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LE DÉFI DE L’EAU – analyse de JF Pontégnie

Publié le 29 décembre 2020 dans Analyses

Nul n’ignore plus, quoique certains le nient (mais c’est une autre histoire de… fous), que la Terre connaît un réchauffement global lié aux activités humaines, dites anthropiques. Ce réchauffement global a des effets différenciés selon les zones du globe, il entraîne donc un dérèglement climatique, dont les effets sont innombrables. Et fort peu positifs, pour dire le moins.
Le cycle de l’eau n’est évidemment pas épargné. La présente analyse de l’ACRF – Femmes en milieu rural se penche dans un premier temps sur les données dont nous disposons à l’heure actuelle et sur les scénarios – et leurs conséquences plus ou moins désastreuses – qui se présenteront à moyen terme en termes de sécheresses et de pénurie d’eau. Nous consacrons ensuite un chapitre à la capture de l’agriculture dans ce cycle de dégradation de la situation hydrique, ce qui nous ramène immanquablement à la PAC – la Politique Agricole Commune…
La PAC n’est pas seule à s’occuper d’environnement – si tant est du reste qu’elle s’en préoccupe vraiment – l’Union européenne n’est en effet pas avare de textes législatifs et d’instruments de contrôle relatifs à l’environnement, dont elle déplore au passage qu’ils ne soient guère appliqués correctement – mais comment pourrait-il en être autrement ?
Dans cet invraisemblable fatras (dont on peut prendre conscience en visitant le site législatif de l’UE : EUR-Lex), nous avons déniché deux textes concomitants qui abordent le tout début de la prise en main du problème hydrique par la Commission européenne. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne rend pas optimiste.
Cette analyse clôture un cycle de 3 analyses de l’ACRF respectivement consacrées à la néolibéralisation de l’agriculture, au productivisme et à la rareté de l’eau.
Dans l’esprit de notre campagne à venir, consacrée au  » Courage Social « , nous entendons bien montrer qu’après la critique, il est possible de relever la tête et de dessiner des modèles nouveaux à même de motiver tous les courages sociaux…

 

Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_21_défi_eau_JFP

Réflexions sur le productivisme agricole – Analyse de JF Pontégnie

Publié le 29 décembre 2020 dans Analyses

 » L’agriculture est la mère de tous les arts : lorsqu’elle est bien conduite, tous les autres arts prospèrent ; mais lorsqu’elle est négligée, tous les autres arts déclinent                                                                               « Xénophon, L’Économique, V
 » Il n’y a pas de conspiration mais tout conspire au sens que tout respire dans la même direction : la corruption qui est devenue systématique, l’autonomisation de l’évolution de la technoscience que personne ne contrôle, le marché, la tendance de l’économie, le fait qu’on ne se soucie plus de savoir si ce qu’on produit sert à quoi que ce soit mais uniquement de savoir si c’est vendable. […] Une espèce de puissance inhumaine, sans visage…  »
Cornelius Castoriadis
Des analyses de l’ACRF – Femmes en milieu rural sur la sphère agricole, il ressort un fait tout à la fois économique, politique, culturel et anthropologique, que nous avons souvent rencontré et qui vaut la peine d’être un peu mieux exploré pour ce qu’il est en soi. C’est aussi que le  » productivisme « , puisque c’est de cela qu’il s’agit, nous semble parfaitement applicable à bien d’autres domaines économiques et, en ce sens, fort utile à la compréhension de notre monde.
Maxime Prével s’est livré à un passionnant travail  » ethnographique  » qu’il a publié en 2007 sous le titre  » L’usine à la campagne « . Il s’est ensuite livré, selon ses propres mots, à une  » recomposition synthétique [de ce] travail de terrain « , recomposition  » seule capable de fournir une vue d’ensemble « . C’est à partir de cette synthèse, établie dans une  » perspective socio-anthropologique « , que nous aborderons ici la question productiviste dans ce qu’elle peut apporter d’éclaircissements sur la situation contemporaine et dans ce qu’elle ouvre comme perspectives sur les changements des politiques agricoles pour lesquels nous plaidons par ailleurs.

Pour télécharger l’analyse, cliquez sur Ana 20

Plein Soleil Janvier 2021

Publié le 22 décembre 2020 dans Plein-Soleil

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L’équipe de rédaction de Plein Soleil vous souhaite une excellente année 2021 et vous remercie de votre fidélité à notre revue.

La grand-parentalité, la Covid-19 et le numérique. Analyse de Corentin de Favereau

Publié le 14 décembre 2020 dans Analyses

Témoignages sereins en période de haute turbulence.

Après avoir empêché nos familles de dire correctement au revoir à leur défunt·e, après avoir limité le partage de la joie de nos jeunes marié·e·s, après avoir rendu impossible de montrer suffisamment notre affection à nos aîné·e·s cloîtré·e·s dans des maisons de repos devenues malheureusement  » mouroirs « , voilà que cette satanée Covid-19 nous ôte nos dernières célébrations familiales de l’année.

Quand pourra-t-on à nouveau goûter à de réels plaisirs familiaux ? Car, si aujourd’hui, nombre d’entre nous ressentent un véritable désarroi face aux conséquences sociales de la pandémie, cela s’explique en partie au moins par ce vide abyssal laissé par l’absence de nos familles dans nos vies. En effet, les familles ne se suffisent aucunement de ce noyau filial traditionnel (papa, maman et leurs enfants), promu comme seul lieu de contacts familiaux possible par nos autorités…

Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2020_19_grand parentalité _covid_numérique_cdf

Oser, c’est pouvoir – Analyse de Lydie Flament

Publié le 14 décembre 2020 dans Analyses

 » Ça ne sert à rien, ils [les politiques] ne nous écoutent pas « . C’est ce que nous rétorquent certains citoyens lorsque nous leur annonçons que nous enverrons des interpellations aux politiques à partir de leurs revendications. Un sentiment d’impuissance prégnant dans la société d’aujourd’hui. Le pouvoir d’agir existe-t-il réellement ? Comment trouver l’équilibre entre individu et collectif pour agir sur la société ?
Impuissance
 » La passivité démocratique va jusqu’à devenir méfiance, rejet des politiques, beaucoup ne croient plus à la possibilité de changer le monde par la politique.  »
Cette citation tirée d’un document réalisé par le MOC nous rappelle à quel point la question d’impuissance n’est pas neuve. En 1996, le Mouvement Ouvrier Chrétien notait que nous avions basculé dans l’ère de la complexité depuis déjà une vingtaine d’années. Une ère où les contradictions sont grandes, où les consciences s’internationalisent, où des informations arrivent en temps réel et continu… Cela amène une grande majorité d’entre nous à ressentir de manière écrasante une certaine impuissance par rapport à notre société.
Il intéressant de remarquer à quel point ces propos semblent, encore aujourd’hui, d’actualité. Nous tâcherons, dans cette analyse de comprendre le sentiment d’impuissance et nous interroger sur la nécessité d’en sortir et ses méthodes.
Le sentiment d’impuissance est l’impression de ne pas ou plus avoir la capacité d’agir sur notre société, notre monde. L’impression que, quoi que l’on fasse, ça n’ira pas dans le sens de ce qui nous importe. En conséquence, nous ne pouvons plus nous projeter et nous tombons dans une apathie collective qui s’apparente presque à du fatalisme et de l’indifférence.
Pourtant, comme Camille Dobler nous le signale, ce n’est pas un manque d’affect mais bien d’une distance cognitive qui se cache derrière cette fracture entre citoyens et politiques. En effet, les citoyens perçoivent une certaine incohérence entre la réalité officielle mise en avant par les politiques et l’expérience quotidienne de ce qu’ils vivent réellement…

Pour télécharger l’analyse cliquez sur acrfana_2020_18_oser_pouvoir_LF

Plein Soleil Décembre 2020

Publié le 9 décembre 2020 dans Plein-Soleil

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