Interpellations

Exportations d’uranium vers l’Iran

Publié le 10 novembre 2010 dans Interpellations

Le 25 novembre, l’ACRF interpelle le Président de la chambre et les députés de la sous-commission de la chambre pour la sécurité nucléaire sur les exportations de matériaux pouvant servir à la construction de bombes nucléaires. Les exportations de zirconium et d’uranium appauvri vers l’Iran sont explicitement interdites par l’Organisation des Nations Unies ! Les actualités nous apprennent régulièrement que l’Iran viole ses obligations internationales et est menacé de sanctions de la part de l’ONU ! Vu la sensibilité de la question de la prolifération nucléaire vers des pays à risque comme l’Iran, notre pays se doit d’être intransigeant. L’ACRF demande à la Chambre des députés de travailler sur un renforcement des règles de contrôle en matière de prolifération nucléaire. Les règles européennes en matière de lutte contre la prolifération doivent être respectées strictement par la Belgique.
Notre mouvement sera attentif à la suite qui sera donnée à cette question

L’ACRF s’indigne des pratiques des grosses sociétés

Publié le 10 octobre 2010 dans Interpellations

L’ACRF a interpellé le Premier Ministre et le Ministre des finances à ce sujet. Selon diverses sources, la société Electrabel et bien d’autres se sont servies des ficelles de l’ingénierie fiscale pour réduire ses impôts en 2009 à 0,4% : un cadeau fiscal de l’Etat qui se révélerait de l’ordre de 527 millions € par an ! Permettez-nous d’être scandalisées par cette soustraction inacceptable à l’impôt nominal légal de 33,99% ! Même si les montages opérés n’ont rien d‘illégal, comment sont-ils rendus possibles ? Cette évasion fiscale est choquante à l’heure des rigueurs budgétaires et des cures d‘austérité imposées aux Entités fédérées et de facto aux citoyens belges. Les dossiers fiscaux des grandes entreprises belges, toujours plus à même de profiter des avantages offerts par le système – à l’aide des plus grands avocats fiscalistes -, démontrent qu’en Belgique il vaut mieux être un grand patron qu’un simple citoyen. Lorsqu’on met face-à-face les cadeaux aux entreprises et les salaires-poche des travailleurs, il y a de quoi « rire jaune » ! Dans un Etat où les pensions de retraite sont mises en danger, où l’on rogne tant et plus sur les allocations sociales (notamment via le statut de cohabitant), où le chômage touche plus de 750 000 personnes, où même être travailleur peut côtoyer la précarité, il est urgent de mettre un terme à cette politique capitaliste des finances publiques. Nous ne demandons pas la fin des intérêts notionnels qui aident effectivement les Petites et Moyennes Entreprises à garder le cap. Il s’agit surtout de revoir le système afin d’éviter la fameuse « optimisation fiscale » par les très grandes entreprises et d’apporter une politique différenciée entre les grands et les petits patrons. Ce chantier est urgent et ne devrait pas attendre que le « coma » du gouvernement en affaires courantes, qui profiterait alors encore aux financiers, prenne fin.

Soutien aux producteurs laitiers

Publié le 10 septembre 2010 dans Interpellations

L’accès à la nourriture est la plus scandaleuse des inégalités, entretenue par les affairistes. La ligne ultralibérale et business de la foire de Libramont oublie l’agriculture paysanne. Quelques gobelets compostables ou fournisseurs bio masquent mal cette duperie.
Alors que la Foire agricole de Libramont s’apprête à ouvrir à nouveau ses portes, nous lançons un cri d’alarme, relayé par l’ACRF et vingt-trois associations préoccupées par l’édition 2010 de cet événement marquant.
Parmi les inégalités criantes qui divisent le monde et alimentent aujourd’hui une série de conflits, la plus scandaleuse concerne, sans aucun doute, l’accès à la nourriture. Selon la FAO, plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim, et ce nombre ne fait que croître, provoquant à la fois des famines, des migrations forcées, des actes de piraterie, des émeutes de la faim et autres situations extrêmes. La malnutrition et les conséquences qui en découlent font aujourd’hui plus de victimes que les conflits armés.
Les affairistes et spéculateurs de l’agroalimentaire n’en poursuivent pas moins leur politique de « profit à tout prix ». Parmi leurs victimes se trouve aussi un grand nombre d’agriculteurs luttant désespérément pour leur survie, voire éliminés purement et simplement, alors qu’ils assuraient jusqu’ici la subsistance de leurs familles et de leur communauté de vie. Et cela aussi bien dans le nord que dans le sud de la planète.
Le mythe selon lequel l’agriculture industrielle serait l’agriculture de demain, c’est-à-dire la seule forme de production capable d’assurer l’alimentation de plus de six milliards d’êtres humains, a la vie dure.
Un mythe que la Foire agricole de Libramont entretient depuis des années en privilégiant, les grandes entreprises et industries de l’agro-alimentaire parmi ses 700 exposants. Un mythe qui a sévi dans les orientations politiques depuis le début de la Politique agricole commune et qui s’est continuellement renforcé par ses réformes successives pour rendre l’agriculture européenne compétitive au détriment de l’agriculture familiale et de l’environnement. Même constat pour ce qui est de la promotion des agrocarburants qui, pour satisfaire notre fringale de ressources énergétiques (plus « vertes » paraît-il), soustrait à la production alimentaire de vastes terres agricoles, surtout dans les pays du Sud.
Une récente « Déclaration alimentaire européenne » vient à point. Ce n’est évidemment pas le progrès technique en tant que tel que nous contestons, mais son exploitation à des fins purement mercantiles. Des alternatives sérieuses au productivisme industriel existent pourtant. Elles sont rappelées notamment dans la récente « Déclaration alimentaire européenne » « en faveur d’une politique agricole commune saine, durable et équitable« .
C’est pourquoi, nous demandons aux organisateurs de la Foire agricole et aux responsables politiques qui la cautionnent de réorienter la ligne ultralibérale et business à tout crin de la Foire en faveur de l’agriculture paysanne et de favoriser les lieux de débat et de rencontres constructives avec les agriculteurs et les citoyens.

La femme en Iran

Publié le 10 septembre 2010 dans Interpellations

L’ACRF interpelle le Ministre des affaires étrangères et l’ambassadeur d’Iran en Belgique sur le non respect des droits des femmes en Iran. Des dizaines de femmes sont, chaque année dans ce pays, condamnées au fouet, à la lapidation ou à d’autres peines, dont la sauvagerie glace les sangs. Il est urgent, au-delà même du cas de Sakineh, que l’ONU rappelle au régime des Mollahs les promesses faites, en 2002 et en 2008, quant à l’abolition de ce type de châtiments. Il s’agit enfin de l’honneur d’un grand pays, doté d’une culture aussi magnifique qu’immémoriale, et qui ne peut se voir résumer, sous les yeux du monde, au visage ensanglanté, réduit en bouillie, d’une femme lapidée. Nous demandons au Ministre de faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer le respect des droits de l’homme en Iran.

Restructuration des TEC Luxembourg

Publié le 10 septembre 2010 dans Interpellations

Le 3 septembre, la Présidente de l’ACRF interpelle le chef de cabinet du Ministre Lutgen et une députée provinciale par rapport aux bruits qui circulent dans les médias sur la suppression de 600.000 km de lignes TEC en Province de Luxembourg. Cette Province rurale par excellence est déjà très mal desservie, des villages entiers sont isolés de toute voie de communication et c’est encore là qu’il faut faire des économies ! Le TEC est-il encore un service public ? A l’ACRF nous en doutons. Nous demandons que ce ne soit pas toujours les mêmes habitants qui fassent les frais des coupes drastiques en vue de faire des économies

L’effet boomerang

Publié le 13 juillet 2010 dans Interpellations

boomerang05De nombreux pays, suite à la mondialisation des échanges commerciaux se sont endettés…

Cela provoque des effets négatifs tant au Nord qu’au Sud de la planète.
Le spectacle ouvre une fenêtre sur la compréhension des conséquences de la mondialisation économique.

Création collective : « Les Aragnes ».

 

Mise en scène : Centre Dramatique en Région Rurale, Emile Hesbois.
Collaboration Entraide et Fraternité Pierre Gillet.

Avec l’aide du Ministère de la Communauté française et des Affaires Sociales.

Fiche Technique

Durée du spectacle : 30 minutes

Matériel nécessaire : néant

Jeu sans plateau au milieu du public

Coût : 350,00 €

Folder de présentation

L’effet boomerang par l’atelier « Les Aragnes » de L’ACRF
Mise en scène d’Emile Hesbois du Centre Dramatique en Région Rurale

Présentation dans le programme du Festival international de théâtre-action.
Pour changer le dialogue Sud-Nord, il faut des actions concrètes et aussi une compréhension des mécanismes créateurs de sous-développement, dette, « effet boomerang ». Une collaboration est née avec l’ONG Entraide et Fraternité pour mettre en lumière les analyses de Susan George dans son livre «L’effet boomerang ».

Dans l’Appel ( J.B. )

Banque Mondiale, FMI, OMC sont des termes souvent utilisés par les médias quand ils traitent de l’économie mondiale…Et voici que ces acteurs sont mis en scène par « Les Aragnes » du nom wallon pour Araignées d’un atelier théâtral de l’Action Chrétienne Rurale des Femmes( ACRF).
Ce sont donc des actrices, non-professionnelles, qui représentent avec beaucoup de réalisme, ces acteurs, le plus souvent masculins et très professionnels, de la vie politique et économique du monde. Sont ainsi typés les jumeaux Fond Monétaire International et Banque Mondiale, par une même actrice évidemment, mais aussi avec haut-de-forme et habit à queue de pie, l’Organisation Mondiale du Commerce….

…A leurs côtés, il y a le couple des décideurs politico-économiques des pays dits développés aux prises avec excédents de productions et chômage ainsi que deux des dirigeants des pays du Sud dont les discours politiques apparaissent bien comme de simples façades. Ceux-ci ne résistent pas aux armes des gendarmes financiers internationaux que sont les programmes d’ajustement structurels, suppression des services publics, privatisations, échanges inégaux de matières premières aux bas prix contre produits finis toujours plus chers, dévaluations, intérêts des dettes extérieures etc…Quand ce ne sont pas des miroirs aux alouettes du genre : « Avec nos tracteurs , vous aurez une agriculture à haute technologie » !
Qu’ils soient du Nord ou du Sud , les dirigeants nationaux cherchent à mettre dans le coup les citoyens-spectateurs… Mais le jeu théâtral caricature à peine la réalité : de dialogues et d’échanges, il n’y en a quasi pas, tellement les discours avancés sont rapides et sans appel : « La charité n’existe pas en affaires ; laissez cela aux Eglises », « Place à la Sainte Trinité Productivité, Rentabilité, Compétitivité », « Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain »

Ainsi, toute l’assistance est-elle rendue plus consciente de l’effet boomerang de la mondialisation du commerce. Mais face à cette valse de mesures à vous couper le souffle- et les moyens d’existence- pointe quand même un air frais, un air porté par les paroles de « Lily » une jeune immigrée rêveuse…
« L’Effet Boomerang » est une animation théâtrale à voir, à faire voir, et à revoir, même si tout n’est pas dit en trente minutes à propos du commerce mondial, et surtout , de la spéculation qui concerne aujourd’hui 95% des transactions financières faites à travers le monde…

Dans Vers l’Avenir ( P.L.)

…L’effet boomerang, une pièce engagée qui critique ouvertement les effets pervers de la mondialisation de l’économie… Les dialogues ont le mérite d’être clairs , même incisifs. On ne tourne pas autour du pot et les spectateurs, intégrés dans le spectacle par le jeu d’acteurs francs et rôdés, n’ont pu qu’apprécier…

De Jean Debouny à Havelange

A l’affiche: L’effet boomerang, pièce écrite par les actrices mêmes de la troupe Les Aragnes. Pièce à thème, destinée à secouer notre passivité citoyenne qui fait la part belle au cynisme du F.M.I., de la Banque Mondiale et leurs hommes de paille: les décideurs politiques du Nord et du Sud. Jusqu’ à quand la population mondiale se laissera berner par les slogans de la « Sainte Trinité, Productivité, Rentabilité, Compétitivité » ? Un théâtre engagé où l’on ne rit guère. L’on grince, comme dans les contes philosophiques de Voltaire, tressautant au rythme des électrochocs que nous envoient les actrices métamorphosées en automates, en abstractions caricaturales et fallacieuses d’un chantage économique à l’échelle planétaire, dont nous sommes tous complices.

Le théâtre considéré comme l’outil didactique par excellence de la résistance aux pouvoirs économiques. Une initiative à saluer.