Interpellations

Suppression du plafond d’accès au SECAL

Publié le 16 juin 2020 dans Interpellations

Bonjour à toutes et tous,

Nous sommes à la veille de la Commission Finances et Budgets de la Chambre au cours de laquelle le point sur la suppression du plafond d’accès au SECAL doit repasser ! Nous avions pensé à une action-éclair via Twitter pour encourager les député·e·s à voter la suppression de ce plafond.  Voici ce que nous nous proposons :
Sur Twitter, les associations de la plateforme diffusent la phrase suivante tout en tagguant les parlementaires de la Commission Finances :  » Suppression du plafond #SECAL : Votez pour ! Les femmes solos et leurs enfants comptent sur vous »
Chaque association peut contacter par exemple : un MR, un PS, un Ecolo, un PTB, etc., tant membres effectives·tifs que suppléant·e·s. Idem du côté NL.

Ci-dessous la liste des membres de la Commission.

Président(s):
MR: Florence Reuter
Vice-Président(s):
sp.a: Jan Bertels
PVDA-PTB: Marco Van Hees
MembresEffectifs:
N-VA: Kathleen Depoorter , Sander Loones , Wim Van der Donckt
Ecolo-Groen: Kristof Calvo , Georges Gilkinet , Dieter Vanbesien
PS: Hugues Bayet , Malik Ben Achour , Ahmed Laaouej
VB: Kurt Ravyts , Wouter Vermeersch
MR: BenoîtPiedboeuf , Florence Reuter
CD&V: Steven Matheï
PVDA-PTB: Marco Van Hees
Open Vld: Christian Leysen
sp.a: Jan Bertels
Membres Suppléants:
N-VA: Peter Buysrogge , Joy Donné , Michael Freilich , Tomas Roggeman
Ecolo-Groen: Laurence Hennuy , Marie-Colline Leroy , Stefaan Van Hecke , Gilles Vanden Burre
PS: Mélissa Hanus , Christophe Lacroix , Patrick Prévot , Sophie Thémont
VB: Steven Creyelman , Erik Gilissen , Reccino Van Lommel
MR: Benoît Friart , Isabelle Galant , Nathalie Gilson
CD&V: Hendrik Bogaert , LeenDierick
PVDA-PTB: Steven De Vuyst , Peter Mertens
Open Vld: Egbert Lachaert , Vincent Van Quickenborne
sp.a: John Crombez , Joris Vandenbroucke

Le Covid 19, et après ? Journal d’un confiné (8 avril-8 mai)

Publié le 13 mai 2020 dans Interpellations

Le déconfinement a commencé. À quoi bon revenir sur ces vieilles histoires ? Et pourtant. Si elles nous invitaient à ne pas oublier ? À la vigilance. À ne pas tolérer certaines décisions, à soutenir de nouvelles et  » bonnes pratiques  » ?
Chère lectrice, cher lecteur, je lis tous les jours des  » cartes blanches « , des  » opinions « , des  » tribunes  » savantes et intéressantes. Je regarde aussi (presque) tous les soirs les JT de la Une et de FR2. Un rituel moins stimulant ! Je t’écris début mai depuis mon petit village, un environnement privilégié : jardin, terrasse ensoleillée. Je t’écris aussi avec un proche en soins intensifs depuis quatre semaines.  » Allez Louis, on est avec toi !  »
Quelle info ?
Je suis frappé par la répétition des éditions  » spéciales  » qui, à force d’être quotidiennes, n’ont plus rien de spécial. Le même scénario tous les jours. Les chiffres de la pandémie. Les avis des experts. Des images émouvantes, inquiétantes, rassurantes parfois quand on aperçoit une personne de 96 ans sortir de l’hôpital. Des soignantes, des deuils qu’on ne peut partager, des maisons de repos envahies par le virus. La saga des masques. Sans oublier la note finale : les concerts avec le voisinage.
J’écoute attentivement les gens autour de moi et je suis frappé par les réactions dominantes : l’impact de ce qui a été dit-vu au dernier JT (celui de RTL le plus souvent), la critique du monde politique (il y a de quoi ! mais il ne faudrait pas les mettre tous dans le même panier), la confiance accordée aux scientifiques-experts (presque tous des hommes !) largement liée à leur  » bonne bouille « . C’est une sorte de liturgie dans laquelle nous sommes enfermé·es. Dans ces moments-là, pas question de sortir du cadre. Pas le temps pour prendre du recul ? C’est un choix discutable.
Notez le poids des chiffres. Ah, les chiffres ! On leur fait dire ce qu’on veut aux chiffres. On adore les comparaisons avec la Flandre. Avec d’autres pays aussi. On voit Trump devant un tableau où la Belgique est le plus mauvais élève de la planète ! Quelques timides voix s’élèvent pour dire qu’il faut se méfier de ces chiffres. On ne calcule pas de la même façon ici et là. La carte de France nous révèle à quel point il faut pondérer ces chiffres : des zones rouges, mais aussi des zones rurales à peine touchées. Pourtant, quand les courbes quotidiennes sont en baisse en ce début mai, ça rassure. Même si on parle de plus en plus d’une seconde vague. Il faut entretenir le suspense.
Je note que tout ce  » bruit  » éclipse (presque) totalement des questions jugées, à juste titre, très graves jusque-là : le climat, les migrations, la famine, les déforestations… Tout ce bla-bla est insupportable quand on a un proche en soins intensifs.
 » La  » conférence de presse
Le sommet a été atteint le vendredi 24 avril. Vous vous souvenez ? Réuni à 14h, le Conseil National de sécurité devait annoncer l’agenda très attendu du déconfinement. Émissions  » spéciales  » dès 17h. Pronostics des journalistes et des experts. Les politiques allaient-ils suivre l’avis des scientifiques qui a fuité dans la presse ? Suspense ! Un vrai match. Qui va l’emporter ? Il faudra tenir l’antenne jusqu’à 22h. Le ton va passer du sérieux au badin (insupportable quand on a un proche qui…). Vers 20h30, les phares des voitures ministérielles s’allument. Ça c’est de l’info ! Vers 22h., les ministres-présidents s’installent autour de la Première. Mines graves. Au fil des minutes, on se demande à quoi on assiste. Un exposé  » grand public  » avec des tableaux illisibles ? Une conférence de presse ? Dès le lendemain, des ministres de premier plan contredisent la Première. La cacophonie !
Avec un peu de recul, je vois qui pèse le plus dans les décisions prises. Quels sont les lobbys qui donnent le  » la « . Pas les personnels des maisons de repos qui n’ont pas été consultés et à qui on annonce, lors de le conférence de presse précédente, de l’ouverture des portes de leurs institutions. Pas celles et ceux qui préconisaient le calendrier le plus prudent. Les premiers gagnants ? Les jardineries et les magasins de bricolage ! Tout un symbole. Un signal d’alarme.
Les solidarités
De multiples gestes de solidarité ont heureusement révélé le meilleur de notre société. Au niveau local surtout : faire les courses pour les voisin·es. Apporter des vivres aux membres du personnel soignant, dans les maisons de repos. Réaliser des masques pour la famille, l’entourage et bien au-delà. Gratuitement le plus souvent. Prendre régulièrement des nouvelles des personnes isolées.
Les fameux concerts à 20h. Chouette. Une bouffée d’oxygène ! Mais qu’en restera-t-il ? En termes de considération pour tous ces métiers  » de base « , pour tous ces  » invisibles  » sans lesquels la vie en société serait invivable ? Et en termes de rémunérations ? Vigilance.
La proximité ? Relocaliser qu’ils disent tous. Eh oui, les commerces alimentaires de proximité ont connu un certain succès. Mais cela ne peut masquer ou faire oublier que les grandes surfaces ont été dévalisées aux premiers jours du confinement. Comment maintenir et amplifier l’indispensable développement des circuits courts ? Parce qu’on ne peut oublier que, en même temps, Amazon and co ont dû engager des dizaines de milliers de personnes tant la demande en ligne explosait.
Et l’Europe ? La cacophonie et le chaos. Chacun pour soi. Oubliées des règles qui paraissaient immuables et justifiaient l’austérité. Mais les pays du Sud sont quand même renvoyés sans ménagements. Avec le risque de regonfler un Salvini et une extrême-droite italienne en perte de vitesse. Les eurocrates n’ont rien prévu, rien compris, rien appris. Qui dicte le tempo ? De mauvais augure.
Il n’est pas trop tard
Vous me lisez début juillet. Vous avez encore plus d’éléments pour percevoir si nous sommes sur la voie d’un retour à  » l’a-normal « . Certains prophètes de malheur avertissent :  » Après les crises, tout est possible, y compris le pire ! « . Vigilance, encore vigilance.
Il n’est pas trop tard pour veiller à ce que l’hommage rendu quotidiennement aux soignants soit suivi d’effets. Pour que l’investissement public dans le secteur des soins de santé soit revu à la hausse. Et pas un peu ! Vigilance et persévérance.
Il n’est pas trop tard pour accorder une plus grande considération, morale et matérielle, à tous les métiers qui ont fait que le confinement ne vire pas à l’écroulement : les aides à domicile, les éboueurs, les personnels de nettoyage, les caissières… En grande majorité des femmes. Et puis il y a toutes celles et tous ceux dont la situation s’est encore détériorée. Les pauvres. Quelles mesures prendre pour qu’ils/elles (plus nombreuses) ne paient pas la crise ? Énorme défi ! Vigilance et exigence.
Un désordre établi
Pour le meilleur ? Pour donner tort au TINA (1) de Margaret Tatcher, il faudra repartir de la base. Des principales victimes de la pandémie, après les défunts et leur entourage. C’est-à-dire les anciens et les nouveaux perdants du désordre établi. Il faudra dénoncer et refuser des investissements massifs dans des secteurs qui ont déjà profité de la crise de 2008 (multinationales, banques, compagnies aériennes, spéculateurs…). Il faudra repenser les finalités de l’école (nous y reviendrons en septembre). Il faudra évidemment revendiquer et exiger qu’un État régulateur soit renforcé et capable (mieux, décidé !) à investir dans les soins de santé, à contrôler l’industrie pharmaceutique, à instaurer une toute nouvelle fiscalité !
Nous aussi, donnons tort à Tatcher ! Il y a des alternatives. Elles se multiplient. Nous pouvons contribuer à leur succès en y investissant plutôt qu’en faisant confiance aux investissement soi-disant  » socialement responsables  » (2) des banques classiques. Les coopératives, l’économie sociale, les circuits courts, les monnaies locales… Les jeunes qui ne demandent qu’à construire un avenir plus équitable et plus respectueux de notre planète. Lueur d’espoir : Louis sort de son long coma !  » On va gagner, Louis !  »
Les conditions : vigilance, persévérance, patience (mais pas trop), exigence. Et confiance dans notre force collective.
Jacques Liesenborghs
(1) Abréviation pour  » There si no alternative « , qui signifie en anglais  » il n’y a pas d’alternative (au capitalisme) « .
(2) On parle des ISR, des investissements dit  » socialement responsables « . Démontage de cette qualification trompeuse dans le magazine  » Investigation  » de la RTBF du 29 avril.

DÉCLARATION DE LA FIMARC SUR LA PANDÉMIE DE COVID 19

Publié le 8 mai 2020 dans Interpellations

Nous, membres du Bureau de la FIMARC, exprimons notre profonde inquiétude concernant l’impact de la pandémie COVID-19 sur les agriculteurs, les pêcheurs et autres petits producteurs alimentaires, les pauvres des zones rurales et urbaines, les travailleurs journaliers et saisonniers, les migrants et les chômeurs, et exprimons notre solidarité à tous. La maladie se propage très rapidement partout et est devenue un problème mondial qui appelle des réponses autant mondiales que locales.
La pandémie COVID-19 a des effets négatifs sur la production alimentaire, l’offre et la demande de denrées alimentaires, la distribution, la commercialisation et la sécurité alimentaire à tous les niveaux. La vie et les moyens de subsistance de millions de travailleurs salariés, de pêcheurs et de familles d’agriculteurs sont gravement touchés et menacés par cette pandémie. Fermeture des frontières, confinement, quarantaine, perturbations du commerce limitent l’accès des populations à des ressources alimentaires suffisantes et diversifiées dans la plupart des pays. Le confinement lié au COVID-19 signifie que les pauvres des zones rurales et urbaines n’ont plus de nourriture ni de travail. Des millions de personnes des régions sous-développées sont confrontées à la pauvreté et au dénuement du fait de l’arrêt de l’activité économique en raison des mises en confinement.
La fermeture des marchés locaux et une moindre fréquence d’accès aux petits commerces réduisent la demande de produits frais et de produits de la pêche, affectant à la fois les producteurs et les fournisseurs qui sont également confrontés à la hausse des prix des denrées alimentaires et à la limitation de leur pouvoir d’achat. Les restrictions sur le tourisme, la fermeture des restaurants et des cafés et la suspension des repas scolaires aggravent la pauvreté. Des millions d’enfants n’ont plus accès aux repas scolaires qui sont leur principale ressource alimentaire. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de protection sociale, ni d’assurance maladie. Les travailleurs journaliers ou saisonniers, les migrants, les personnes déplacées et celles touchées par les conflits sont confrontées à une faim extrême car elles n’ont aucun revenu, ni soutiens ou mesures de protection sociale. De nombreux pays ont annoncé des mesures soudaines de confinement sans aucune disposition de protection des travailleurs pauvres et vulnérables vivant dans des conditions économiques précaires. Les pays en développement sont particulièrement menacés, car la pandémie COVID-19 peut entraîner une importante réduction des activités de production à haute intensité de main-d’œuvre (agriculture, pêche, petites entreprises, etc.).
Nous ne condamnons pas les mesures nécessaires telles que le confinement et les autres moyens de protection des personnes. Cependant, nous demandons que les personnes pauvres et vulnérables, les travailleurs, les petits agriculteurs et les familles ne souffrent pas de façon particulièrement dure et qu’ils reçoivent toute l’aide nécessaire pour traverser cette période difficile afin d’éviter une crise alimentaire, économique et sociale.
Au fil des ans, la plupart des gouvernements ont mis en œuvre des politiques économiques néolibérales qui ont réduit de manière drastique les dépenses publiques des services de santé et permis leur privatisation. Les effets catastrophiques de ce Covid-19 sont les conséquences de ces décisions politiques. Dans de nombreux pays, les pauvres et les personnes à faibles revenus sont les victimes des systèmes de santé privatisés. De nombreuses personnes ne détectent pas leur infection car elles ne peuvent supporter le coût élevé des tests et des traitements. Cela peut être la cause d’une grave menace d’expansion du COVID 19 au sein des communautés et de la mort éventuelle de millions de personnes. L’auto-isolement ou l’enfermement social peut aussi provoquer un stress traumatique, un mélange de peur et de colère chez des individus avec une augmentation de la violence domestique et familiale. Nous appelons donc les autorités à fournir en urgence des orientations et un soutien psychologique aux individus et aux familles. La FIMARC appelle également à la gratuité des tests et des traitements pour les patients atteints de COVID, quels que soient leurs revenus, leur nationalité, leur sécurité sociale ou leur statut de réfugié.
Nous craignons que la plupart des gouvernements, dans le cadre de leurs politiques néolibérales, donnent la priorité aux dispositions économiques, aux incitations et aux programmes de sauvetage et de protection des industries à grande échelle, à l’agrobusiness et aux banques. Nous nous opposons fermement à une telle approche et appelons à ce que les groupes les plus vulnérables soient au centre des politiques visant à combattre l’impact de la pandémie COVID-19 à la fois sur la santé et l’économie.
Il est évident que la crise menace dans le monde entier l’approvisionnement en denrées alimentaires et autres produits de base essentiels et que les systèmes alimentaires agro-industriels et les chaînes transnationales des super marchés sont quasi paralysés à cause des distorsions du commerce transfrontalier et des transports. Cependant les petits producteurs alimentaires représentent plus de 70 % de la nourriture nécessaire à l’échelle de la planète et environ 90 % des produits alimentaires consommés par les communautés locales et les personnes à l’intérieur des frontières nationales. Nous ne devons pas oublier que les petits agriculteurs demeurent au centre de la production, de l’approvisionnement et de la distribution alimentaires dans tous les pays, même en cette période de crise, grâce à la vente directe, aux chaînes de circuits courts, aux systèmes de distribution publique et aux possibilités offertes par les marchés locaux. Les petits producteurs alimentaires continueront à jouer leur rôle important en promouvant un système alimentaire écologiquement rationnel et socialement juste. Ils sont et resteront les champions et les gardiens de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, même en pleine épidémie de COVID 19. Ils constituent les solutions et les réponses positives pour assurer une alimentation saine pour tous et ne devraient pas être seulement considérés comme de simples victimes ou un groupe vulnérable de cette crise.
Nous saisissons cette occasion pour féliciter et soutenir les équipes de soins de santé du monde entier, les agents sanitaires, les agents de nettoyage et les autres personnes qui risquent leur vie pour combattre cette pandémie en première ligne. Nous appelons donc les gouvernements à fournir des assurances spéciales de santé et de vie pour ces combattants de première ligne.
Nous tenons aussi à souligner que la pandémie COVID 19 a eu des effets positifs importants pour le genre humain et la nature. Notre ciel et nos rivières sont plus clairs qu’auparavant, la biodiversité et l’environnement s’améliorent, les émissions de carbone et le réchauffement climatique diminuent, de meilleures habitudes de santé et d’hygiène deviennent les slogans du jour, la nature renaît, l’exploitation excessive des ressources naturelles diminue, ce qui nous donne plus de temps pour améliorer nos relations, même en famille, et pour écouter l’appel de la nature. C’est le moment de réfléchir à notre mode de vie, au mode de développement que nous avons promu et d’approfondir nos relations avec la nature et les autres êtres humains. Il est temps de prendre une nouvelle route. Nous devons vraiment construire une nouvelle histoire à partir des leçons que nous avons apprises. Allons de l’avant ensemble.
Dans ce contexte, la FIMARC formule les demandes suivantes:
Des mesures et services urgents en matière de soins de santé
  • La disponibilité et la gratuité du test COVID pour tous, quelle que soit la nationalité, y compris pour les immigrés clandestins. L’idéal est d’organiser le test COVID sur la population la plus large possible, sinon, un test rapide aléatoire, même pour ceux qui ne présentent aucun symptôme d’infection.
  • La mise en place de mesures et d’installations de quarantaine appropriées, sûres et adéquates à domicile ou dans les hôpitaux, dans les zones urbaines et rurales
  • La fourniture d’équipements médicaux adéquats, du matériel de sécurité et d’hygiène, y compris des masques, des désinfectants et des kits d’équipement de protection individuelle (EPI) pour tous les médecins en exercice et tous les autres professionnels de la santé
  •  Les gouvernements devraient prendre des mesures urgentes pour construire des infrastructures temporaires ou permanentes, notamment des hôpitaux, des ventilateurs, des unités de soins intensifs et assurer la fourniture de médicaments pour traiter gratuitement tous les patients atteints de COVID, avec un budget spécial pour les soins de santé publique. Personne ne devrait se voir refuser les tests et les traitements en raison de son statut de protection sociale

Une sensibilisation massive du public

  • Des campagnes massives de sensibilisation du public doivent être organisées dans les zones rurales et urbaines sur la pandémie de COVID 19 et les mesures de protection (y compris le port de masques, le lavage des mains, le respect de l’hygiène personnelle et environnementale et plus encore la distanciation sociale) à prendre pour prévenir la maladie
  • Les mouvements sociaux de base, incluant les membres de la FIMARC, devraient soutenir les programmes de sensibilisation et les initiatives des gouvernements pour aider les populations à sortir de cette crise.
  • Les médias et groupes sociaux ne doivent pas diffuser de fausses informations sur le COVID 19
  • Les médias devraient assumer le rôle moral et social de fournir à tous des informations vraies et opportunes plutôt que de susciter la peur et l’anxiété du public
  • Tous les membres de la FIMARC devraient suivre les mesures de confinement et soutenir la politique d’endiguement des gouvernements.
  • Les membres de la FIMARC peuvent également organiser des campagnes de sensibilisation (en fournissant du matériel d’hygiène, en préparant des brochures dans les langues locales sur les habitudes saines pour prévenir les maladies, des programmes de soutien communautaire) à la base pour prévenir l’expansion sociale de la maladie.

Un soutien économique viable aux plus vulnérables

  • Les gouvernements doivent fournir des financements en espèces pour soutenir les petits producteurs de denrées alimentaires, les petites entreprises, les travailleurs formels ou informels et les populations sans emploi pendant les périodes de fermeture et de quarantaine.
  • Les gouvernements doivent augmenter les dépenses publiques pour la relance et le redémarrage des activités économiques, en accordant la priorité aux groupes les plus vulnérables.
  • Prévoir des pensions anticipées pour les catégories les plus faibles de la société telles que les personnes âgées, les personnes handicapées, les veuves et autres groupes vulnérables.
  • Les gouvernements devraient mettre un moratoire sur tous les prêts et recouvrements de crédits des agriculteurs, des travailleurs, des petites entreprises et de tous les autres auprès des banques privées et publiques et autres organismes financiers.
  • Fournir des aides d’urgence aux petits producteurs, aux jeunes entreprises et aux petites entreprises
  • Le gouvernement devrait fournir gratuitement les services de base tels que l’eau et l’électricité à tous les groupes à faibles revenus pendant les périodes de blocage.
  • De meilleures installations de soins de santé doivent être mises en place dans toutes les prisons pour éviter la propagation du COVID 19.
  • Les membres de la FIMARC sont appelés à organiser des activités de secours telles que l’organisation de kits alimentaires, d’articles essentiels ou de matériel sanitaire.

Un renforcement des programmes de protection sociale

  • En augmentant les montants des transferts pour aider les familles à satisfaire leurs besoins fondamentaux ; en fournissant des paiements complémentaires pour compenser la perte de revenus des petits producteurs
  • Par la fourniture directe de nourriture par les gouvernements ainsi que par des dons de particuliers, de réseaux de solidarité et d’organisations non gouvernementales
  • En injectant des fonds dans l’agriculture, la pêche et les petites industries par le biais de subventions, pour aider la production alimentaire, les micro, petites et moyennes entreprises, les travailleurs occasionnels et le personnel salarié qui ne peut pas travailler lorsque toutes les activités s’arrêtent
  • Promouvoir un système économique qui réponde aux besoins des populations les plus vulnérables grâce à des filets de sécurité sociale, notamment un revenu de base universel, des soins de santé gratuits et d’autres mesures de sécurité sociale
Production et approvisionnement alimentaire
  • Les pays doivent répondre aux besoins alimentaires immédiats de leurs populations vulnérables.
  • Les pays devraient veiller à ce que les besoins alimentaires d’urgence soient satisfaits ; en ajustant et en élargissant les programmes de protection sociale ; en ajustant les programmes de repas scolaires de façon à maintenir la fourniture de repas aux enfants lorsque les écoles sont fermées.
  • La production alimentaire et le transport des denrées alimentaires, des médicaments et autres articles essentiels doivent être déclarés comme services essentiels et les mouvements de ces articles à l’intérieur du pays ou au-delà des frontières ne doivent pas être limités.
  • Les gouvernements doivent mettre en place des programmes spécifiques pour collecter directement les produits à un prix équitable auprès des petits producteurs alimentaires et organiser des canaux et des points de vente spécifiques pour la commercialisation, l’approvisionnement et la distribution.
  • Les gouvernements devraient prendre des mesures fermes contre la thésaurisation, le marché noir et la hausse des prix par les négociants et les intermédiaires
  • Les gouvernements devraient distribuer des céréales alimentaires essentielles et d’autres matériaux nécessaires pendant au moins trois mois par le biais de programmes de distribution publique à tous les pauvres des zones rurales et urbaines.
  • Les gouvernements, avec l’aide des détaillants, devraient prendre des initiatives pour promouvoir la livraison à domicile des denrées alimentaires et autres produits essentiels aux consommateurs
  • Les gouvernements devraient promouvoir des systèmes alimentaires localisés et diversifiés basés sur l’agroécologie et la souveraineté alimentaire
La solidarité est la clé de la lutte contre la pandémie
  • La solidarité et les coopérations nationales, régionales et mondiales sont essentielles pour lutter contre la crise actuelle. Les systèmes de soins de santé nationaux et mondiaux doivent être réorganisés pour le bien de l’humanité.
  • Les pays devraient partager les résultats de la recherche de médicaments et de vaccins en temps réel et ne pas viser le profit et le brevetage
  • Les pays devraient s’échanger les médicaments, masques, kits de test et autres informations pertinentes sur les traitements disponibles et en excédent
  • Les institutions financières internationales et régionales devraient accorder un allègement de la dette ainsi que des prêts inconditionnels à très faible taux d’intérêt, voire sans taux d’intérêt, aux pays en développement et aux pays sous-développés afin de lutter contre la pandémie et de stimuler leurs activités économiques post-pandémie
  •  Les institutions des Nations Unies devraient adopter une approche mieux coordonnée et plus cohérente dans la conception et la mise en œuvre de politiques, programmes et projets urgents à court et à long terme afin d’aider les gouvernements nationaux à faire face à la crise actuelle et à l’éventuel processus de construction de la nation.
Les agriculteurs, les travailleurs et les citoyens ordinaires devront relever d’énormes défis pour reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance. Il est nécessaire de mettre en place des mesures d’aide et de réhabilitation, pour aider les personnes touchées. Ne pas agir maintenant aura des conséquences catastrophiques et la FIMARC appelle donc tous les gouvernements, nos mouvements membres et les autres parties prenantes à agir en conscience pour faire le meilleur de l’histoire de l’humanité.

Lettre ouverte aux 12 ministres de la Conférence Interministérielle

Publié le 2 avril 2020 dans Interpellations

Dans le cadre de la Conférence interministérielle de ce 02 avril, les mouvements et associations féminins ont souhaité attirer l’attention des Ministres sur les difficultés que vivent les femmes victimes de violence.

Pour lire cette interpellation cliquez sur  https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_confinement-et-violences-faites-aux-femmes-quelles-mesures-adopter?id=10473104&fbclid=IwAR2_UNonheeUnlMLZaqmsJd29RoEaDjuMI1P-zWaNXeYVGrLTEoxwzvxS7o

 

 

 

 

 

GRAPA et la liberté des personnes

Publié le 2 mars 2020 dans Interpellations



Monsieur le Ministre,
L’ACRF – Femmes en milieu rural, est un mouvement d’éducation permanente présent sur tout le territoire de Wallonie. Il compte des centaines de membres. Beaucoup d’entre elles et pas toujours par choix, ont travaillé à temps partiel, elles ont des petites pensions et bénéficient de la GRAPA. Plusieurs ont déjà été contrôlées et ont dû se rendre à la commune, certaines parties faire des courses, d’autres en consultations médicales ou encore engagées bénévolement dans des associations n’ont pas pu ouvrir leur porte lors des contrôles par les agents de B-Post.
Plusieurs de nos groupes, lors de leurs réunions ont réagi et interpellé le mouvement à ce sujet.  Pour elles, c’est une atteinte à leur liberté de déplacement.
Pour lire cette interpellation adressée au Ministre des Pensions, M. Bacquelaine, cliquez sur ICI

L’union (européenne) fait la force

Publié le 3 mai 2019 dans Interpellations

En cette veille d’élections, l’ACRF – Femmes en milieu rural qui mène une campagne de sensibilisation sur la nécessité de l’Union Européenne, interpelle les députés européens et les candidats des partis belges aux élections européennes du 26 mars, suite au dépouillement des questionnaires remis à diverses personnes concernant leur représentation idéale de l’Europe.

Pour lire cette interpellation, cliquez sur 190503 interpellation finale Papier entête

N’hésitez pas à compléter notre questionnaire en vous rendant sur l’onglet action > campagne