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DÉCLARATION DE LA FIMARC SUR LA PANDÉMIE DE COVID 19

Publié le 8 mai 2020 dans Interpellations

Nous, membres du Bureau de la FIMARC, exprimons notre profonde inquiétude concernant l’impact de la pandémie COVID-19 sur les agriculteurs, les pêcheurs et autres petits producteurs alimentaires, les pauvres des zones rurales et urbaines, les travailleurs journaliers et saisonniers, les migrants et les chômeurs, et exprimons notre solidarité à tous. La maladie se propage très rapidement partout et est devenue un problème mondial qui appelle des réponses autant mondiales que locales.
La pandémie COVID-19 a des effets négatifs sur la production alimentaire, l’offre et la demande de denrées alimentaires, la distribution, la commercialisation et la sécurité alimentaire à tous les niveaux. La vie et les moyens de subsistance de millions de travailleurs salariés, de pêcheurs et de familles d’agriculteurs sont gravement touchés et menacés par cette pandémie. Fermeture des frontières, confinement, quarantaine, perturbations du commerce limitent l’accès des populations à des ressources alimentaires suffisantes et diversifiées dans la plupart des pays. Le confinement lié au COVID-19 signifie que les pauvres des zones rurales et urbaines n’ont plus de nourriture ni de travail. Des millions de personnes des régions sous-développées sont confrontées à la pauvreté et au dénuement du fait de l’arrêt de l’activité économique en raison des mises en confinement.
La fermeture des marchés locaux et une moindre fréquence d’accès aux petits commerces réduisent la demande de produits frais et de produits de la pêche, affectant à la fois les producteurs et les fournisseurs qui sont également confrontés à la hausse des prix des denrées alimentaires et à la limitation de leur pouvoir d’achat. Les restrictions sur le tourisme, la fermeture des restaurants et des cafés et la suspension des repas scolaires aggravent la pauvreté. Des millions d’enfants n’ont plus accès aux repas scolaires qui sont leur principale ressource alimentaire. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de protection sociale, ni d’assurance maladie. Les travailleurs journaliers ou saisonniers, les migrants, les personnes déplacées et celles touchées par les conflits sont confrontées à une faim extrême car elles n’ont aucun revenu, ni soutiens ou mesures de protection sociale. De nombreux pays ont annoncé des mesures soudaines de confinement sans aucune disposition de protection des travailleurs pauvres et vulnérables vivant dans des conditions économiques précaires. Les pays en développement sont particulièrement menacés, car la pandémie COVID-19 peut entraîner une importante réduction des activités de production à haute intensité de main-d’œuvre (agriculture, pêche, petites entreprises, etc.).
Nous ne condamnons pas les mesures nécessaires telles que le confinement et les autres moyens de protection des personnes. Cependant, nous demandons que les personnes pauvres et vulnérables, les travailleurs, les petits agriculteurs et les familles ne souffrent pas de façon particulièrement dure et qu’ils reçoivent toute l’aide nécessaire pour traverser cette période difficile afin d’éviter une crise alimentaire, économique et sociale.
Au fil des ans, la plupart des gouvernements ont mis en œuvre des politiques économiques néolibérales qui ont réduit de manière drastique les dépenses publiques des services de santé et permis leur privatisation. Les effets catastrophiques de ce Covid-19 sont les conséquences de ces décisions politiques. Dans de nombreux pays, les pauvres et les personnes à faibles revenus sont les victimes des systèmes de santé privatisés. De nombreuses personnes ne détectent pas leur infection car elles ne peuvent supporter le coût élevé des tests et des traitements. Cela peut être la cause d’une grave menace d’expansion du COVID 19 au sein des communautés et de la mort éventuelle de millions de personnes. L’auto-isolement ou l’enfermement social peut aussi provoquer un stress traumatique, un mélange de peur et de colère chez des individus avec une augmentation de la violence domestique et familiale. Nous appelons donc les autorités à fournir en urgence des orientations et un soutien psychologique aux individus et aux familles. La FIMARC appelle également à la gratuité des tests et des traitements pour les patients atteints de COVID, quels que soient leurs revenus, leur nationalité, leur sécurité sociale ou leur statut de réfugié.
Nous craignons que la plupart des gouvernements, dans le cadre de leurs politiques néolibérales, donnent la priorité aux dispositions économiques, aux incitations et aux programmes de sauvetage et de protection des industries à grande échelle, à l’agrobusiness et aux banques. Nous nous opposons fermement à une telle approche et appelons à ce que les groupes les plus vulnérables soient au centre des politiques visant à combattre l’impact de la pandémie COVID-19 à la fois sur la santé et l’économie.
Il est évident que la crise menace dans le monde entier l’approvisionnement en denrées alimentaires et autres produits de base essentiels et que les systèmes alimentaires agro-industriels et les chaînes transnationales des super marchés sont quasi paralysés à cause des distorsions du commerce transfrontalier et des transports. Cependant les petits producteurs alimentaires représentent plus de 70 % de la nourriture nécessaire à l’échelle de la planète et environ 90 % des produits alimentaires consommés par les communautés locales et les personnes à l’intérieur des frontières nationales. Nous ne devons pas oublier que les petits agriculteurs demeurent au centre de la production, de l’approvisionnement et de la distribution alimentaires dans tous les pays, même en cette période de crise, grâce à la vente directe, aux chaînes de circuits courts, aux systèmes de distribution publique et aux possibilités offertes par les marchés locaux. Les petits producteurs alimentaires continueront à jouer leur rôle important en promouvant un système alimentaire écologiquement rationnel et socialement juste. Ils sont et resteront les champions et les gardiens de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, même en pleine épidémie de COVID 19. Ils constituent les solutions et les réponses positives pour assurer une alimentation saine pour tous et ne devraient pas être seulement considérés comme de simples victimes ou un groupe vulnérable de cette crise.
Nous saisissons cette occasion pour féliciter et soutenir les équipes de soins de santé du monde entier, les agents sanitaires, les agents de nettoyage et les autres personnes qui risquent leur vie pour combattre cette pandémie en première ligne. Nous appelons donc les gouvernements à fournir des assurances spéciales de santé et de vie pour ces combattants de première ligne.
Nous tenons aussi à souligner que la pandémie COVID 19 a eu des effets positifs importants pour le genre humain et la nature. Notre ciel et nos rivières sont plus clairs qu’auparavant, la biodiversité et l’environnement s’améliorent, les émissions de carbone et le réchauffement climatique diminuent, de meilleures habitudes de santé et d’hygiène deviennent les slogans du jour, la nature renaît, l’exploitation excessive des ressources naturelles diminue, ce qui nous donne plus de temps pour améliorer nos relations, même en famille, et pour écouter l’appel de la nature. C’est le moment de réfléchir à notre mode de vie, au mode de développement que nous avons promu et d’approfondir nos relations avec la nature et les autres êtres humains. Il est temps de prendre une nouvelle route. Nous devons vraiment construire une nouvelle histoire à partir des leçons que nous avons apprises. Allons de l’avant ensemble.
Dans ce contexte, la FIMARC formule les demandes suivantes:
Des mesures et services urgents en matière de soins de santé
  • La disponibilité et la gratuité du test COVID pour tous, quelle que soit la nationalité, y compris pour les immigrés clandestins. L’idéal est d’organiser le test COVID sur la population la plus large possible, sinon, un test rapide aléatoire, même pour ceux qui ne présentent aucun symptôme d’infection.
  • La mise en place de mesures et d’installations de quarantaine appropriées, sûres et adéquates à domicile ou dans les hôpitaux, dans les zones urbaines et rurales
  • La fourniture d’équipements médicaux adéquats, du matériel de sécurité et d’hygiène, y compris des masques, des désinfectants et des kits d’équipement de protection individuelle (EPI) pour tous les médecins en exercice et tous les autres professionnels de la santé
  •  Les gouvernements devraient prendre des mesures urgentes pour construire des infrastructures temporaires ou permanentes, notamment des hôpitaux, des ventilateurs, des unités de soins intensifs et assurer la fourniture de médicaments pour traiter gratuitement tous les patients atteints de COVID, avec un budget spécial pour les soins de santé publique. Personne ne devrait se voir refuser les tests et les traitements en raison de son statut de protection sociale

Une sensibilisation massive du public

  • Des campagnes massives de sensibilisation du public doivent être organisées dans les zones rurales et urbaines sur la pandémie de COVID 19 et les mesures de protection (y compris le port de masques, le lavage des mains, le respect de l’hygiène personnelle et environnementale et plus encore la distanciation sociale) à prendre pour prévenir la maladie
  • Les mouvements sociaux de base, incluant les membres de la FIMARC, devraient soutenir les programmes de sensibilisation et les initiatives des gouvernements pour aider les populations à sortir de cette crise.
  • Les médias et groupes sociaux ne doivent pas diffuser de fausses informations sur le COVID 19
  • Les médias devraient assumer le rôle moral et social de fournir à tous des informations vraies et opportunes plutôt que de susciter la peur et l’anxiété du public
  • Tous les membres de la FIMARC devraient suivre les mesures de confinement et soutenir la politique d’endiguement des gouvernements.
  • Les membres de la FIMARC peuvent également organiser des campagnes de sensibilisation (en fournissant du matériel d’hygiène, en préparant des brochures dans les langues locales sur les habitudes saines pour prévenir les maladies, des programmes de soutien communautaire) à la base pour prévenir l’expansion sociale de la maladie.

Un soutien économique viable aux plus vulnérables

  • Les gouvernements doivent fournir des financements en espèces pour soutenir les petits producteurs de denrées alimentaires, les petites entreprises, les travailleurs formels ou informels et les populations sans emploi pendant les périodes de fermeture et de quarantaine.
  • Les gouvernements doivent augmenter les dépenses publiques pour la relance et le redémarrage des activités économiques, en accordant la priorité aux groupes les plus vulnérables.
  • Prévoir des pensions anticipées pour les catégories les plus faibles de la société telles que les personnes âgées, les personnes handicapées, les veuves et autres groupes vulnérables.
  • Les gouvernements devraient mettre un moratoire sur tous les prêts et recouvrements de crédits des agriculteurs, des travailleurs, des petites entreprises et de tous les autres auprès des banques privées et publiques et autres organismes financiers.
  • Fournir des aides d’urgence aux petits producteurs, aux jeunes entreprises et aux petites entreprises
  • Le gouvernement devrait fournir gratuitement les services de base tels que l’eau et l’électricité à tous les groupes à faibles revenus pendant les périodes de blocage.
  • De meilleures installations de soins de santé doivent être mises en place dans toutes les prisons pour éviter la propagation du COVID 19.
  • Les membres de la FIMARC sont appelés à organiser des activités de secours telles que l’organisation de kits alimentaires, d’articles essentiels ou de matériel sanitaire.

Un renforcement des programmes de protection sociale

  • En augmentant les montants des transferts pour aider les familles à satisfaire leurs besoins fondamentaux ; en fournissant des paiements complémentaires pour compenser la perte de revenus des petits producteurs
  • Par la fourniture directe de nourriture par les gouvernements ainsi que par des dons de particuliers, de réseaux de solidarité et d’organisations non gouvernementales
  • En injectant des fonds dans l’agriculture, la pêche et les petites industries par le biais de subventions, pour aider la production alimentaire, les micro, petites et moyennes entreprises, les travailleurs occasionnels et le personnel salarié qui ne peut pas travailler lorsque toutes les activités s’arrêtent
  • Promouvoir un système économique qui réponde aux besoins des populations les plus vulnérables grâce à des filets de sécurité sociale, notamment un revenu de base universel, des soins de santé gratuits et d’autres mesures de sécurité sociale
Production et approvisionnement alimentaire
  • Les pays doivent répondre aux besoins alimentaires immédiats de leurs populations vulnérables.
  • Les pays devraient veiller à ce que les besoins alimentaires d’urgence soient satisfaits ; en ajustant et en élargissant les programmes de protection sociale ; en ajustant les programmes de repas scolaires de façon à maintenir la fourniture de repas aux enfants lorsque les écoles sont fermées.
  • La production alimentaire et le transport des denrées alimentaires, des médicaments et autres articles essentiels doivent être déclarés comme services essentiels et les mouvements de ces articles à l’intérieur du pays ou au-delà des frontières ne doivent pas être limités.
  • Les gouvernements doivent mettre en place des programmes spécifiques pour collecter directement les produits à un prix équitable auprès des petits producteurs alimentaires et organiser des canaux et des points de vente spécifiques pour la commercialisation, l’approvisionnement et la distribution.
  • Les gouvernements devraient prendre des mesures fermes contre la thésaurisation, le marché noir et la hausse des prix par les négociants et les intermédiaires
  • Les gouvernements devraient distribuer des céréales alimentaires essentielles et d’autres matériaux nécessaires pendant au moins trois mois par le biais de programmes de distribution publique à tous les pauvres des zones rurales et urbaines.
  • Les gouvernements, avec l’aide des détaillants, devraient prendre des initiatives pour promouvoir la livraison à domicile des denrées alimentaires et autres produits essentiels aux consommateurs
  • Les gouvernements devraient promouvoir des systèmes alimentaires localisés et diversifiés basés sur l’agroécologie et la souveraineté alimentaire
La solidarité est la clé de la lutte contre la pandémie
  • La solidarité et les coopérations nationales, régionales et mondiales sont essentielles pour lutter contre la crise actuelle. Les systèmes de soins de santé nationaux et mondiaux doivent être réorganisés pour le bien de l’humanité.
  • Les pays devraient partager les résultats de la recherche de médicaments et de vaccins en temps réel et ne pas viser le profit et le brevetage
  • Les pays devraient s’échanger les médicaments, masques, kits de test et autres informations pertinentes sur les traitements disponibles et en excédent
  • Les institutions financières internationales et régionales devraient accorder un allègement de la dette ainsi que des prêts inconditionnels à très faible taux d’intérêt, voire sans taux d’intérêt, aux pays en développement et aux pays sous-développés afin de lutter contre la pandémie et de stimuler leurs activités économiques post-pandémie
  •  Les institutions des Nations Unies devraient adopter une approche mieux coordonnée et plus cohérente dans la conception et la mise en œuvre de politiques, programmes et projets urgents à court et à long terme afin d’aider les gouvernements nationaux à faire face à la crise actuelle et à l’éventuel processus de construction de la nation.
Les agriculteurs, les travailleurs et les citoyens ordinaires devront relever d’énormes défis pour reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance. Il est nécessaire de mettre en place des mesures d’aide et de réhabilitation, pour aider les personnes touchées. Ne pas agir maintenant aura des conséquences catastrophiques et la FIMARC appelle donc tous les gouvernements, nos mouvements membres et les autres parties prenantes à agir en conscience pour faire le meilleur de l’histoire de l’humanité.

Premiers constats 15 jours après la réouverture des pépinières et jardineries

Publié le 3 mai 2020 dans Presse

Communiqué de presse – 30 avril 2020
Premiers constats 15 jours après
la réouverture des pépinières et jardineries
Autorisés à rouvrir leurs portes depuis le 18 avril, les pépiniéristes et horticulteurs wallons dressent un premier bilan de ces 15 jours de reprise. Ils ont été très prudents et ont pris des mesures strictes de protection pour leurs clients et leur personnel. Les réouvertures se sont faites progressivement et certains acteurs continuent à effectuer des livraisons ou de l’enlèvement sans contact.
Pour rappel, la filière s’était organisée aux premiers jours de confinement pour assurer des systèmes de livraisons. 10% du secteur continuent d’ailleurs sur ce mode de fonctionnement ou par enlèvement sans contact, qui nécessite temps et organisation, mais qui a connu un certain succès (plus de 320 000 vues en 1 mois sur la carte reprenant toutes les pépinières et jardineries wallonnes).

60 % de réouvertures dès le 18 avril

Au niveau logistique, plus de 150 acteurs de la filière horticole ornementale ont respecté les recommandations et ont pris des mesures strictes pour protéger leurs clients et leur personnel. Les espaces de vente ont été adaptés avec circuits, masques, gel, plexiglas,… Les ouvertures se sont étalées sur 3 jours en fonction de la préparation et de la capacité de chacun à accueillir dans les meilleures conditions : 60% ont ouvert le samedi 18 avril, 15% le lundi 20 et 15% le mardi 21.

Un trafic soutenu et constant
Au niveau logistique, plus de 150 acteurs de la filière horticole ornementale ont respecté les recommandations et ont pris des mesures strictes pour protéger leurs clients et leur personnel. Les espaces de vente ont été adaptés avec circuits, masques, gel, plexiglas,… Les ouvertures se sont étalées sur 3 jours en fonction de la préparation et de la capacité de chacun à accueillir dans les meilleures conditions : 60% ont ouvert le samedi 18 avril, 15% le lundi 20 et 15% le mardi 21.
Un panier plus élevé et des plants de légumes
Du côté des chiffres, il semblerait que le panier d’achat soit plus élevé que la moyenne habituelle et que les ventes se fassent surtout en plantes, terreaux, écorces et semis. On constate par ailleurs une demande très importante de plants de légumes – multipliée par 3 chez certaines pépinières -, risquant d’entrainer un retard d’approvisionnement pour certains revendeurs.
Une vente précoce d’annuelles

La vente des plantes annuelles garnissant les jardinières a aussi démarré plus tôt.Il semble que la volonté des Wallons pour embellir leur environnement soit bien présente.

Enfin, s’il est encore trop tôt pour conclure que le succès de la reprise compensera les pertes depuis la fermeture mi-mars, les opérateurs sont, semble-t-il, satisfaits à ce stade mais se demandent si cette tendance positive va perdurer dans les prochaines semaines. L’Apaq-W, le Collège des Producteurs et la Fédération wallonne horticole encouragent évidemment cette tendance afin de soutenir le secteur !

Contact presse
* Collège des Producteurs : Chargé de mission, Horticulture ornementale, Alain Grifnée – 0497/59 27 19 – alain.grifnee@collegedesproducteurs.be
* Apaq-W : Service presse, Vanessa Poncelet – 0472/84 56 82 – v.poncelet@apaqw.be
* Fédération Wallonne Horticole : Claude Vanhemelen- 0497/88 28 07- fwh@fwhnet.be

Numéro d’appel gratuit 1718 – Covid 19, Wallonie Urgence sociale

Publié le 30 avril 2020 dans Actualités générales

Dans ce contexte de crise sanitaire et de pandémie, la Région wallonne a mis en place un numéro d’appel gratuit le 1718 pour toutes les questions liées à une urgence sociale.
Ces demandes peuvent concerner : les aides sociales ou alimentaires, les inquiétudes, les questions sur une situation personnelle, sur les services d’écoute, mais aussi les situations professionnelles, les problèmes de logement, les crédits,…  Ce numéro est accessible du lundi au vendredi (pas les jours fériés) de 8h30 à 17h.
Afin de diffuser un maximum cette information, nous vous invitons à partager le tract que vous trouverez en pièce jointe que vous pouvez photocopier et répercuter autour de vous. Si vous êtes dans l’impossibilité de les imprimer et que vous souhaitez en recevoir, vous pouvez prendre contact avec Semia Bahloul à l’adresse mail s.bahloul@rwlp.be afin de recevoir des exemplaires papiers. Merci de préciser le nombre de tracts nécessaires (maximum 50 par envoi) ainsi que l’adresse où il faut les envoyer.
Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous envoyons toute notre solidarité pour cette période.

Le familistère de Guise

Publié le 30 avril 2020 dans Actualités générales

Voilà une visite qui vaut le détour.  Quand Jean -Baptiste Godin, chef d’industrie du 19e siècle, conçoit pour ses ouvriers un palais sur le mode de Versailles, il pense au moindre détail et met son génie inventif au service de son idéal socialiste.  Une réussite unique dans l’histoire!

Nous vous invitons à lire cet article d’une histoire qui pourrait être inspirante dans ces temps de crise… où la vie ne sera plus comme avant.  M. Godin était un visionnaire et un grand monsieur

PS mai 20 familistère

Rana Plaza – Covid 19, même combat!

Publié le 23 avril 2020 dans Presse

Il y a sept ans, le 24 avril 2013, 1 138 personnes mouraient dans l’accident le plus meurtrier de l’industrie de l’habillement. Ce jour-là, les travailleuses et travailleurs du Rana Plaza ont été sciemment contraints d’entrer dans le bâtiment près de s’effondrer sous la menace de perdre leur mois de salaire. Aujourd’hui, au cœur de la pandémie, des millions de travailleuses et de travailleurs doivent à nouveau choisir entre leur santé et leur sécurité d’une part, et leurs moyens de subsistance de l’autre. Une fois de plus, ils seront forcés d’entrer dans les usines en sachant parfaitement qu’ils y risquent leur vie. N’a-t-on tiré aucune leçon de la catastrophe du Rana Plaza ? De fait, la pandémie menace les acquis obtenus. Elle met au défi les marques et notamment les entreprises belges, d’assumer leur responsabilité vis-à-vis des travailleuses et travailleurs de leurs filières d’approvisionnement.
achACT a interrogé neuf entreprises belges sur leur politique de commande et interpelle les marques internationales qui ont annulé des commandes déjà produites sans payer leurs fournisseurs…

Pour lire la totalité du Communique de Presse, cliquez sur CP achACT 24042020

 

Lancement de la campagne : « Rien ne justifie la violence conjugale »

Publié le 16 avril 2020 dans Presse

FWB  WalloBruFrA

Une campagne de communication pour sensibiliser le grand public aux violences conjugales durant cette période de confinement va être lancée ce 13 avril à l’initiative de la Task Force  » Violences conjugales et intrafamiliales  » mise sur pied par les Ministres Bénédicte Linard, Christie Morreale, Nawal Ben Hamou et Barbara Trachte.
Axée sur le slogan  » Rien ne justifie la violence conjugale « , cette campagne sera déclinée en télévision, radio et sur les réseaux sociaux jusqu’au 31 mai. Son but : rappeler que des solutions et des aides existent durant cette phase de confinement et mettre en avant le site et le numéro de la ligne  » écoute violences conjugales « , le 0800 30 030.
L’objectif de la Task force créée fin mars par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie, la Région de Bruxelles-Capitale et la Cocof est de coordonner les actions et les efforts face aux violences intrafamiliales en partenariat avec les acteurs de terrain, et d’apporter des réponses transversales et coordonnées.
Parmi celles-ci, la capacité d’écoute de la ligne d’appel a été renforcée afin de faire face à l’augmentation de la demande, qui a doublé depuis le début de la crise du coronavirus. Les horaires des services de chat (plus facilement accessibles par les victimes) ont aussi été très largement élargis.
La capacité d’hébergement d’urgence pour les victimes a également été augmentée en FWB, notamment à Bruxelles où la Cocof a récemment mis à disposition un hôtel exclusivement dédié à l’hébergement de femmes victimes de violences domestiques, avec ou sans enfant, et où elles bénéficient également d’un accueil psycho-social, indispensable dans ce type de situation, grâce à un partenariat avec le secteur associatif.
La campagne a également pour objectif de sensibiliser la population pour que chacun-e soit particulièrement attentif/ve à ses proches et à ses voisines exposées aux violences conjugales et intrafamiliales en cette période de confinement.
Cette campagne, qui sera également diffusée en néerlandais dans les médias bruxellois, se veut la plus accessible possible, en ce compris aux personnes sourdes ou malentendantes.

Bénédicte LINARD, Ministre de l’Enfance et des Droits des Femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles
Christie MORREALE, Ministre de la Santé et des Droits des Femmes en Wallonie
Nawal BEN HAMOU, Secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances de la Région de Bruxelles-Capitale
Barbara TRACHTE, Ministre-Présidente du Collège de la Commission communautaire française