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Sinistrose Valley : le surhomme numérique ou l’eugénisme 2.0 – Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 14 février 2020 dans Analyses

Quel est le lien entre les commémorations autour des 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz le 27 janvier 1945, la toute-puissance des multinationales du numérique et la crise environnementale mondiale ? Réponse : le transhumanisme.
À l’heure où nous nous recueillons pour les victimes de la machinerie industrielle d’élimination des  » races inférieures  » et des  » sous-hommes  » du régime nazi, force est de constater que la situation actuelle ne prête guère à sourire. De ces atrocités, aucune leçon ne semble réellement avoir été tirée.
Trois quarts de siècle plus tard, les régimes populistes fleurissent partout en Europe. Les partis Néo-nazis ont le vent en poupe, et sont même épaulés par les partis traditionnels comme en Autriche ou en Allemagne. Tandis que, comme l’a montré le récent naufrage de migrants en mer du Nord, la haine de l’autre englue les réseaux sociaux dans un tsunami de propos plus répugnants et avilissants les uns que les autres.
Comme si cela ne suffisait pas, alors que les  » gens du voyage  » font l’objet d’une ségrégation latente et ce, même de la part des élus de notre démocratie, les profanations de cimetières juifs en Alsace semblent petit à petit devenir une sinistre coutume locale à tel point que des citoyens doivent se muer en  » veilleurs de mémoire  » pour protéger leurs morts…
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2020_02_sinistrose_valley_CDF

« Internet 2020 : captifs d’un entre soi planétaire », Analyse de C. de Favereau

Publié le 29 janvier 2020 dans Analyses

En réponse à la colère exprimée par nos volontaires sur le « tout au numérique » que nous impose la société actuelle, Jean-François Pontégnie s’est attelé à rendre intelligible l’une des pièces maitresses du puzzle digital actuel: les algorithmes.
Comprendre leur fonctionnement, c’est aussi mieux saisir leur danger potentiel. Un danger qui s’exprime tant sur le plan de nos libertés individuelles que sur la capacité de nos démocraties à domestiquer cette technologie pour ne pas s’en retrouver l’esclave.
Or, pour le président de Google lui-même, nous sommes à un tournant car « il deviendra bientôt très difficile pour les individus de vouloir quelque chose qui n’a pas été prévu pour eux ».
Cela ne s’oppose-t-il pas de facto au projet d’autonomisation des citoyens au coeur de l’éducation permanente ?
Pour notre mouvement, oeuvrant pour l’empowerment des femmes et l’éveil au sens critique, apprendre que l’un des plus grands acteurs de l’informatisation de notre monde avoue sans sourciller que son système algorithmique enfermera bientôt les individus dans un univers numériquement paternaliste a de quoi faire frémir.

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Plein Soleil Février 2020

Publié le 25 janvier 2020 dans Plein-Soleil

PS février 2020 cover

Bouillonnement activiste et enjeux climatiques – analyse de Jean-François Pontégnie

Publié le 22 décembre 2019 dans Analyses

Après s’être penchée sur la jeunesse étudiante gréviste, l’ACRF poursuit son exploration des mouvements sociaux ayant trait, directement ou non, au climat. Mais auparavant, et au moment où s’est clôturée la COP 25, avec les résultats attendus : absolument insuffisants, il n’est pas inutile de commencer par retracer un tableau de la situation dans laquelle nous commençons seulement à être plongés.
On examine ensuite l’évolution des  » grandes ONG à vocation environnementales  » qui est fort révélatrice des évolutions associatives sur la question climatique, tandis que des initiatives nouvelles fleurissent quant à elles un peu partout, que de nouveaux réseaux voient le jour, que des connexions originales s’établissent… Mais sera-ce suffisant ?
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_30_bouillonnement _climatique_JFP

L’AFSCA pourra-t-elle, un jour, se défaire de son image désastreuse ? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 22 décembre 2019 dans Analyses

S’il y a bien une structure que le monde agricole se plaît à détester, c’est l’AFSCA. Depuis notre intégration au sein du Collège des Producteurs en tant que mouvement ruraliste, chaque réunion, chaque rencontre, chaque colloque est l’occasion pour certains de faire entendre leurs très nombreux griefs à l’encontre l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire.
Encore très récemment, lorsqu’en réunion de filière  » viande bovine  » l’on tentait de déterminer comment augmenter les revenus des exploitations de notre région, un éleveur a souhaité qu’on  » supprime les contrôles de l’AFSCA.  » Car,  » il y en a à chaque étape de la chaîne et c’est beaucoup d’argent dépensé pour rien. Ou plutôt pour nous emm…der. « 
Hasard du calendrier, c’est au même moment qu’est sorti un reportage faisant état de disfonctionnements présumés de l’agence. Et là aussi, nous n’aurions pas aimé être à la place d’Herman Diricks, administrateur-délégué de l’institution. Outre l’habituelle accusation de mener à la faillite les plus petites structures artisanales à coup de normes trop strictes, l’AFSCA serait mal gérée et vénale. Le climat social y serait délétère. Son personnel serait soit incompétent, soit peu regardant, voire carrément responsable de fraude tandis que les tentative d’intimidation seraient monnaie courante. Le reportage porte bien son nom :  » Pourquoi a-t-on peur de l’AFSCA ? « . Tous les ingrédients sont en effet réunis pour faire ressentir aux téléspectateurs la peur supposée qu’induit l’agence auprès des acteurs de la chaîne alimentaire.
Mais le grand public n’a pas attendu ce reportage pour se faire une opinion désastreuse de l’AFSCA. Régulièrement, au hasard de nos rencontres avec les habitants du milieu rural, nous entendons des consommateurs faire leurs les griefs du monde agricole avant de surenchérir avec des préoccupations spécifiques en l’accusant de niveler le goût par le bas, de l’uniformiser sur des standards dits  » industriels  » et de mener à la disparition de notre patrimoine gastronomique.
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_29_acsta_CDF

ALGORITHMES ET LIBERTÉS… analyse de Jean-François Pontégnie

Publié le 22 décembre 2019 dans Analyses

La présente analyse s’intéresse – mais sans entrer pour autant dans les arcanes mathématiques, qu’on se rassure ! – aux  » algorithmes  » et à ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle. Il a semblé à l’ACRF qu’il était utile d’un peu mieux comprendre comment  » tout cela  » fonctionne : on gagne toujours à en savoir plus sur les machines que nous utilisons quotidiennement et ce, dans l’espoir d’au moins un peu parvenir à les maîtriser, voire à s’en défendre.
Qu’on le veuille ou non, nous vivons à l’ère du numérique : dans un monde régi par l’informatique. Nombre de ces  » rêves  » qu’exploraient les films et les livres de science-fiction d’après-guerre ont été atteints, puis dépassés.
Mais nos télévisions ultra-HD, nos smartphones et nos ordinateurs, sans même parler de l’électro-ménager ou du système de chauffage connectés (ce qu’on appelle la  » domotique « ) constituent la partie émergée de l’iceberg. Car, en réalité, tout cela fonctionne grâce à une gigantesque infrastructure matérielle et intellectuelle qui, pour une large part, nous échappe bien que son développement ne soit pas sans incidence sur nos vies. On ne s’y attardera pas ici mais l’on sait par exemple fort bien que l’impact de l’informatique sur le réchauffement climatique est de plus en plus conséquent :  » Selon l’Ademe, le secteur numérique dans sa globalité (fabrication et utilisation de serveurs, réseaux, terminaux, etc.) représente à lui seul pas moins de 10 % de la consommation énergétique mondiale « . Ainsi, les machines qui œuvrent dans les  » datacenters  » – les centres de conservation des données disséminés un peu partout dans le Monde – nécessitent d’importants systèmes de refroidissement, générateurs de rejets massifs de Gaz à Effet de Serre (GES).
Mais la présente analyse s’intéresse quant à elle, sans entrer pour autant dans les arcanes mathématiques, aux  » algorithmes  » et à ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle. Il paraît en effet utile d’un peu mieux comprendre comment  » tout cela  » fonctionne : on gagne toujours à en savoir plus sur les machines que nous utilisons quotidiennement dans l’espoir d’au moins un peu parvenir à les maîtriser ou à s’en défendre – pour des raisons que nous examinons en deuxième partie de ce texte.
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2019_28_algorythmes_libertés_JFP