Archives annuelles: 2016

Et si demain, on donnait 600 € à tout le monde! Etude de Godelieve Ugeux

Publié le 27 décembre 2016 dans Etudes

Disposer d’un revenu suffisant pour pouvoir vivre dignement est une préoccupation largement exprimée par les femmes de l’ACRF – Femmes en milieu rural. Celles-ci constatent qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi, de vivre avec une pension très souvent limitée, de joindre les deux bouts. Elles revendiquent la suppression du taux cohabitant et l’individualisation des droits, tout en participant aux débats complexes relatifs à leurs impacts sur les situations des femmes.

Elles se réfèrent également à une valeur forte, ou cœur de l’objet social de l’association : la solidarité. Il n’y a jamais eu autant de richesse et pourtant les inégalités et les situations de pauvretés s’accentuent. Les femmes se demandent pourquoi et où vont ces richesses ? Sous le titre « La solidarité en a-t-elle pour son argent », elles ont tenté d’explorer cette problématique complexe lors de deux journées d’étude en septembre 2015 et leur thème d’année 2015-2016. Une analyse de l’ACRF – Femmes en milieu rural « Des inégalités en pagaille » en présente des aspects centraux, mettant en évidence le contexte social, point de départ de cette étude.

Pour télécharger l’étude, cliquez sur alloc_universelle_decembre-2016

 

 

 

 

 

 

 

L’agriculture sociale : quand l’Humain reprend sa place – analyse de Stéphanie Ogier

Publié le 23 décembre 2016 dans Analyses

Le 23 juin dernier, le Réseau wallon de Développement Rural, le GAL et le Parc Naturel des Plaines de l’Escaut, organisaient une journée placée sous le thème  de l’agriculture et de la foresterie sociales à Brasménil (Péruwelz). Des expériences wallonnes et européennes ont été partagées visant à démontrer les bénéfices, à identifier les enjeux, les freins et les conditions de réussite et de pérennisation de ces initiatives d’agriculture sociale.
L’ACRF – Femmes en milieu rural est membre du Collège des Producteurs et ce type d’initiative a retenu notre attention comme pouvant être à privilégier et à promouvoir dans une optique de rapprochement entre consommateurs et producteurs, dans l’idée de mieux faire connaître le métier d’agriculteur. Cette union de l’agriculture et des activités sociales peut également apporter aux agriculteurs de nouvelles sources de revenus et améliorer l’image de leur secteur auprès du public…
Pour télécharger l’analyse, cliquez sur acrfana_2016_32_agriculture-sociale_so

Nos représentations du vieillissement : quels impacts ? analyse d’A. Vanhese et C. Kroonen

Publié le 23 décembre 2016 dans Analyses

La qualité de vie des aîné-e-s dans notre société a toujours mobilisé l’ACRF – Femmes en milieu rural. Les membres de la Commission Aînées ont voulu analyser les représentations du vieillissement à et leurs impacts.
Reconnaissons que, dans les pays industrialisés où le jeunisme fait loi, se sentir vieillir n’est pas agréable. Au point que des personnes d’âge mûr refusent d’être fêtées après la cinquantaine, n’ayant aucune envie de recevoir des vœux d’ironie douteuse sur les cartes d’anniversaire. Alors, le sentiment de l’âge, l’impression de vieillir est-ce seulement une affaire de ressenti personnel ou un problème lié au regard des autres ?
Une représentation négative…
 » A l’heure d’une transition démographique qui passe d’un équilibre ancien avec une vision traditionnelle à un nouvel équilibre, de nouvelles représentations des aînés se précisent qui laissent davantage la place à leur dynamisme et à l’intergénérationnel. Toutefois, dans ce contexte en tension entre une vision problématique voire catastrophiste du vieillissement et une vision positive voire idyllique – au risque de devenir tyrannique – du bien vieillir, des études montrent à l’envi que le vieillissement est perçu de manière négative non seulement par la majorité de la population européenne mais aussi, et plus particulièrement, par le personnel de soin.  » Les résultats des recherches du professeur à Stéphane Adam, chargé de cours et responsable de l’Unité psychologique de la sénescence à l’Université de Liège, sont éclairants.
Pour téléchargez l’analyse, cliquez sur acrfana_2016_31_vieillissement_-av-%c2%a7-ck

Le climat et moi, émoi! à Bruxelles

Publié le 23 décembre 2016 dans Campagnes

C’est devant un public conquis que la campagne « le Climat et moi, émoi » a été présentée.  L’ours polaire qui accompagnait cette action à Bruxelles a remis aux passants un certificat d’exemption de cadeau, en ce moment de fêtes d’année, proposant des alternatives à la consommation de masse.

Pour en savoir plus sur cette action, cliquez sur cp2016-bxl-sapin-cec

 

Le climat et moi, émoi ! Interpellations et recommandations politiques

Publié le 23 décembre 2016 dans Campagnes

Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
L’ACRF-Femmes en milieu rural, mouvement d’éducation permanente, est en fin de campagne 2016. Cette dernière a permis de sonder un échantillon de la population belge francophone sur la question du réchauffement climatique et les solutions à apporter au niveau individuel, collectif ou politique.
Notre courrier a pour objectif de vous faire un retour des préoccupations des personnes sondées.  Pour la plupart, le réchauffement climatique constitue un énorme  et inévitable défi à relever par notre société et cela, sans plus attendre.
Nos concitoyens sont conscients qu’il existe 1001 actes à poser au quotidien par eux-mêmes, par des initiatives collectives et bien sûr, par les mandataires politiques aussi.
L’industrie, la gestion des déchets, l’agriculture, les transports, l’énergie, les forêts, le bâtiment, tous ces secteurs d’activités les plus émetteurs de gaz à effet de serre sont aux mains des politiques qui autorisent, interdisent, délimitent, incitent les pratiques dans ces domaines.
Tous ensemble, nous devons relever le défi posé par l’élévation des températures. Heureusement, la transition vers une économie bas carbone nous offre quantités d’opportunités en termes d’emplois, de mises en commun, de solidarité et de justice.
Au cours de cette année, nous avons donc interpellé le citoyen francophone pour savoir ce qu’il attend du politique dans six grand domaines : alimentation, culture, logement, économie, mobilité, vivre ensemble. En substance, voici les mesures nécessaires que les citoyens interrogés envisagent majoritairement :
• Favoriser la Mobilité durable: de nombreux citoyens sont prêts à laisser leur voiture de côté pour opter pour des moyens de transports durables, mais encore faut-il leur donner les moyens matériels de le faire : des transports en commun efficaces, des pistes cyclables, des trottoirs pour marcher en sécurité.  Relocaliser les commerces et les divers services afin de réduire le nombre de déplacements nécessaires des personnes est régulièrement cité comme une option incontournable.
•Dé-carboniser les énergies : la société du pétrole touche à sa fin. Les énergies renouvelables sont sous-utilisées. Le citoyen est prêt à emboiter le pas des technologies modernes, mais elles continuent d’être sous-subsidiées. La performance énergétique des bâtiments publics est également pointée du doigt.
•Promouvoir le développement durable dans toutes ses dimensions. Dès le plus jeune âge et bien sûr à l’école, il faut apprendre aux enfants le respect de leur environnement et des ressources naturelles tout autant que d’autres matières. Il s’avère également nécessaire auprès des jeunes de développer l’esprit critique et l’analyse critique des médias. Parmi nos répondants, nombreux sont ceux qui réclament  l’accès à ces enseignements via l’éducation permanente, notamment. Des politiques culturelles devraient être menées pour permettre à chacun d’appréhender les enjeux de société et disposer d’analyses de fond indépendantes de l’actualité.
•Favoriser l’agriculture paysanne durable. Elle doit être, pour nos répondants, raisonnée, locale et de petite taille, seul modèle capable de  nourrir tout le monde, y compris les producteurs, avec des produits sains et traditionnels qui respectent le sol, les rivières et les semences, entre autres.  Autre piste proposée : soutenir les initiatives qui permettent aux citoyens de se réapproprier leur alimentation et de comprendre les cycles de vie : potager, compost, reproduction  et échange de graines, …
•Reconstruire et consolider le vivre ensemble. L’individualisme est montré du doigt par de nombreux participants qui sont heureux de voir fleurir des projets collectifs dans tous les coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles : repair-café, SEL, groupements d’achats, donneries, jardins partagés, monnaies locales. Ce sont des lieux où les questions sociales, économiques et écologiques se rencontrent pour répondre aux vrais problèmes des gens. Ces initiatives doivent être soutenues et encouragées par les pouvoirs  publics.
Par ailleurs,  de nombreux Wallons et Bruxellois s’interrogent  sur la bonne gouvernance et la démocratie. Ils réclament très clairement :
• plus de transparence notamment dans les négociations européennes (TTIP, CETA, les traités en général) ;
• plus d’attention et d’intérêt  pour le bien commun et les générations futures ;
• une indépendance pleine et entière des politiques vis-à-vis des lobbies ;
• une plus grande intégrité et probité dans le chef des personnes qui gèrent les deniers de l’état, votent des lois et entretiennent les infrastructures publiques, notamment ;
• une proactivité dans les négociations internationales autour des questions planétaires comme le respect des engagements signés dans les grandes conférences,  telle que la COP21. La COP 22 vient de se clôturer sur le constat qu’il faut retrousser ses manches de manière vigoureuse si on veut atteindre les objectifs de Paris. Nous espérons que la Belgique sera parmi les chefs de file sur la scène internationale. Sur le plan national, il s’agit maintenant pour les Régions et l’Etat fédéral de définir un plan national intégré climat-énergie à l’horizon 2030 et de construire une vision commune à long terme et intégrant explicitement la transition. Ce plan national devra être remis à l’Union européenne d’ici début 2018. Faut-il craindre pour ce dossier quand on sait combien le dialogue peut être parfois difficile entre les ministres belges compétents ? Espérons que la complexité de nos institutions ne serve pas d’alibi à l’immobilisme.
• un soutien public fort à la société civile qui réfléchit, invente et réalise des projets  novateurs et qui, en plus d’apporter des solutions aux problèmes concrets, modifie la paradigme capitaliste.
Nous vous saurions gré de répondre à notre courrier afin d’exposer les initiatives tangibles que vous entreprendrez pendant cette législature pour aller dans ce sens. De nombreux citoyennes et citoyens dont nous relayons les espoirs attendent vos réponses et réactions.
Muriel Lescure, Chargée des campagnes de sensibilisation,
Daisy Herman, Secrétaire Générale de l’ACRF-Femmes en milieu rural.

S’informer aujourd’hui : difficile, mais pas impossible – analyse de J. Liesenborghs et B. Laurent

Publié le 23 décembre 2016 dans Analyses

On le sait à présent, Donald Trump et les promoteurs de sa campagne pour la conquête de la présidence des États-Unis comme les partisans du Brexit militant pour de la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne, pour ne citer que ces faits récents, ont inventé des statistiques, usé et abusé de contre-vérités, de raisonnements fallacieux, d’affirmations trompeuses allant jusqu’au mensonge pur et simple.
Les mensonges ont beau avoir été démentis, démonstrations chiffrées à l’appui, par des spécialistes ou de grands quotidiens sérieux, cela n’a eu aucune influence sur la majorité des citoyens qui ont voté pour eux.
Trop de médias ?
Les commentaires et analyses abondent sur l’impact des mensonges avérés ou des contre-vérités qui ont influencé l’opinion publique. Impact d’autant plus grand et pervers que les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter sont entrés dans la danse. Ces nouveaux médias permettent de diffuser et d’amplifier les informations, vérifiées ou non, dans des proportions gigantesques. Autant que les faits avérés, les rumeurs, les mensonges ou les émotions peuvent s’imposer désormais dans l’opinion publique en étant répétés indéfiniment. La force et la répétition du message finissent par leur donner une apparence de véracité. C’est le principe du slogan en marketing, transposé dans la politique. Des observateurs des médias parlent même d’une ère de  » post-vérité « .
Pour téléchargez l’analyse, cliquez sur acrfana_2016_30_info-difficile_pas-impossible_jlbl