Archives mensuelles: décembre 2010

Pour le relèvement des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et la suppression de la discrimination vis-à-vis des cohabitant(e)s.

Publié le 10 décembre 2010 dans Interpellations

 

Nous,
travailleurs et travailleuses, avec ou sans emploi, allocataires, pensionné(e)s, citoyen(ne)s, associations et organisations,

demandons au Gouvernement belge et aux Parlementaires fédéraux de
soutenir le relèvement des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et la suppression de la discrimination vis-à-vis des cohabitant(e)s.

Les allocations octroyées par les CPAS (Revenu d’Intégration Sociale) sont (en mars 2009) de 711 euros par mois pour un isolé et de 474 euros par mois pour un cohabitant.

Ces allocations sont insuffisantes pour permettre de vivre et garantir effectivement le droit des personnes à la dignité humaine. Elles doivent être au moins relevées au niveau du seuil de pauvreté (860 euros par mois pour un isolé, selon l’enquête SILC 2006). Il ne suffit pas de mesurer la pauvreté, il faut la combattre!

De plus, le système actuel, qui leur octroie une allocation réduite, est discriminatoire vis-à-vis des cohabitants, et en particulier pour les femmes, qui sont les premières touchées par cette mesure. Nous refusons qu’on continue à pénaliser, pour l’accès aux allocations sociales, le choix des personnes de vivre en couple. Nous refusons que l’on contraigne ces personnes à choisir entre renoncer à une vie de famille ou vivre celle-ci en fraude, avec les risques que cela comporte. Les allocations de chaque cohabitant doivent êtres égales à celles des isolés.

Les autres allocations sociales et minimums sociaux (pensions minimales, chômage, allocations aux personnes handicapées, aux malades et invalides, et garantie de revenus aux personnes âgées… ) doivent également être portées au-dessus du seuil de pauvreté et au même niveau pour les cohabitant(e)s que pour les isolés. En 1980, l’allocation de chômage moyenne représentait 41% du revenu moyen, aujourd’hui celle-ci n’est plus que de 27% de celui-ci. Ce glissement des allocataires vers la pauvreté est inacceptable.

D’après l’évaluation réalisée par la Cour des comptes, le coût du relèvement des allocations au- dessus du seuil de pauvreté serait d’à peine plus d’un milliard d’euros.
Nous estimons que ce serait un effort très raisonnable et à notre portée : la fraude fiscale coûte à elle seule chaque année 20 milliards d’euros (et celle-ci provient à 57% des 10% des ménages les plus riches). Il faut diminuer les avantages donnés aux ultrariches pour garantir le bien être de tous et permettre à chacun de vivre dignement.
Afin de permettre à tous les travailleurs de bénéficier d’une plus juste part de la richesse nationale, le salaire minimum garanti (1.399 euros bruts en mars 2009) doit parallèlement être relevé. Il faut également augmenter le financement fédéral des CPAS, pour éviter de faire porter aux communes pauvres l’essentiel du coût de la lutte contre la pauvreté.

Nous appelons l’ensemble des démocrates et des progressistes à construire un large front pour soutenir l’adoption d’une loi ou de toute autre disposition relevant les allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et supprimant la discrimination vis-à-vis des cohabitant(e)s .

 

Taux cohabitant: non à la sécurité sociale sans filet

Publié le 10 décembre 2010 dans Campagnes

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En Belgique, un ménage sur trois est isolé, c’est-à-dire composé d’une personne seule avec ou sans charge de famille. Que cache cette statistique ? En Région wallonne, il y a une offre d’emploi pour 30 demandeurs d’emploi… On se bouscule donc au portillon du chômage voire de l’aide sociale, censés être les derniers remparts contre la misère.
Malheureusement, les conditions d’octroi des allocations sociales se sont durcies. L’Etat fait des économies ! Il se réfère désormais au statut familial (cohabitant ou isolé) pour évaluer les droits des individus. On aurait besoin de moins d’argent quand on vit à plusieurs…
Chaque jour qui passe, des cohabitants constatent le contraire! Les nombreuses charges qui pèsent sur les épaules des ménages quels qu’ils soient les contraignent, très souvent, à vivre sur la corde, pour joindre les deux bouts ! Tels des funambules, les cohabitants de la sécurité sociale tentent de maintenir un équilibre précaire !
Dans un carnet de témoignages inédits publié par l’ACRF, il apparaît qu’en vertu de ses mesures d’austérité, notre Etat social moderne ne recule devant rien : les vies privées des allocataires sociaux sont épluchées ; les couples sont discriminés ; la femme est en proie à l’injustice. Pire, le Belge apprend à vivre dans la « clandestinité ». Parfois, les familles éclatent parce que c’est trop dur. Jusqu’où irons-nous ?

Analyse:  » Irrespirable, l’air de nos maisons ? » par Anne Vanhese

Publié le 1 décembre 2010 dans Analyses

Vous vous croyez à l’abri de la pollution une fois la porte de votre logement fermée… erreur ! Les polluants continuent à vous guetter à l’intérieur. Mieux vaut en être conscients pour pouvoir réagir. En effet, nous passons en moyenne 14 heures par jour à la maison, ce n’est pas rien !

téléchargez: acrfana_2010_01_air maison_av

Analyse:  » Pour réparer la planète, faisons place à l’économie positive » par Muriel Lescure

Publié le 1 décembre 2010 dans Analyses

Nombreux sont ceux qui préfèrent oublier leur angoisse du lendemain dans le déni des bouleversements environnementaux. Un nouveau courant de pensée apporte à ceux-là un peu de baume au cœur: l’économie positive. Son postulat est simple: pour réparer les dégâts perpétrés par l’homme sur la planète, en gros depuis la révolution industrielle, il faut positiver. La première partie de l’ouvrage de Maximilien Rouer et Anne Gouyon, « Réparer la planète. La révolution de l’économie positive » paru chez Lattès en 2008 a servi de support à cette analyse.

téléchargez: acrfana_2010_02_economie_positive_ml

Analyse:  » Electronique : un marché juteux, un secteur concentré et une main d’oeuvre pressée » par Muriel Lescure

Publié le 1 décembre 2010 dans Analyses

Les consoles de jeux, Smartphones ou lecteurs multimédias sont autant d’appareils qui se sont imposés dans notre quotidien ces dernières années. Aux yeux de nombreux consommateurs, ils offrent des facilités dont ils ne pourraient plus se priver. Derrière ce marché se cache – encore une fois !- une industrie peu reluisante sur le plan des conditions de travail et le respect des droits des travailleurs, à grande majorité de sexe féminin.

téléchargez: acrfana_2010_03_consoles_jeux_ml

Analyse:  » Les exclus du chômage : des nouveaux pauvres ? » par Anne Vanhese

Publié le 1 décembre 2010 dans Analyses

Marc a 36 ans. Il est dessinateur industriel. Ce lundi, il a poussé pour la première fois la porte du CPAS de sa commune. Ses allocations de chômage ont été suspendues. Comme lui, ils sont des milliers à demander l’aide des CPAS pour boucler les fins de mois. Quatre chômeurs sur dix, exclus ou suspendus du chômage, arrivent dans les CPAS wallons, déclare Philippe Defeyt, président du CPAS de Namur

téléchargez: acrfana_2010_04_exclusion_chomage