Actualités

Produire des T-shirts ne peut plus coûter la vie à des travailleurs

Publié le 10 décembre 2005 dans Prises de position

Dans la nuit du 11 avril 2005, l’usine Spectrum s’effondre sur les 300 travailleurs en poste de nuit. 74 travailleurs perdent la vie, plus de 100 travailleurs sont blessés, certains ne pourront plus jamais travailler. La liste des disparus n’est pas encore établie. Depuis l’accident, 5.000 travailleurs de Spectrum et de l’usine voisine appartenant au même groupe ont perdu leur emploi et se retrouvent sans ressource, certains d’entre eux sans logis.
L’édifice de 9 étages, construit en zone inondable, n’était pas conforme au permis de bâtir n’autorisant que 4 étages. Les lourdes machines de 2 à 3 tonnes installées dans les étages supérieurs faisaient trembler le bâtiment lors de leur fonctionnement. Les jours précédant l’accident, les travailleurs avaient constaté la formation de fissures dans les murs et en avaient averti leur hiérarchie qui n’a pas réagi.

D’importantes entreprises européennes de distribution, dont la société belge The Cotton Group (les tee-shirts B&C) et Carrefour Belgium sont ou étaient clients du groupe Shahriyar auquel appartient l’usine aujourd’hui effondrée.
Ces deux entreprises disposent chacune d’un code de conduite. Les critères de ces codes, qui concernent entre autres les conditions de sécurité et d’hygiène, n’ont manifestement pas été respectés ni dans l’usine Spectrum ni dans l’usine voisine.

Il ne s’agit pas d’un accident isolé. Ces dernières années des centaines de travailleurs de la confection au Bangladesh ont été victimes d’incendies ou d’effondrement d’usines.
Cela doit cesser. Exigez que les autorités publiques du Bangladesh et les distributeurs qui s’y approvisionnent s’engagent concrètement avec les employeurs de la confection du Bangladesh et les organisations représentatives des travailleurs pour assurer un avenir au premier secteur industriel du pays et à son million et demi de travailleurs, en misant sur la sécurité et sur le respect des droits des travailleurs.

Stop aux pesticides neurotoxiques

Publié le 10 décembre 2005 dans Presse

En Wallonie, la sensibilisation aux problèmes des abeilles a eu un écho auprès du monde politique: en effet une résolution a été au Parlement Wallon en 2004 et une proposition de décret visant l’interdiction du Fipronil a été déposée, mais non encore discutée par le Parlement.  Au niveau fédéral belge et du ministre de la santé compétent pour l’agréation des produits phytosanitaires, l’écho a été nettement moins favorable dans le sens où le ministre lui même a déclaré  » que la France avait pris une décision précipitée ».

Voir le texte complet de la conférence de presse: téléchargez conference_presse_pesticides

 

Stop aux pesticides neurotoxiques

Publié le 10 décembre 2005 dans Prises de position

affiche_pesticides

Sensible au danger de voir disparaître les abeilles et insectes sauvages indispensables à la pollinisation de nos vergers et nos potagers, l’ACRF est partenaire de la campagne « Stop aux pesticides neurotoxiques ». Des études scientifiques et des témoignages d’apiculteurs montrent que l’Imidaclopride (Gaucho) et le Fipronil (Régent) font courir un danger à la survie des abeilles et surtout, à la santé humaine !

Avec Grappe ASBL, Greenpeace, les fédérations apicoles, IEW, le Ligue des familles, Pan Belgium, Stop-Poisons-Santé, Alarme, Infor-Vie-Saine et Natagora, l’ACRF promeut une action de sensibilisation visant l’interdiction de ces pesticides neurotoxiques. Pour cela, nous vous proposons de diffuser une affiche et une pétition adressée aux ministres fédéraux de la Santé et de l’Agriculture ainsi qu’au Gouvernement wallon.

En France, après un combat de longue haleine de la part des apiculteurs et un procès retentissant, les deux produits ont été suspendus d’autorisation de commercialisation. Néanmoins, l’utilisation de ces produits durant de nombreuses années a contaminé la chaîne alimentaire : les dernières informations font état de la présence de « Fipronil dans le lait de vache ».

Il est vital de nous mobiliser en Belgique  – un site web www.menacechimique.be explique cette action, apporte une foule de documents.

téléchargez la pétition papier: petition_pesticides

Non à une EUrope du recul social! Non à une Europe de la régression éducative

Publié le 10 décembre 2005 dans Prises de position

bolkestein

A l’initiative de l’ancien commissaire européen Frits Bolkestein (libéral néerlandais), un projet de directive (loi européenne) sur la libre circulation des services au sein de l’Union européenne est actuellement en discussion.

Cette directive européenne, si elle devait être adoptée, aurait pour conséquence que tous les services fournis au sein de l’Europe des 25 seraient considérés comme des produits économiques ordinaires. Ainsi, des secteurs essentiels comme la culture, l’éducation, les soins de santé et tous les services relevant des systèmes nationaux de protection sociale pourraient être soumis aux mêmes formes de concurrence économique que les marchandises.
Lire la suite »

Femmes et pauvreté en milieu rural

Publié le 10 décembre 2005 dans Presse

En prémices aux évènements de la Marche Mondiale des Femmes, l’ACRF (Action chrétienne Rurale des Femmes) a rassemblé ce 15 février une quarantaine de femmes venant des quatre coins de la Communauté Française, dont plusieurs présidentes ou conseillères de CPAS.

La pauvreté et l’analphabétisme sont des réalités trop souvent cachées en milieu rural. Les interventions de Gisèle Allard, membre de l’ACRF et présidente d’un CPAS rural et de Jacqueline Masson , de l’ASBL « Lire et Ecrire » ont permis de mieux comprendre la souffrance des personnes qui vivent ces situations au quotidien.

Au terme de cette journée, l’ACRF souhaite faire passer deux messages essentiels :

  1. Les bénéficiaires disent combien il est difficile de faire la démarche de s’adresser au CPAS parce qu’on n’a plus de revenus suite à une séparation, par exemple, ou parce qu’on se trouve piégé par les dettes. Les femmes attendent du CPAS un regard non jugeant, un lieu d’écoute et de parole en plus de l’appui financier.
  2. Les présidentes et conseillères de CPAS appellent les personnes à faire appel au CPAS plus vite, dès qu’une difficulté surgit. Souvent les personnes y recourent quand elles n’ont plus d’autres issue. Plus on attend, plus il est difficile de résoudre les problèmes.

L’ACRF constate que la pauvreté et l’exclusion ne sont pas une fatalité mais le résultat d’un système économique et politique. Un cahier de revendications politiques sera porté par l’ACRF en lien avec d’autres associations de femmes dans le cadre de la Marche Mondiale des Femmes en mars prochain.
Epinglons entre autres l’exigence de revenir à l’esprit initial de la loi du 21 février 2003 sur le fonds de créances alimentaires (que le SECAL paye les avances), la nécessité de financer les services d’aide, de soins aux familles et aux personnes âgées, d’accueil de l’enfance.

Quelques chiffres :
10 % de la population adulte est analphabète en Belgique
8 % des belges sont confrontés de façon permanente au risque de pauvreté. Hommes et femmes ne sont pas égaux puisque l’on compte 9 % de femmes et 6 % d’hommes.(www.pauvrete.be)
65 % des personnes qui ont demandé le Revenus d’Intégration Sociale (anciennement minimex) au CPAS d’Ohey en 2004 étaient des femmes.

Pour un monde égalitaire et sans violence envers les femmes.

Publié le 10 décembre 2005 dans Interpellations

Ce 16 et 17 octobre 2005, les femmes du milieu rural ont jeté bas les masques en rejoignant les organisations de Belgique et du monde pour que cesse la violence et la pauvreté des femmes.

L’ACRF était présente également dans différents coordinations régionales qui ont mobilisé sur ces mêmes objectifs en mars 2005 ainsi que dans la délégation belge à la Marche Européenne à Marseille en mai 2005.

Les revendications contre la pauvreté

Services collectifs à revaloriser, à développer !
Les titres-services : femmes de ménage au rabais
Les femmes méritent mieux… salaire égal pour travail égal !
Un système fiscal juste pour les femmes, pour toutes les femmes !
Compétences des femmes : invisibles et sous-estimées
Femmes : carrière précaire + bas salaire = pension de misère

Les revendications contre la violence faite aux femmes

Stop à la violence envers les femmes = une priorité politique
Mieux prévenir, mieux guérir
Respectez les droits, appliquez les lois !
Le viol est un crime, pas une arme
Etudes scientifiques exigées !