Actualités générales

Une grainothèque à Assesse

Publié le 1 juin 2020 dans Actualités générales

Nous vous invitons à lire cet article et a nous rejoindre pour alimenter la grainothèque.  N’hésitez pas à diffuser ce projet pour que nos graines fleurissent un peu partout.  JUIN2020 Grainothèque

Non à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe. Oui à la souveraineté alimentaire, en Europe et dans le monde !

Publié le 25 mai 2020 dans Actualités générales

Nos collègues du mouvement CMR de France interpellent 
Le 28 avril 2020, la Commission Européenne a proposé un accord international permettant l’importation de 20 000 tonnes de viande bovine mexicaine en Europe, à droit de douane réduit. Cet accord doit à présent être voté par le Conseil des ministres de l’UE, et le parlement européen.
Cette proposition a fait réagir l’interprofession de la viande (Interbev) et les principaux syndicats agricoles en France, qui sont tous opposés à cette mesure, rappelant que jusqu’à présent, la viande bovine mexicaine était interdite d’importation en Europe faute de garanties suffisantes sur le plan sanitaire. De plus, la crise du Covid 19 a rappelé aux Etats l’importance de la souveraineté alimentaire en période de limitation des transports : pouvoir produire une alimentation de qualité localement est un atout.
Au sein du mouvement Chrétiens dans le Monde Rural, nous sommes particulièrement sensibles aux questions agricoles et alimentaires. Avec les agriculteurs et agricultrices membres de notre association, nous avons à cœur de réfléchir, de débattre et d’agir pour des systèmes alimentaires durables. Le CMR soutient tous les agriculteurs et agricultrices : personne ne doit être laissé de côté. Mais nous ne soutenons pas tous les modèles agricoles.
Encouragé-e-s par l’encyclique du Pape François, Laudato Si, sortie il y a 5 ans, nous voulons réaffirmer nos aspirations au sujet de l’agriculture et l’alimentation, et en particulier, aujourd’hui, sur la production et la consommation de viande.
Notre politique de l’alimentation doit viser à diminuer notre consommation de viande, pour assurer à toutes les populations qui en ont besoin de manger une viande de meilleure qualité, produite localement, qui permette une digne rémunération des éleveurs. En France, les éleveurs de bovins-viande sont parmi les plus bas revenus. Leur nombre diminue. Leur disparition pourrait encore accroître notre dépendance vis-à-vis du marché mondial. De plus, l’élevage bovin permet le maintien de prairies, utiles à la biodiversité, à la gestion de l’eau et à la lutte contre le changement climatique, et à l’entretien des massifs de moyenne montagne.
Nous sommes opposés à la libéralisation des marchés internationaux qui orientent les systèmes agricoles vers des modèles non durables (déforestation, accaparement des terres, culture intensive du soja et du maïs, absence de traçabilité).
Il est aussi nécessaire de se questionner sur ce paradoxe : Ce sont parfois les mêmes personnes qui dénoncent les accords internationaux qui pénalisent nos producteurs, qui « en même temps » défendent à corps et à cris, la vocation exportatrice de notre agriculture. Si nous sommes opposés à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe, de la même manière, nous sommes solidaires, des paysans d’Afrique de l’Ouest victimes des exportations de poudre de lait de l’UE, encore aggravées depuis le Covid19.
La souveraineté alimentaire devrait être la pierre angulaire de toutes les politiques agricoles et alimentaires dans le monde. Elle est incompatible avec les traités de libre-échange. La défense de la souveraineté alimentaire est une expression de solidarité internationale.
Nous encourageons donc les citoyens et les citoyennes à écrire aux eurodéputé-e-s à ce sujet.

Anne-Marie Blanchard et Dominique De Vivies, co-présidentes du CMR

Lire aussi les Libres Propos de Plein Soleil d’avril où nous nous exprimions sur le même sujet

Mercosur ACRF

« Le vivre ensemble aux soins intensifs » carte blanche de Claude Rolin

Publié le 13 mai 2020 dans Actualités générales

Si la pandémie que nous traversons soulève de nombreux défis, il est un qui me semble être trop souvent passé sous silence, celui de la capacité de nos sociétés démocratiques à sauvegarder et renforcer les mécanismes qui permettent le  » vivre ensemble « .
Sommes-nous en guerre ?
Les mots que nous utilisons pour nommer les choses sont lourds de sens. À la différence de notre Première ministre, le président français, Emmanuel Macron, comme d’autres, nous parle de guerre. L’usage de ce terme est problématique pour plusieurs raisons. Non parce qu’il évoque la gravité de la situation, mais parce qu’il en appelle à des mesures exceptionnelles. En temps de guerre, on désigne des alliés, mais également des traîtres qui doivent être dénoncés comme, par exemple, ces seconds résidents qui ont eu l’outrecuidance de se confiner dans leur lieu de villégiature. En temps de guerre, même les droits fondamentaux peuvent être mis en cause. En temps de guerre, c’est la suspension du politique, il n’y a plus qu’un seul objectif, la gagner. Tout le reste est remisé pour le lendemain de la victoire.
Une guerre se gagne avec des soldats, mais également avec des espions. Ceux qui surveillent le mouvement de l’ennemi, mais également qui nous surveillent tous. Chaque jour, la presse fait écho à la mise en place du  » tracing « , du traçage. Va-t-on demain nous coller un code QR pour mieux nous tracer. Une fois de plus, méfions-nous de la signification des mots. Je suis heureux de noter que nos ministres régionaux et communautaires de la Santé nous parlent de  » suivi de contact  » terme beaucoup plus approprié. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un suivi humain, d’un accompagnement, en particulier des personnes les moins favorisées, les plus en difficulté.
Ceux qui rêvent d’un formidable système, qui au travers de nos GSM ou tablettes permettrait de nous pister 24 heures sur 24, devraient porter un regard un peu plus critique sur ce qui se met en place en Chine. Cela nous renvoie à la société panoptique décrite par Michel Foucault qui dans Surveiller et punir notait que  » la peste, c’est l’épreuve au cours de laquelle on peut définir idéalement l’exercice du pouvoir disciplinaire « . Il précisait cette vision en affirmant que  » pour voir fonctionner les disciplines parfaites, les gouvernants rêvaient de l’état de peste  » Manifestement les Xi Jinping, Orban, Bolsanaro ou Erdogan pensent pouvoir réaliser leur rêve. Les technologies, dont l’intelligence dite artificielle, ne remplaceront pas le contact humain, du moins tant que nous vivons dans une société qui peut s’appeler humanité. Plus fondamentalement, la notion de guerre n’est absolument pas appropriée. S’il nous faut parler de mobilisation, c’est de mobilisation pour le  » care « , pour le soin dont il doit être question. La guerre, c’est le combat contre l’autre, le  » care « , le soin, c’est l’attention à l’autre.
Celles et ceux (majoritairement des femmes) qui sont le plus exposés, dont les tâches sont enfin reconnues comme indispensables sont celles et ceux qui exercent les métiers du  » care « , les métiers de la santé, de l’éducation, du social, du service à la personne ou aussi du commerce ou de la propreté (déchets, poubelles, etc.). Métiers qui en temps  » normal  » sont mal considérés, mal rémunérés… Et surtout, qu’on ne nous parle pas de première, de seconde ou de troisième ligne. Toutes et tous sont essentiels.
L’attention pour l’autre me paraît renvoyer directement à la pensée de philosophes comme Emmanuel Mounier, Paul Ricœur ou Axel Honneth et elle renvoie clairement à la notion de reconnaissance.
Pour une véritable politique de santé publique
La pénurie de masques, de gel, de médicaments est encore loin d’être derrière nous. Elle est révélatrice de notre manque d’anticipation, mais surtout de notre peu d’investissement dans la santé publique.
Nos gouvernements ont, comme beaucoup d’autres, multiplié les économies aux dépens des soins de santé. Il est probable que la ministre actuelle de la Santé en fasse les frais. Mais, en nous focalisant sur elle, nous risquons de passer à côté d’une véritable responsabilité collective. À force de clamer qu’il faut réduire les impôts ou lutter contre la rage taxatoire, nous nous sommes  » impuissantés « . Il est grand temps que l’impôt soit enfin regardé comme un outil indispensable au  » vivre ensemble « . C’est la grande victoire idéologique des néo-libéraux d’avoir pu faire pénétrer dans les esprits l’idée de  » charges  » fiscales ou de charges sociales en lieu et place de contributions (avec les épaules les plus larges qui contribuent le plus) et de cotisations sociales.
Quant à la politique de santé publique, nous l’avons oubliée, estimant probablement que les épidémies, c’étaient pour les autres, les Asiatiques ou les Africains. Nos civilisations ont voulu oublier, qu’elles aussi, étaient fragiles. Il nous faut absolument étudier les signaux faibles, financer la recherche publique, ne pas laisser le monopole aux firmes multinationales qui sont obnubilées par leur efficacité financière et développer un ambitieux programme de soutien aux pays les moins favorisés pour qu’ils puissent se doter de véritable politique de santé avec les moyens idoines. Ne l’oublions pas, en laissant l’Afrique, seule face à ses misères, ce sont des bombes sanitaires mondiales que nous prenons le risque de voir exploser.
Nous devrons également repenser la dépendance européenne vis-à-vis de l’extérieur en ce qui concerne les productions stratégiques tant en médicaments qu’en matériel.
La menace d’un virus encore plus dangereux
Contrairement à ce que certains pensent, j’ai la conviction que les crises ne sont pas porteuses de temps meilleurs. Au contraire, elles portent en elles d’immenses dangers. Pour reprendre la célèbre expression d’Antonio Gramsci  » La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne, on observe les phénomènes morbides les plus variés « . La crise économique et sociale qui s’annonce risque d’amplifier la défiance (déjà existante) entre les citoyens et la démocratie représentative. Les dérives nationalistes et/ou autoritaires sont à nos portes et il est impératif de travailler à la solidification démocratique de nos sociétés. Le principal défi sera de reconstruire le vivre ensemble mis en danger par cette crise et ses multiples répercussions.
Claude Rolin (ancien député européen et président des Mutualités chrétiennes de la province de Luxembourg) Le 11/05/2020

Tchat SOS Viol

Publié le 11 mai 2020 dans Actualités générales

Madame, Monsieur,

 

SOS Viol souhaite vous informer de la mise en place d’un Tchat accessible deux jours par semaine à toute personne concernée par la violence sexuelle Tchat SOS Viol

Cette offre de service complète le numéro vert violence sexuelle 0800 98 100 toujours accessible. Les consultations psychologiques, sociales et juridiques se poursuivent également via Skype ou téléphone.

Pourriez-vous communiquer cette information à toute personne susceptible d’adhérer à une demande d’aide par Tchat et diffuser l’annonce ci-jointe dans vos différents réseaux ?

Merci d’avance pour votre suivi.

Bien à vous,

L’Equipe de SOS Viol

 

 

Numéro d’appel gratuit 1718 – Covid 19, Wallonie Urgence sociale

Publié le 30 avril 2020 dans Actualités générales

Dans ce contexte de crise sanitaire et de pandémie, la Région wallonne a mis en place un numéro d’appel gratuit le 1718 pour toutes les questions liées à une urgence sociale.
Ces demandes peuvent concerner : les aides sociales ou alimentaires, les inquiétudes, les questions sur une situation personnelle, sur les services d’écoute, mais aussi les situations professionnelles, les problèmes de logement, les crédits,…  Ce numéro est accessible du lundi au vendredi (pas les jours fériés) de 8h30 à 17h.
Afin de diffuser un maximum cette information, nous vous invitons à partager le tract que vous trouverez en pièce jointe que vous pouvez photocopier et répercuter autour de vous. Si vous êtes dans l’impossibilité de les imprimer et que vous souhaitez en recevoir, vous pouvez prendre contact avec Semia Bahloul à l’adresse mail s.bahloul@rwlp.be afin de recevoir des exemplaires papiers. Merci de préciser le nombre de tracts nécessaires (maximum 50 par envoi) ainsi que l’adresse où il faut les envoyer.
Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous envoyons toute notre solidarité pour cette période.

Le familistère de Guise

Publié le 30 avril 2020 dans Actualités générales

Voilà une visite qui vaut le détour.  Quand Jean -Baptiste Godin, chef d’industrie du 19e siècle, conçoit pour ses ouvriers un palais sur le mode de Versailles, il pense au moindre détail et met son génie inventif au service de son idéal socialiste.  Une réussite unique dans l’histoire!

Nous vous invitons à lire cet article d’une histoire qui pourrait être inspirante dans ces temps de crise… où la vie ne sera plus comme avant.  M. Godin était un visionnaire et un grand monsieur

PS mai 20 familistère