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Les femmes interpellent leurs élus

Publié le 10 mai 2007 dans Interpellations

En mai, les femmes des groupes ACRF de la commune de Gedinne interpellent le collège échevinal pour demander des réponses collectives aux problèmes de mobilité rencontrés dans leurs villages. Elles soulignent que le problème à traiter en priorité est celui de la mobilité lié à l’emploi en général et plus particulièrement à l’emploi des femmes. Il y a bien souvent un seul véhicule par famille et il est utopique de vouloir investir dans l’achat d’un second. Les emplois proposés aux femmes sont souvent des temps partiels et le coût d’un second véhicule absorberait une grosse partie du nouveau salaire

Mutiler pour mieux contrôler

Publié le 10 avril 2007 dans Prises de position

Rien que d’y penser, on a mal ! Mal avec toutes ces petites filles et toutes ces femmes victimes de mutilations sexuelles.

En Afrique, au Moyen Orient et en Asie, elles sont trois millions selon l’Unicef à les subir chaque année. Au total, ce sont 130 millions de femmes qui sont concernées.

Ces véritables tortures ont des conséquences préoccupantes sur la santé et l’équilibre psychologique. Douleur atroce et infections lors des mutilations, complications lors des grossesses et des accouchements entraînant une mortalité importante.

De tout temps, on s’est attaqué au corps. Mais c’est surtout celui des femmes qui a été mutilé. La coutume des petits pieds faisaient ressembler les Chinoises à des « hirondelles volantes » mais à quel prix ! Les os broyés par des années de bandages faisaient place à un moignon… considéré comme un élément de séduction ! Dans son très beau livre « L’aventure des femmes » que nous vous présentons en p. 23, Florence Montreynaud écrit : « Comme le dit la sagesse chinoise, les pieds sont bandés non pour les rendre beaux comme l’arc courbé mais pour retenir les femmes quand elles sortent de la maison. »

Autres lieux, autre époque : les cous allongés des « femmes girafes » thaïes ou birmanes et les lèvres distendues des « femmes à plateau » en Ethiopie. Certaines féministes dénoncent l’usage du corset dans nos pays. Moins douloureux sans doute, il entravait pourtant dangereusement la digestion et la respiration et occasionnait des déplacements de côtes.

Les raisons invoquées aux pratiques traditionnelles sont multiples. Tantôt il s’agit d’arguments religieux, tantôt d’arguments moraux auxquels s’ajoutent parfois l’hygiène, le maintien de la fertilité ou la beauté.

Les mutilations sexuelles constituent une atteinte gravissime aux droits fondamentaux. Elles sont heureusement combattues tant dans les pays concernés que par la communauté internationale. En 2006, 16 pays africains les ont interdites. L’ACRF a interpellé à ce sujet le ministre de l’égalité des chances, Christian Dupont, les ministres de la santé Rudy Demotte et Christiane Vienne ainsi que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Mais la répression ne suffit pas. Un travail de conscientisation avec les femmes est indispensable. Il faut y associer les chefs religieux musulmans puisque une des justifications est d’ordre religieux. Ils pourront ainsi confirmer que de telles pratiques ne figurent pas dans l’islam. Le Mali et le Sénégal ont entrepris la reconversion des exciseuses : elles rendent leurs couteaux et sont soutenues dans le démarrage d’une activité commerciale ou artisanale.

Les pays occidentaux se sont retrouvés confrontés au phénomène avec l’arrivée de travailleurs, beaucoup ont pris des mesures pour l’interdire comme la France et la Belgique par exemple. Dès 1993, le Canada est le premier pays à avoir accordé le statut de réfugiées aux femmes victimes de persécutions sexistes. Un travail de sensibilisation est mené avec les familles africaines établies chez nous notamment par le Gam qui regroupe des hommes et des femmes favorables à l’abolition des mutilations sexuelles féminines.

C’est en fin de compte le niveau de vie et d’instruction qu’il faut s’employer à relever. 2/3 des analphabètes dans le monde sont des femmes. Plus elles seront éduquées, explique Florence Montreynaud, plus elles prendront conscience de la nécessité de faire respecter leur intégrité physique et reconnaître leur droit au plaisir.

Anne Vanhese, Libre Propos, Plein Soleil, avril 2007

Contrat programme de la poste

Publié le 10 mars 2007 dans Interpellations

L’ACRF s’insurge contre les nouvelles fermetures de bureaux de poste. En mars, elle l’écrit en mars aux Ministres concernés au niveau fédéral et régional.

Le nouveau contrat programme prévoit la présence d’un bureau tous les 5 km. Conséquences : certaines petites communes n’auront plus un seul bureau de poste sur leur territoire et les fermetures ne vont pas s’arrêter. C’est un fameux changement, dans le précédent contrat il était question d’un bureau de poste tous les 10 km dont au moins un par commune.

Ceux-ci commencent à être remplacés par des points postes dans les grandes surfaces, à l’extérieur des centres. C’est une solution qui convient pour la ville, étant donné l’offre diversifiée de transports en commun, inadéquate en milieu rural. En effet, les personnes âgées ou les familles qui ne possèdent qu’un véhicule utilisé par le conjoint pour son emploi, ne peuvent pas se rendre dans ces points poste.

A l’ACRF, nous refusons le démantèlement des services publics et l’application des normes urbaines au milieu rural. Nous demandons l’arrêt des fermetures de postes, gares, … la conservation d’une offre suffisante de services partout en milieu rural. Nous demandons également l’égalité des chances pour les utilisateurs urbains et ruraux.

Le logement, un droit inscrit dans la Constitution belge, article 23!

Publié le 10 décembre 2006 dans Interpellations

Les membres de l’ACRF sont interpellés par le nombre de SDF en Belgique. En décembre 2006, nous avons eu quelques jours de gel et comme les autres années, les places d’accueil sont insuffisantes.

Au nom du mouvement, la présidente a envoyé un courrier aux Bourgmestres, Echevins et Présidents (es) du CPAS des grandes villes : Bruxelles, Charleroi et Liège. L’objectif était d’attirer leur attention sur la situation des sans abri et de demander que des solutions à long terme soient mises en place.

Dans un pays où le droit au logement est inscrit dans la Constitution, nous refusons que des femmes, des hommes, des familles se retrouvent à la rue toute l’année, avec en hiver, une difficulté supplémentaire, le mauvais temps. Nous demandons que les conseils communaux veillent à prévoir des places en suffisance, particulièrement en période hivernale, pour permettre à tous les SDF de trouver un endroit pour la nuit et au moins un repas chaud par jour (soupe, café,…). Nous demandons qu’un suivi psychologique et social soit entrepris chaque fois que c’est possible. Nous refusons que des familles avec enfants se retrouvent dans cette situation. Les services sociaux existent mais pour qui ?

L’ACRF rejoint ceux qui disent NON aux OGM

Publié le 10 décembre 2006 dans Prises de position

L’ACRF dit NON aux OGM vu la non maîtrise des risques de contaminations et de réduction de la biodiversité.

L’ACRF dit OUI au développement des recherches en vue d’améliorer un meilleur usage des sols, de sauvegarder les semences traditionnelles et de permettre aux petites exploitations agricoles familiales de vivre avec un revenu décent.

L’ACRF a à cœur de répercuter ainsi l’appel lancé par la FIMARC et la CPE lors de la Journée internationale de Mobilisation contre les OGM et pour les semences et l’agriculture paysanne (avril 2006)

La souveraineté alimentaire, une priorité pour l’ACRF

Publié le 10 décembre 2006 dans Interpellations

L’ACRF interpelle le Président de la Commission Européenne, J. M. Barroso, le Président des parlementaires européens, J. Borell Fontanes et le Premier Ministre belge, G. Verhoofstad pour lui soumettre ses réflexions par rapport à la souveraineté alimentaire.

A l’ACRF, nous sommes d’accord qu’il est nécessaire d’établir un environnement plus propice aux investissements dans l’agriculture. Cependant, nous avons de grandes craintes de voir encore disparaître de nombreux petits paysans en proposant le rapprochement des producteurs et de l’agro-industrie.
Nous partageons avec la FAO le fait que le secteur public a un rôle à jouer dans ce domaine en investissant les capitaux nécessaires et en encourageant les coopératives. Notre monde a besoin d’Etats qui sont suffisamment autonomes pour établir des politiques au service de leur population.
Nous défendons pour tous les producteurs, une économie solidaire, l’accès à la souveraineté alimentaire dans la concertation avec les pouvoirs publics pour la définition des politiques agricoles et commerciales dans la transparence et la bonne gouvernance.

L’ACRF rejoint ainsi la déclaration de la FIMARC à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation: « Investir dans l’agriculture pour la sécurité alimentaire. Le monde y gagnera ! »