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Urgence climatique : quand la technologie va plus vite que les décisions politiques. Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 24 décembre 2018 dans Analyses

65.000 pour les uns, 70.000 pour les autres ou encore 75.000 pour les plus optimistes, ce dimanche 2 décembre 2018, ils étaient nombreux à battre le pavé des rues de Bruxelles pour affirmer fermement à nos dirigeants :  » nous sommes prêts à affronter le défi climatique, et vous ? « 
Au-delà de se montrer conscients de l’urgence climatique, cette marche avait pour objectif de s’adresser directement à nos dirigeants avant une double échéance climatique ; d’une part, la Cop 24 à Katowice, chargée de faire adopter  » un manuel d’utilisation des accords de Paris de 2015  » et d’autre part, un vote européen sur l’accroissement de l’ambition de l’Europe en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de production d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique deux jours plus tard.
Et l’enjeu est de taille. Car sur les questions climatiques, si l’on s’accorde pour dire que le monde  » ne fait toujours pas assez et ne va pas assez vite « , la Belgique est nulle et nulle part. Pire, alors que notre pays faisait partie des pionniers il y a une dizaine d’années, elle s’affiche désormais parmi les pires rétrogrades européens aux côtés de la Pologne.
Dès lors, allons-nous droit dans le mur ? Les 75.000 personnes de la marche pour le climat ont-elles une chance d’être entendues par nos dirigeants ? La Belgique se montrera-t-elle enfin digne des enjeux planétaires qui se dressent devant nous ?
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Le racisme pour tradition ? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 24 décembre 2018 dans Analyses

Après les tentatives d’arrêt de publication de Tintin au Congo, la suppression du Zwarte Piet (père fouettard) dans les célébrations officielles de la Saint-Nicolas aux Pays-Bas, la remise en cause du défilé des Noirauds à Bruxelles, aux rangs desquels nous comptons pas mal de célébrités dont notre ministre des affaires étrangères, voilà, cette année, qu’on a fait annuler un défilé folklorique pastichant les populations congolaises lors de la ducasse des Culants de Deux-Acren.
Pour une part toujours plus audible de la population, cela commence à bien faire. Ce ras-le-bol s’entend aussi au sein de l’ACRF-Femmes en milieu rural. Par exemple, l’une de nos bénévoles a témoigné de son exaspération.  » Cette fois, j’ai vraiment l’impression qu’on dépasse les bornes. (…) Notre folklore existe, nos coutumes aussi… Il ne faut pas y voir malice. Qu’en sera-t-il du Cwarmê à Malmedy où il y a également un personnage  » Lu Sâvadje-Cayèt « . Ce carnaval est pourtant classé au patrimoine immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles (…). Quand cela s’arrêtera-t-il ? « 
Si notre bénévole a tenu à préciser, par ailleurs, qu’elle rejette le racisme, son interpellation à destination de la société et de notre mouvement d’éducation permanente n’est pas à prendre à la légère. D’abord, parce qu’elle se fait le reflet d’une tendance toujours plus forte au sein de la population et ensuite, parce qu’elle interroge notre rôle même d’éducation permanente face à l’évolution récente de la société et de sa capacité à appréhender son passé colonial.
De cette manière, lorsque notre bénévole demande :  » Quand cela s’arrêtera-t-il ? « , cela traduit sa déstabilisation face à cette tendance actuelle à réinterroger des pans entiers de notre folklore, de nos coutumes et de nos traditions.
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Le médicament, une marchandise comme les autres ? Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 24 décembre 2018 dans Analyses

Ce mois de novembre 2018, les pharmaciens belges ont tiré la sonnette d’alarme. La liste des médicaments en pénurie dans notre pays s’allonge dangereusement. De 328 au mois de janvier 2016 à 410 le mois dernier, l’indisponibilité de médicaments aussi essentiels que des vaccins pour l’hépatite, des inhalations pour les asthmatiques ou encore des injections contre les caillots sanguins commence à poser problème.
Si les experts se veulent rassurant, arguant que pour la plupart de ces médicaments en rupture de stock des alternatives existent, pour certaines pathologies, telles que l’épilepsie, cette solution est inimaginable. Pourtant, des solutions existent. Comme le suggère notre tout nouveau président du Sénat, Jacques Brotchi, pourquoi ne pas vendre ces médicaments à l’unité plutôt que par boites entières ?  » Peut-être devrions-nous prescrire le nombre de comprimés nécessaires pendant le nombre de jours nécessaires. Il n’y a pas de raison d’acheter une boîte de trente comprimés, si on doit en prendre cinq « .
Dit de cette manière, ce que cache cette pénurie n’est pas tant un problème d’approvisionnement et logistique qu’une fâcheuse tendance au gaspillage. Dans notre pays, les médicaments commencent en effet à être confrontés aux dérives consuméristes traversant l’ensemble de notre société. Doit-on dès lors craindre qu’ils ne deviennent des produits de masse comme les autres ?
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Brésil: comment en est-on arrivé là? Analyse de Jacques Lieseborghs

Publié le 19 décembre 2018 dans Analyses

Samba, bossa nova, capoeira. Le roi Pelé, Salgado, Amado. Candomblé, churrasco, guarani… c’est le Brésil qui faisait rêver en Europe. Et maintenant Bolsonaro. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Avec ses 200 millions d’habitants, le Brésil est une superpuissance en Amérique du Sud (dont il occupe la moitié de la superficie). C’est le 5° plus grand pays de la planète. Il fait partie du groupe des BRICS (Chine, Russie, Inde et Brésil), le club des principaux pays dits  » émergents  » qui entendent se faire respecter et peser sur l’économie mondiale.
Après une longue dictature militaire (1964-1985), le pays a retrouvé un régime démocratique. Au fil des années, au-delà du foot et du Carnaval, le Brésil a fait parler de lui sur la scène internationale grâce à des personnalités et mouvements hors du commun, comme Helder Camara, le Mouvement des sans terres (MST) ou plus récemment Lula.
A partir du 1 janvier 2019 s’ouvre un nouveau chapitre qui fait très peur…
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Plein Soleil – Janvier 2019

Publié le 18 décembre 2018 dans Plein-Soleil

PS janvier 19 Cover

Mobilité en milieu rural, quelle évolution en 15 ans – Enquête sur la mobilité dans le milieu rural wallon. Etude de C. de Favereau

Publié le 28 novembre 2018 dans Etudes

Chaque année, notre pays bat son propre record de ralentissements et autres bouchons ; de quoi le faire honteusement parader en tête du classement des nations les plus embouteillées d’Europe. Mais la gêne que procure ce classement n’est rien par rapport aux effets néfastes de cette immobilité généralisée sur la santé, l’environnement et l’économie.
Mais tout cela, les citoyens en ont désormais connaissance, actant, en même temps, un décalage entre un discours conscient des risques encourus par notre société moderne et des modes de vie apparemment désinvoltes, voire inconséquents.
Aussi, dans notre milieu rural de la voiture triomphante, sommes-nous si inconscients que cela ? N’avons-nous réellement rien mis en œuvre pour adapter notre mobilité à la réalité qui nous entoure ? Les solutions imaginées par le passé sont-elles bonnes à jeter ? Et en quoi n’ont-elles pas su s’imposer comme des alternatives crédibles à la voiture ?
Plutôt que d’un jugement hâtif et intransigeant, comprendre la mobilité de nos villages demande de s’intéresser à ces derniers, à leurs habitants, leurs habitudes et à l’évolution de ces dernières. C’est pourquoi, cette étude se définit avant tout comme un regard critique sur l’évolution qu’a pris ou qu’aurait dû prendre les modes de déplacements pratiqués dans nos villages ces dernières années.

Pour télécharger l’étude, cliquez sur étude mobilité cdf corrections intégrées fusion et mise en page ok num pages