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Femmes et pauvreté en milieu rural

Publié le 10 décembre 2005 dans Presse

En prémices aux évènements de la Marche Mondiale des Femmes, l’ACRF (Action chrétienne Rurale des Femmes) a rassemblé ce 15 février une quarantaine de femmes venant des quatre coins de la Communauté Française, dont plusieurs présidentes ou conseillères de CPAS.

La pauvreté et l’analphabétisme sont des réalités trop souvent cachées en milieu rural. Les interventions de Gisèle Allard, membre de l’ACRF et présidente d’un CPAS rural et de Jacqueline Masson , de l’ASBL « Lire et Ecrire » ont permis de mieux comprendre la souffrance des personnes qui vivent ces situations au quotidien.

Au terme de cette journée, l’ACRF souhaite faire passer deux messages essentiels :

  1. Les bénéficiaires disent combien il est difficile de faire la démarche de s’adresser au CPAS parce qu’on n’a plus de revenus suite à une séparation, par exemple, ou parce qu’on se trouve piégé par les dettes. Les femmes attendent du CPAS un regard non jugeant, un lieu d’écoute et de parole en plus de l’appui financier.
  2. Les présidentes et conseillères de CPAS appellent les personnes à faire appel au CPAS plus vite, dès qu’une difficulté surgit. Souvent les personnes y recourent quand elles n’ont plus d’autres issue. Plus on attend, plus il est difficile de résoudre les problèmes.

L’ACRF constate que la pauvreté et l’exclusion ne sont pas une fatalité mais le résultat d’un système économique et politique. Un cahier de revendications politiques sera porté par l’ACRF en lien avec d’autres associations de femmes dans le cadre de la Marche Mondiale des Femmes en mars prochain.
Epinglons entre autres l’exigence de revenir à l’esprit initial de la loi du 21 février 2003 sur le fonds de créances alimentaires (que le SECAL paye les avances), la nécessité de financer les services d’aide, de soins aux familles et aux personnes âgées, d’accueil de l’enfance.

Quelques chiffres :
10 % de la population adulte est analphabète en Belgique
8 % des belges sont confrontés de façon permanente au risque de pauvreté. Hommes et femmes ne sont pas égaux puisque l’on compte 9 % de femmes et 6 % d’hommes.(www.pauvrete.be)
65 % des personnes qui ont demandé le Revenus d’Intégration Sociale (anciennement minimex) au CPAS d’Ohey en 2004 étaient des femmes.

Pour un monde égalitaire et sans violence envers les femmes.

Publié le 10 décembre 2005 dans Interpellations

Ce 16 et 17 octobre 2005, les femmes du milieu rural ont jeté bas les masques en rejoignant les organisations de Belgique et du monde pour que cesse la violence et la pauvreté des femmes.

L’ACRF était présente également dans différents coordinations régionales qui ont mobilisé sur ces mêmes objectifs en mars 2005 ainsi que dans la délégation belge à la Marche Européenne à Marseille en mai 2005.

Les revendications contre la pauvreté

Services collectifs à revaloriser, à développer !
Les titres-services : femmes de ménage au rabais
Les femmes méritent mieux… salaire égal pour travail égal !
Un système fiscal juste pour les femmes, pour toutes les femmes !
Compétences des femmes : invisibles et sous-estimées
Femmes : carrière précaire + bas salaire = pension de misère

Les revendications contre la violence faite aux femmes

Stop à la violence envers les femmes = une priorité politique
Mieux prévenir, mieux guérir
Respectez les droits, appliquez les lois !
Le viol est un crime, pas une arme
Etudes scientifiques exigées !

Pour que mobilité rime avec ruralité

Publié le 10 décembre 2005 dans Presse

Près de 300 personnes ont participé aux journées d’étude de l’ACRF qui se sont tenues à Wépion les 12 et 13 septembre derniers. Celles-ci avaient pour thème « les mutations du milieu rural » abordées notamment par Monsieur Bodson, sociologue de l’UCL et Madame Leroy, de la Fondation Rurale de Wallonie. Dans ce cadre Françoise Warrant, chargée d’étude à l’ACRF a présenté les résultats de l’étude réalisée sur la mobilité des personnes en milieu rural.

Le pétrole coûte de plus en plus cher. La part du budget allouée par un ménage rural (16%) est plus importante que celle d’un ménage wallon moyen (13%). La mobilité a un coût , non seulement financier, mais aussi environnemental. Elle est indissociable de l’accessibilité des services pour chacun.

Dès lors l’ACRF mouvement d’éducation permanente représentant 220 groupes de femmes en milieu rural demande à la Région Wallonne de

  1. mettre en œuvre sa volonté de renforcer les noyaux d’habitat dans l’aménagement du territoire ;
  2. se donner des critères tel celui de l’accessibilité des personnes et des marchandises dans le choix d’implantation d’entreprises, de commerces et de services en zone rurale.

Le déficit d’accessibilité et de mobilité pour les personnes précarisées vivant en milieu rural est un facteur supplémentaire de pauvreté et d’exclusion. Dès lors, l’ACRF demande aux pouvoirs publics concernés de prendre des mesures :
assurer la gratuité des services de transports en commun pour les chômeurs dans le cadre de leurs démarches de recherche d’emploi ainsi que la desserte de localités et quartiers plus défavorisées, tels les parcs résidentiels (campings avec résidents permanents).

Pour résoudre les problèmes de mobilité spécifiques en milieu rural vu l’étendue de son territoire, l’ACRF préconise une combinaison de moyens : services de voiturage, co-voiturage, bus locaux …Pour cela , l’ACRF invite chaque citoyen-ne à s’investir dans les lieux de concertation autour de la mobilité dans les communes, les entreprises, les écoles , les associations .

La mobilité douce en milieu rural

Publié le 10 décembre 2005 dans Interpellations

Centre Culturel Marcel Hicter, La Marlagne – Wépion, mardi 13 septembre à 9h

Dans le cadre des journées d’étude de l’ACRF :
L’espace rural, un milieu en mutation

Vélos, poussettes, brouettes et autres trottinettes représentant la mobilité douce ouvrent le cortège et apportent l’étude fraîchement sortie de presse sur la mobilité en milieu rural…

Ode à la mobilité douce

(Sur l’air : « Le travail, c’est la santé »)

Le vélo, c’est la santé
La marche, la conserver
Pour nos petits déplacements
Sauvons l’environnement

Plutôt que l’auto en solo,
Qui mange notre fric et notre temps
Avec collègues et voisins
Partageons l’auto.

Des femmes et des familles du milieu rural revendiquent…

Publié le 10 décembre 2004 dans Interpellations

Les 10 et 17 mai 2004, un groupe de femmes de l’ACRF, mouvement d’éducation permanente de femmes en milieu rural, rencontre à Bruxelles les présidents des partis politiques francophones. Elles leur exposent un certain nombre de difficultés vécues au quotidien par les habitants du milieu rural à l’aide du dossier repris plus bas :

  1. l’accueil de la petite enfance par des accueillantes (gardiennes) encadrées et l’accueil extra-scolaire
  2. des problèmes de mobilité amplifiés par la disparition des services publics
  3. les aides à domicile en milieu rural pour les familles et les personnes âgées
  4. la mise en place du service des créances alimentaires

Concrètement, ces revendications sont portées par des membres de l’ACRF (personnes âgées, isolées, des femmes et leurs enfants, des mères de famille séparées, …), toutes issues de villages des cinq provinces francophones, lors d’un voyage à la capitale en y empruntant pour s’y rendre les moyens de transport en commun disponibles en milieu rural.

Nous communiquerons ultérieurement les résultats de ces rencontres… ainsi que les temps records des parcours.

RevendicationsACRF