhait de nos membres de se réapproprier leur alimentation.  La diffusion de cette étude était alors l’occasion de les sensibiliser à un projet de label nutritionnel alors en gestation en France.
A cette époque, le gouvernement français testait en effet plusieurs logos capables d’orienter le choix des consommateurs désireux d’avoir une alimentation plus saine.
Malgré un certain enthousiasme, les personnes rencontrées émettaient un certaine doute quant à l’impact de ce futur label dans leur mode de consommation: « c’est bien d’informer, mais le nutritionnel ne va pas changer la façon de faire mes courses ».  « La santé, ce n’est pas la même choses que la qualité. ».  Derrière ces mots, ces personnes questionnaient en réalité le double enjeu fondamental de ce nouveau label: quelle mission lui ont donné ses concepteurs?  Et ce message sera t-il vraiment compris par les consommateurs?
Développé en 2013 par l’équipe du professeur Serge Hercberg sur base du score nutritionnel de la FSA (Food Standards Agency) du Royaume-Uni, le Nutri-Score a été conçu pour permettre une comparaison aisée de la qualité nutritionnelle des différents produits présents dans les allées de nos grandes surfaces.  Après avoir été évalué par une trentaine d’études scientifiques ayant analysé sa perception par le grand public, son impact sur ses choix de consommation, son potentiel en matière de lutte contre l’obésité, le diabète ou encore les maladies cardiovasculaires et après avoir subi des tests » grandeur nature » dans plus d’une soixante de supermarchés de l’Hexagone, la label est enfin adopté en octobre 2017….
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#tradwife – le dangereux fantasme d’un passé où seuls les hommes comptaient. Analyse de C.de Favereau

Publié le 25 mars 2020 dans Analyses

C’est avec un profond soulagement que nous apprenions récemment le verdict du procès d’Harvey Weinstein pour harcèlement et agression sexuelles. L’ancien maître omnipotent d’Hollywood finira sa triste vie de prédateur sexuel en prison, ou à l’hôpital, vu son état de santé.  Et bien au-delà de la satisfaction de voir que personne ne se trouve au-dessus des lois, nos pensées sont à ses trop nombreuses victimes.
Si pour certain.e.s, ce verdict signifie la fin d’une saga strictement américano-hollywoodienne, d’autres, par contre, se prennent à espérer que ce n’est là que la première pierre d’un processus de libération de la parole des femmes et la mise en avant de leurs droits.  En tant que mouvement de femmes nous faisons bien évidemment partie de la seconde catégorie de personnes.
Pourtant, rien n’est gagné.  Et ce, même si cette parole retrouvée des femmes abusées se fait désormais entendre jusqu’aux plus hautes sphères du cinéma français, même si le 8 mars a été réellement mieux compris et expliqué par les médias que les années précédentes; même si les devantures des magasins assimilant cette journée internationale des droits des femmes à une fête de LA femme avec leur lot de parfums et de bouquets de roses étaient sensiblement moins nombreuses que par le passé; et même si la Belgique a pour la première fois de son existence une Première ministre et que cette première Première ministre s’est vu offrir les pleins pouvoirs par un parterre d’hommes qui se seraient pourtant bien vus à sa place, nous devons malheureusement constater qu’à l’heure actuelle, des freins culturels et structurels existent encore et que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est aussi évidente dans les faits que sur papier…
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Une PAC à 2 euros par semaine, est-ce vraiment trop? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 11 mars 2020 dans Analyses

Ce qui devait arriver arriva.  Le divorce entre l’Union Européenne et la Grande Bretagne est à peine consommé que commence une foire d’empoigne autour du budget européen.  En effet, bien que la Grande Bretagne ait toujours tenu à réduire autant que possible sa participation aux finances de l’Union, elle n’en restait pas moins l’une de ses plus grandes contributrices.

En outre, n’en déplaise aux plus optimistes qui estimaient que sans nos amis d’Outre-Manche dans l’Union, tout deviendrait plus simple, le rôle du pingre de service (« frugal » en langage européen) allait être récupéré par d’autres états, dont les Pays-Bas.

Le Brexit induit donc une redistribution des cartes budgétaires avec, en ligne de mire, la Politique Agricole Commune.  Logique , me direz-vous, 38% de l’argent européen est consacré à la PAC.

Selon les premières estimations, le départ de la Grande Bretagne coûterait au minimum 12,8 milliards d’euros à la PAC, qui verra son budget raboté de 5%.  Pour la Belgique, cela représente tout de même 450 millions d’euros au moins…

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Sinistrose Valley : le surhomme numérique ou l’eugénisme 2.0 – Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 14 février 2020 dans Analyses

Quel est le lien entre les commémorations autour des 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz le 27 janvier 1945, la toute-puissance des multinationales du numérique et la crise environnementale mondiale ? Réponse : le transhumanisme.
À l’heure où nous nous recueillons pour les victimes de la machinerie industrielle d’élimination des  » races inférieures  » et des  » sous-hommes  » du régime nazi, force est de constater que la situation actuelle ne prête guère à sourire. De ces atrocités, aucune leçon ne semble réellement avoir été tirée.
Trois quarts de siècle plus tard, les régimes populistes fleurissent partout en Europe. Les partis Néo-nazis ont le vent en poupe, et sont même épaulés par les partis traditionnels comme en Autriche ou en Allemagne. Tandis que, comme l’a montré le récent naufrage de migrants en mer du Nord, la haine de l’autre englue les réseaux sociaux dans un tsunami de propos plus répugnants et avilissants les uns que les autres.
Comme si cela ne suffisait pas, alors que les  » gens du voyage  » font l’objet d’une ségrégation latente et ce, même de la part des élus de notre démocratie, les profanations de cimetières juifs en Alsace semblent petit à petit devenir une sinistre coutume locale à tel point que des citoyens doivent se muer en  » veilleurs de mémoire  » pour protéger leurs morts…
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« Internet 2020 : captifs d’un entre soi planétaire », Analyse de C. de Favereau

Publié le 29 janvier 2020 dans Analyses

En réponse à la colère exprimée par nos volontaires sur le « tout au numérique » que nous impose la société actuelle, Jean-François Pontégnie s’est attelé à rendre intelligible l’une des pièces maitresses du puzzle digital actuel: les algorithmes.
Comprendre leur fonctionnement, c’est aussi mieux saisir leur danger potentiel. Un danger qui s’exprime tant sur le plan de nos libertés individuelles que sur la capacité de nos démocraties à domestiquer cette technologie pour ne pas s’en retrouver l’esclave.
Or, pour le président de Google lui-même, nous sommes à un tournant car « il deviendra bientôt très difficile pour les individus de vouloir quelque chose qui n’a pas été prévu pour eux ».
Cela ne s’oppose-t-il pas de facto au projet d’autonomisation des citoyens au coeur de l’éducation permanente ?
Pour notre mouvement, oeuvrant pour l’empowerment des femmes et l’éveil au sens critique, apprendre que l’un des plus grands acteurs de l’informatisation de notre monde avoue sans sourciller que son système algorithmique enfermera bientôt les individus dans un univers numériquement paternaliste a de quoi faire frémir.

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