FIMARC

Le droit aux semences pour une agriculture paysanne agroécologique

Publié le 2 juin 2020 dans FIMARC


Les semences, les ressources naturelles, les matériels de reproduction, sont un patrimoine des paysans, des communautés et de l’humanité. Les paysans et communautés – depuis quelque 12 mille ans – ont sélectionné les meilleures graines et les meilleures ressources de reproduction des végétaux et animaux.
Depuis le début des années 1900, la science et la recherche ont créé une situation nouvelle. Les sociétés multinationales semencières revendiquent le droit pour elles de contrôler le vivant et d’imposer aux paysans leurs propres normes en matière de semences et matériel de reproduction. Ceci au nom de la « science » et de la « découverte » de nouvelles espèces ou caractères d’une plante ou d’une espèce animale.
Depuis 1998, des organisations paysannes du monde entier, ont mis en œuvre la procédure pour aboutir à une Déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans l’espace rural. Le Conseil des droits de l’homme, organisme de l’ONU siégeant à Genève (Suisse), a mis en place un groupe de travail intergouvernemental afin d’aboutir à une Déclaration de l’ONU sur les droits des paysans. Ce projet comporte un article sur les droits aux semences. La FIMARC participe à ce groupe de travail.
Suite à un séminaire en Belgique sur les semences, en mai 2017, le Comité Exécutif de la FIMARC, dans une déclaration, « affirme que les variétés traditionnelles de légumes, fruits, herbes et semences constituent un patrimoine essentiel. Elles sont la clé de notre sécurité et souveraineté alimentaire maintenant et pour l’avenir. (…) La FIMARC exige fortement que toute loi sur les semences se penche sur les droits des paysans à ces semences. Les petits paysans sont les gardiens des semences et ressources génétiques. Le droit des paysans sur les semences doit être protégé. »
La FIMARC, suite à ce séminaire, a décidé de publier ce document au service des mouvements et de tout son réseau sur cette question.
Ce document comporte 4 parties :
Quelles semences pour quelle agriculture ?
Semences et droits de l’homme
Des pistes pour agir
Questions proposées aux mouvements

Nous vous proposons de le découvrir en cliquant sur  SEED F

Recherche un assistant écclésial pour la FIMARC

Publié le 26 décembre 2019 dans FIMARC

Le père Tomas José Spanghero arrive au terme de son mandat à la FIMARC.  Pour des raisons de santé, il n’est pas en mesure de renouveler.

La FIMARC lance un appel aux mouvements et organisations membres pour proposer des personnes qui pourraient remplir ce service aux mouvements ruraux.

Pour en savoir plus, cliquez sur  Appel FIMARC pour aumônier

Message de Noël de la FIMARC

Publié le 26 décembre 2019 dans FIMARC

Veuillez trouver le message de Noël envoyé par l’aumônier international de Père Tomas Spanghero.

Tous nos vœux LMR 100 – Noël2019 FR

Résolution du Comité exécutif de la FIMARC – mai 2019

Publié le 12 septembre 2019 dans FIMARC


Nous, membres du Comité Exécutif de la FIMARC (Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques) d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine et d’Europe, représentants des mouvements et communautés rurales de plus de 50 pays du monde, nous sommes réunis à Assesse, Belgique du 19 au 26 mai 2019 pour la session FIMARC de formation sur « Le transfert intergénérationnel des connaissances en zones rurales », dans le but d’élargir et d’approfondir notre compréhension commune à partir des expériences acquises sur nos continents et de définir les orientations stratégiques et les propositions concrètes pour promouvoir  » une culture de la rencontre et du dialogue fraternel entre les générations du monde rural« .

Pour lire la suite de la Résolution, cliquez sur  FIMARC EXCO RESOLUTION 2019 -FR

Déclaration sur le droit des paysans – Lettre aux organisations membres de la FIMARC

Publié le 9 septembre 2019 dans FIMARC

En décembre 2018, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la « Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales ». Le résultat du vote est le suivant : pour, 122 pays ; contre, 8 pays ; abstention, 54 pays.
Cette adoption constitue une grande réussite, une source de joie et de fierté pour tous les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales. Elle est le résultat de la ténacité des premiers concernés, les paysans, de leur mouvement, La Via Campesina, FIMARC et de leurs alliés qui ont porté ce projet, durant de nombreuses années.
Dans la préface d’un livre présentant cette Déclaration, Jean Ziegler écrit : « Cette déclaration est un instrument indispensable pour une alimentation saine, les semences paysannes, la préservation de l’environnement, de la biodiversité, et la protection des producteurs de nos aliments eux-mêmes. Un instrument pour bien d’autres luttes futures communes… » Jean Ziegler est Vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (qui siège à Genève, Suisse) ; il est ancien rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation.
L’adoption de cette Déclaration est la démonstration que les peuples – en l’occurrence les paysans et leurs alliés – peuvent changer le droit international. En effet, l’idée d’une Déclaration de l’ONU est venue du Syndicat des paysans d’Indonésie, il y a 17 ans. D’étapes en étapes, le projet a pris forme, La Via Campesina s’est investie dans le processus d’abord, La FIMARC et des autres alliés ont rejoint La Via Campesina, pour aboutir à cette Déclaration.
Chacun trouvera ci-joint un exemplaire de ce texte. Quelques points importants à souligner dans cette Déclaration :
– Droit à la terre et aux autres ressources naturelles (article 17) :
– Droit aux semences (article 19) ;
– Droit à un revenu et à des moyens de subsistance décents, ainsi que l’accès aux moyens de production nécessaires (article 16) ;
– Droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire (article 15) ;
– Droit à la sécurité sociale (article 22) ;
– Droit à la participation à tout débat et décision concernant la monde paysan (article10) ;
– L’article 2 définit les obligations générales des Etats concernant les Droits des paysans.
Cette déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans est un instrument de travail pour tous les groupes dans chaque pays.  Chaque organisation doit se l’approprier : lire le texte, organiser des rencontres diverses pour présenter la Déclaration et en discuter, l’utiliser comme moyen pour défendre nos droits ; faire un travail collectif.  Il est donc essentiel de diffuser ce texte dans tout le réseau de l’organisation de chaque pays.  Pour toute question, merci de vous adresser au secrétariat de la FIMARC.
En annexe à cette lettre, vous trouverez un exemplaire de la Déclaration en français. Il est possible de récupérer d’autres exemplaires de la Déclaration dans d’autres langues, via internet, sur le site de l’ONU en utilisant le lien suivant donné dans le mail (chacun choisira la langue utile pour son pays) :
https://www.un.org/en/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/RES/73/165&Lang=F
Je vous souhaite bonne lecture de ce courrier et de la Déclaration, et un bon travail pour l’utiliser.
George Dixon Fernandez
Secrétaire général
Pour lire le texte de la déclaration cliquez sur Déclaration Droits des Paysans