Interpellations

Ouverture de casernes mais …

Publié le 10 décembre 2010 dans Interpellations

Le 2 décembre l’ACRF écrit au Premier Ministre et au Ministre de la défense pour les questionner sur la gestion des sans-abris. Ce premier décembre 2010, au plus fort de l’hiver, vous avez gracieusement ouvert les portes de huit casernes militaires afin d’accueillir des sans-abri pour la nuit. Nous vous remercions chaleureusement pour ce geste. Malgré tout, nous sommes choquées d’entendre que les bénéficiaires de ses chambrettes ne pourront avoir accès à une salle de douche, ni profiter d’un petit déjeuner Par ailleurs, il nous semble que les heures d’ouverture (22h) et de fermeture (06h) des casernes ne sont pas adaptées. L’ACRF demande que l’accueil des sans-abris se fasse dans la dignité et que des mesures structurelles soient prises pour que des solutions de secours ne doivent plus être prises à chaque début d’hiver.

La pénurie de sel augmente les risques

Publié le 10 décembre 2010 dans Interpellations

Suite aux difficultés de circulation engendrées après l’offensive hivernale, l’ACRF questionne le Ministre Lutgen sur la pénurie de sel en Wallonie. L’hiver dernier, il avait été proposé aux communes de faire des commandes groupées avec la Région wallonne pour bénéficier d’un meilleur prix et d’un approvisionnement régulier et suffisant. Certaines communes ne sont pas entrées dans le système, pourquoi ? Des fournisseurs n’ont pas respecté leurs engagements et le sel manque. Le Ministre a-t-il un moyen pour faire pression sur ces fournisseurs ?

Pour le relèvement des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et la suppression de la discrimination vis-à-vis des cohabitant(e)s.

Publié le 10 décembre 2010 dans Interpellations

 

Nous,
travailleurs et travailleuses, avec ou sans emploi, allocataires, pensionné(e)s, citoyen(ne)s, associations et organisations,

demandons au Gouvernement belge et aux Parlementaires fédéraux de
soutenir le relèvement des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et la suppression de la discrimination vis-à-vis des cohabitant(e)s.

Les allocations octroyées par les CPAS (Revenu d’Intégration Sociale) sont (en mars 2009) de 711 euros par mois pour un isolé et de 474 euros par mois pour un cohabitant.

Ces allocations sont insuffisantes pour permettre de vivre et garantir effectivement le droit des personnes à la dignité humaine. Elles doivent être au moins relevées au niveau du seuil de pauvreté (860 euros par mois pour un isolé, selon l’enquête SILC 2006). Il ne suffit pas de mesurer la pauvreté, il faut la combattre!

De plus, le système actuel, qui leur octroie une allocation réduite, est discriminatoire vis-à-vis des cohabitants, et en particulier pour les femmes, qui sont les premières touchées par cette mesure. Nous refusons qu’on continue à pénaliser, pour l’accès aux allocations sociales, le choix des personnes de vivre en couple. Nous refusons que l’on contraigne ces personnes à choisir entre renoncer à une vie de famille ou vivre celle-ci en fraude, avec les risques que cela comporte. Les allocations de chaque cohabitant doivent êtres égales à celles des isolés.

Les autres allocations sociales et minimums sociaux (pensions minimales, chômage, allocations aux personnes handicapées, aux malades et invalides, et garantie de revenus aux personnes âgées… ) doivent également être portées au-dessus du seuil de pauvreté et au même niveau pour les cohabitant(e)s que pour les isolés. En 1980, l’allocation de chômage moyenne représentait 41% du revenu moyen, aujourd’hui celle-ci n’est plus que de 27% de celui-ci. Ce glissement des allocataires vers la pauvreté est inacceptable.

D’après l’évaluation réalisée par la Cour des comptes, le coût du relèvement des allocations au- dessus du seuil de pauvreté serait d’à peine plus d’un milliard d’euros.
Nous estimons que ce serait un effort très raisonnable et à notre portée : la fraude fiscale coûte à elle seule chaque année 20 milliards d’euros (et celle-ci provient à 57% des 10% des ménages les plus riches). Il faut diminuer les avantages donnés aux ultrariches pour garantir le bien être de tous et permettre à chacun de vivre dignement.
Afin de permettre à tous les travailleurs de bénéficier d’une plus juste part de la richesse nationale, le salaire minimum garanti (1.399 euros bruts en mars 2009) doit parallèlement être relevé. Il faut également augmenter le financement fédéral des CPAS, pour éviter de faire porter aux communes pauvres l’essentiel du coût de la lutte contre la pauvreté.

Nous appelons l’ensemble des démocrates et des progressistes à construire un large front pour soutenir l’adoption d’une loi ou de toute autre disposition relevant les allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et supprimant la discrimination vis-à-vis des cohabitant(e)s .

 

Les services publics ne sont pas à vendre ! Interpellations lors de la Marche Mondiale des Femmes Belgique 2010

Publié le 1 décembre 2010 dans Interpellations

Les services publics ne sont pas à vendre ! Interpellations lors de la Marche Mondiale des Femmes Belgique 2010

Les femmes jouent un rôle spécifique dans l’accès et l’utilisation des biens communs, c’est-à-dire les éléments indispensables pour répondre aux besoins de base nécessaires à la vie et à la survie tels que la nourriture, l’eau, le logement, la santé, l’éducation et l’accès aux services publics. La crise financière actuelle a avant tout un impact social qui pénalise en premier lieu les femmes car cette crise détériore les services publics dont les femmes sont les premières utilisatrices et augmente l’insécurité alimentaire des personnes les plus vulnérables. Des femmes de Belgique se refusent au sentiment d’impuissance, veulent réagir et proposent des alternatives. Elles disent NON à un système – capitaliste, il faut le nommer – qui privilégie la valeur marchande, la valeur d’échange des biens communs et le profit que l’on peut en tirer. Elles exigent un système qui replace l’être humain au centre des échanges et au coeur des solutions apportées pour répondre aux besoins vitaux de touts et toutes.

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Les pauvretés. Des femmes rurales interpellent les politiques

Publié le 1 décembre 2010 dans Interpellations

La pauvreté est au cœur des préoccupations de l’ACRF. Entre septembre 2009 et juin 2010, elle a guidé notre thème d’année et nos groupes de réflexion autour d’une question : « Crises multiples, renforcement des pauvretés, que pouvons-nous faire ? » Nous nous sommes interrogées tout particulièrement sur le sort des femmes. Quand la Fédération des CPAS de Wallonie a voulu connaître le profil de l’homme le plus pauvre, elle a découvert qu’il s’agissait … d’une femme ! Sur les 18,3 % de pauvres, 19,9 % sont des femmes contre 17,7 % d’hommes. Etre pauvre dans notre pays, c’est vivre avec moins de 878 EUR net par mois pour un isolé. Le travail mené dans nos régionales et groupes locaux a mis en évidence deux préoccupations principales : la santé et le travail rémunéré/le non-travail. Il a permis de rédiger ces interpellations qui ont été remises personnellement au Secrétaire d’Etat à la pauvreté, Philippe Courard, le 10 juin 2010.

téléchargez: 2010_Interpellations_Pauvretes

L’ACRF souhaite des vraies décisions

Publié le 10 novembre 2010 dans Interpellations

Le 26 novembre, l’ACRF interpelle le Premier Ministre et le Ministre du climat sur le sommet de Cancun. Selon notre mouvement, un accord international ne pourra être trouvé qu’à la condition que les pays industrialisés donnent l’exemple au reste du monde, mais aussi aide les pays pauvres à se préparer aux bouleversements écologiques. Par conséquent, nous vous demandons instamment :

  • de mettre effectivement des mesures en place pour contrer les changements climatiques sur le territoire belge (3% de diminution des GES chaque année ;
  • de porter l’objectif européen en matière de réduction de CO2 à une diminution de 30% des GES pour 2020 (plutôt que 20%) ;
  • de mettre en place une transition juste vers une économie bas carbone, durable et verte, avec des emplois décents et le respect des droits sociaux ;
  • de mettre tout en œuvre pour aboutir à un accord international contraignant et ambitieux pour faire reculer les émissions de gaz à effet de serre.
    Cet accord doit donc comprendre :

    • des objectifs en ligne avec le rapport scientifique du GIEC le plus récent ;
    • des mesures qui limitent le réchauffement climatique planétaire en-dessous des 2°C (comparé au début de l’ère industrielle) ;
    • des efforts menés en premier lieu à l’intérieur des frontières des pays industrialisés, suivant un modèle de développement durable ;
    • vu la responsabilité historique des pays industrialisés dans le réchauffement climatique le transfert de moyens financiers et techniques substantiels vers les pays en voie de développement;
    • la prise en compte des possibilités pour les pays en voie de développement, de réduire leurs émissions, y compris via la lutte contre la déforestation, et de s’adapter aux conséquences des changements climatiques ;
    • des moyens additionnels aux 0,7% promis de l’aide au développement
    • un accord équitable et socialement juste entre tous les pays signataires
    • une entrée en vigueur et la mise en pratique urgentes de l’accord.